Bolivie: j’ai moins aimé / What I did not like in Bolivia

Malgré mon coup de coeur pour le pays, il y a certaines choses qui m’ont déplues en Bolivie:
– La pollution partout dans le pays: dans certains endroits, on a parfois l’impression que la Bolivie est une poubelle à ciel ouvert…. Tout comme en Birmanie, je les ais vus collecter les déchets dans les poubelles en haut des montagnes, puis le soir, ils déversent la poubelle dans la vallée
– Et également les gaz d’échappement (aucun filtre sur les voitures ou bus) qui deviennent vite insupportables en altitude (la palme d’or revenant à Potosi, où j’avais du mal à respirer).
– Le froid le soir à Tupiza et dans le salar d’Uyuni, et sur la isla del sol
– Le trajet en bus entre Samaipata et Cochabamba (via l’ancienne route) durant lequel le chauffeur coupait au plus court et roulait sur le talus, sur une route très étroite et en travaux, dans le brouillard, puis de nuit. D’un côté, les montagnes, de l’autre, le ravin à pic et profond de plusieurs centaines de mètres. Je vous laisse deviner de quel côté du bus j’étais assise. Ce trajet remporte donc la palme d’or du pire/ plus dangereux trajet de mon voyage (il détrône donc le trajet Vientiane/Luang Prabang de nuit, au Laos). Mais j’ai survécu 😉
– Les effets néfastes du mal aigu des montagnes: le Sorcohi: maux de tête, malgré les feuilles de coca mâchées. Je me suis aussi sentie assez faible et très essoufflée sur l’isla del sol (4000m d’altitude) au lac Titicaca. Mais je m’attendais malgré tout à des effets bien pire (tomber dans les pommes -ma spécialité- constamment) donc je m’en sors bien.
– Le conflit (histoire d’hôtel construit trop proche de ruines) entre 2 communautés qui m’a empêché de visiter la partie Nord de l’Isla del Sol
– Le côté assez réservé des Boliviens (moins d’échanges “profonds” avec les locaux qu’en Argentine par exemple)

Mes photos de Bolivie

Although I really really liked Bolivia, there are things that bothered me / I did not like:
– The country is very polluted: in some places, Bolivia looks like an open air trash. I saw (like in Myanmar) bins on tops of mountains, that people would empty at night throwing everything in the valley…
– And all the cars and buses pollute so much too (they do not have any filter), so with the altitude, it can be really tough to breathe. For me, the worst was in Potosi, 13,320 ft high.
– The cold at night in Tupiza, Salar de Uyuni and on the Isla del Sol
– The bus ride from Samaipata to Cochabamba via the old road: the driver would go straight to go faster (not following the road). Soon enough, the road turned into a dirt path, with construction workers not wearing any flash jackets to make sure we would see them. Note, the sun quickly went down, it got foggy, but I could still see that we were driving on the edge of a very deep cliff… So, this was officially the worst bus ride of my life (even worse than the night bus ride from Vientiane to Luang Prabang, Laos). But I survived 😉
– The bad effects of the Sorochi, ie altitude sickness: headaches despite chewing coca leaves. On the Isla del Sol (13,120ft), I also felt out of breath very quickly, like I just ran a half marathon (but no, I had just climbed 159 stairs…). But I was actually expecting (like fainting all the time), so I won’t complain
– The reserved/shy behavior of Bolivian people that prevented me from discussing with them about their country to understand better their culture and lifestyle


My pictures of Bolivia

Bolivie: j’ai aimé / What I liked in Bolivia


La Bolivie a été un vrai coup de coeur. Voici ce qui m’a plu:

Santa Cruz:
– Observer les gens jouer aux échecs, les enfants courir après les pigeons sur la place du 24 septembre
– Me balader dans le marché

Sucre:
– Me balader dans les rues de “la ville Blanche”
– Boire des jus de fruits frais et goûter aux spécialités locales au marché

Tupiza:
– Découvrir les paysages alentours, aux allures de décor de Western, à cheval
– Apprécier la gentillesse de Franklin et sa famille, qui gèrent l’hostal Butch Cassidy, et profiter du jus d’orange frais et des pancakes maison au petit-déjeuner

Sud Lipez et Salar de Uyuni**:
– Regarder les paysages défiler et changer constamment: passer de montagnes déchiquetées colorées, aux plaines à la végétation jaune broutée par les lamas, en passant par les collines enneigées aux couleurs d’argent aux dunes de sable
– Marcher sur cet immense désert de sel, unique et qui ressemble à une mer de neige

Potosi:
– Me balader dans les rues colorées et boire des submarinos (lait chaud avec des carreaux de chocolat qui fondent dans le verre 😉 pour se réchauffer

Samaipata:
– Apprécier la quiétude et le charme du village et les paysages alentours

Cochabamba:
– Visiter le Palacio Portales, maison/château d’un homme qui a fait fortune dans l’industrie minière
– Me poser et bouquiner au soleil sur la place du 14 Septembre

La Paz:
– Observer ces maisons accrochées aux flancs de colline/falaise entre 3,200 et 4,000m d’altitude depuis le téléphérique
– Arriver dans la ville de nuit et voir ces milliers de lumières!
– Déambuler dans les allées des différents marchés, observer les bizarreries du marché des sorcières

Santiago de Huata**:
– Assister aux festivités du solstice d’hiver/ nouvel an Aymara dans un tour qui apporte son soutien aux communautés locales
– Échanger avec Tito, Sonia, Guadalupe et les autres Boliviens sur leur pays, la politique, l’économie…

Copacabana:
– Découvrir une ambiance balnéaire à 3,800m d’altitude

Isla del Sol:**
– Admirer des paysages tous plus incroyables que les autres, parfois aux allures d’îles Méditerranéennes, le tout à 4,000m d’altitude 

Et aussi:
– Partager 11 jours avec Laura
– Admirer l’élégance des femmes, avec leurs 2 tresses rassemblées dans le dos, leur chapeau, leur jupe au genou et leur “tablier” coloré
– La nourriture: contrairement à ce qu’on m’avait dit, j’ai trouvé la nourriture bolivienne très bonne et j’ai été contente de goûter aux spécialités locales, comme le chuño, une de leur nombreuses variétés de pommes de terre: celle-ci est séchée et gelée alternativement durant plusieurs jours, et peut ensuite se conserver 10 ans!

Mes photos de Bolivie

**: j’ai adoré 

I fell in love with Bolivia. Below you will find out why and what I liked in the country:

Santa Cruz:
– Watching older people play chess, children chase doves and sunbathing on the Plaza del 24 Septiembre
– Wandering in the market

Sucre:
– Walking in the streets of the “White City”
– Drinking fresh fruit juices and tasting local specialties at the market

Tupiza:
– Horseback riding around Tupiza, among the cactus and red cliff landscapes
– Enjoying the kindness of Franklin and his family who runs the Butch Cassidy Hostal, with fresh orange juice and home made pancakes for breakfast

Sud Lipez and Salar de Uyuni:**
– Admiring the quickly changing landscapes: from mountains to yellow plains full of lamas to silver snowy mountains to the sand dunes
– Walking on this giant and unique salt desert that looks like a snow sea

Potosi:
– Wandering in the colorful streets and drinking submarinos (hot milk with a chocolate bar that melts in it) to warm up

Samaipata:
– Enjoying the quietness and the charm of the village and surrounding landscapes

Cochabamba:
– Visiting the luxurious Palacio Portales, whose owner hit the jackpot thanks to the mining industry
– Taking the sun and the time to read on the Plaza del 14 Septiembre

La Paz:
– Observing these houses hanging to the cliffs, between 10,500 ft to 13,120 ft from the cable car
– Arriving in the city by night and looking at these thousands lights
– Wandering among the stalls of the markets, observing the weird things sold at the witch’s markets

Santiago de Huata:**
– Experiencing the Aymara New Year/Winter Solstice celebrations with a company that supports local communities
– Chatting with Tito, Sonia, Guadalupe and other Bolivian people about their country, its political and economic situation

Copacabana:
– Discovering a seaside atmosphere at 12,470ft high

Isla del Sol:**
– Admiring incredible landscapes, somehow similar to some Mediterranean landscapes

And also:
– Sharing these moments with Laura
– Admiring how elegant the women are, with their 2 braids hanging in their back, their hat, their knee-length skirt and colorful apron
– unlike what I was told, I found the Bolivian food very good. I enjoyed tasting local specialties, such as el chuño: one of their many potato variety. This one is alternatively dried and frozen for a few days, and you can then keep it for 10 years!

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**: I loved it!

Étonnante Bolivie / Surprising Bolivia


Voici ce qui m’a étonnée en Bolivie:
– Les charges que les cholitas -femmes portant l’habit traditionnel- portent sur le dos et la façon dont elles parviennent à garder leur chapeau droit sur la tête malgré tout
– Le culte de la Pachamama (la Terre qui est sacrée) et les croyances et rituels qui y sont liés, qui contraste fortement avec la pollution…
– La végétation assez luxuriante et si diversifiée à 4,000m d’altitude, sur la isla del sol, lac Titicaca
– Le fait que chaque corps de métier soit regroupé dans la même rue (rue des coiffeurs, rue des avocats, rue des vendeurs d’alcool…)
– Le nombre de murs peints avec des convictions politiques: ‘Evo Si, Evo No’: la population est très divisée quant à son président
– Le nombre impressionnant de micros (minivans) à la Paz, qui contribue grandement au trafic infernal. En même temps, la ville étant en forme de cuvette (de 3,200 à 4,000m), il serait impossible aux bus classiques de circuler dans les rues sinueuses et très pentues.
– La chanson “Voyage Voyage” de Desireless entendue plusieurs fois, à Tupiza et Copacabana. Soit c’est pour faire plaisir aux Français si nombreux qui visitent le pays (record de Français rencontrés depuis le début de mon voyage), ou bien Desireless a fait un carton en Bolivie.

Mes photos de Bolivie 

Here is what surprised me in Bolivia:
– The heavy loads that the cholitas (women wearing the traditional outfit) carry on their back, and how they can still keep their hat straight on their head
– The Pachamama cult (Mother Earth) and all the rituals and beliefs around it, and yet, seeing how polluted the country is…
– The very rich and diverse vegetation at 13,120ft on the Isla del Sol at Titicaca lake
– The streets dedicated to one-and-only activity: I saw in the same street 50 hairdressers or lawyers or alcohol vendors next to each other
– All the painted walls with political thoughts: ‘Evo Si, Evo No’: the population is clearly divided about their President
– The impressive number of micros (minivans) at La Paz, that greatly increases the trafic jam in the city. But, the city being built between 10,500 ft and 13,100 ft, regular buses could not drive in the very hilly and tiny streets
– A famous 80’s French song “Voyage Voyage” that I heard several times in remote places: I wonder whether it was please the -SO- many French travelers in the country or whether the French band Desireless got very famous in Bolivia.
My pictures of Bolivia

Bolivie: mon itinéraire / My itineray in Bolivia


J’ai passé 25 jours en Bolivie et voici mon itinéraire:
– Bus de Jacuya (frontière avec l’Argentine) à Santa Cruz: 1 nuit
– Santa Cruz, soleil, farniente, retrouvailles avec Laura: 3 nuits
– Sucre, culture, ville blanche, marché: 1 nuit
– Bus de Sucre à Tupiza: 1 nuit
– Tupiza, bloqueo, marché: 1 nuit
– Coqueza, Sud Lipez et désert de sel salar de Uyuni: 1 nuit
– Tupiza, paysages de Western, marché, bloqueo: 2 nuits
– Potosi, ville minière, Palais de la Monnaie, balade dans les rues: 2 nuits
– Sucre, marché coloré, parc: 1 nuit
– Santa Cruz, fiesta: 1 nuit
– Samaipata, village, nature: 1 nuit
– Cochabamba, visite du Palais Portales, quartier Recoleta, lecture au soleil: 2 nuits
– La Paz, pentes, essoufflement, marché: 1 nuit
– Santiago de Huata, lac Titicaca, célébrations du Nouvel An Aymara/Solstice d’hiver: 1 nuit
– La Paz: visite guidée, marché aux sorcières et marché noir, téléphérique: 3 nuits
– Copacabana, ambiance balnéaire: 1 nuit
– Isla del Sol: paysages grandioses, lever et coucher de soleil, balades: 1 nuit
– Copacabana, bloqueo, balade au cerro et sur la plage: 1 nuit

Mes photos de Bolivie

I spent 25 days in Bolivia and below you will find my itinerary:
– Bus from Jacuya (border with Argentina) to Santa Cruz: 1 night
– Santa Cruz, sun, farniente, meeting with Laura: 3 nights
– Sucre, culture, White city, market: 1 night
– Bus from Sucre to Tupiza: 1 night
– Tupiza, bloqueo, market: 1 night
– Coqueza, Sud Lipez and salar de Uyuni: 1 night
– Tupiza, Western landscapes with cactues and red cliffs, market, bloqueo: 2 nights
– Potosi, mining city, Palacio de la Moneda visit, walk in the streets: 2 nights
– Sucre, colorful market, farniente in the park: 1 night
– Santa Cruz, fiesta: 1 night
– Samaipata, village, nature: 1 night
– Cochabamba, Palacio Portales visit, Recoleta district, reading, walk in the streets: 2 nights
– La Paz, hills, market: 1 night
– Santiago de Huata, Titicaca lake, Aymar New Year celebrations: 1 night
– La Paz: guided tour, witch market and black market, cable car: 3 nights
– Copacabana, seaside atmosphere: 1 night
– Isla del Sol: amazing landscapes, sunset and sunrise: 1 night
– Copacabana, bloqueo, walk to the hill and on the beach: 1 night

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Bolivie: bonne année Aymara / Bolivia: feliz Aymara año!

Hier, 21 juin, on fêtait le Nouvel An Aymara en Bolivie (et le passage à l’année 5525), l’occasion donc d’assister aux cérémonies traditionnelles.
Le Nouvel An correspond au solstice d’hiver, et se célèbre précisément lorsque les 1ers rayons du soleil apparaissent.
Car pendant qu’en France, certains souffrent de la canicule, ici en Bolivie, on vient de passer en hiver et la nuit, il fait jusqu’à -4/-6 degrés. Et je peux vous affirmer que quand on dort dans un endroit non isolé et sans chauffage, les 5 couches de vêtements, le drap de soie, le duvet et les 5 couvertures de l’auberge ne sont pas de trop pour se réchauffer;-)

Bref, la nuit dernière a été une autre de ces nuits où j’ai eu très froid, mais ça valait vraiment le coup!
La cérémonie à laquelle j’ai assisté avait lieu sur les bords du lac Titicaca. Le fameux: celui qui nous a tous fait rire durant nos leçons de géographie au primaire. Mais au moins, j’avais retenu que c’est le lac le plus haut du monde à 3800m.
Récit donc ce 21 juin:
Réveil à 4h20, départ à 4h45, il fait froid mais c’est beaucoup plus supportable qu’au salar d’Uyuni et je suis mieux équipée aussi.
Après environ 1h de bus, on doit finir de gravir la montagne à pied. Et là, j’en bave pas mal: on monte quand même à 4325m! Je mâche donc de la coca et essaie de respirer tant bien que mal malgré mon rhume.
Arrivés la haut, il y a peut-être 250 personnes qui se réchauffent autour de feux, la plupart sont en habits traditionnels, enveloppés dans leurs ponchos colorés, et qui attendent le lever du soleil.
Certaines personnes jouent de la musique traditionnelle (avec des sortes de tambour et flûtes et pipeaux). Les gens mâchent de la coca et en parsèment aussi sur le sol, en offrande à la Pachamama.
Quand le soleil se lève, chacun lève les mains, paumes tournées vers le soleil (comme pour se réchauffer), la musique s’intensifie avec quelques chants, puis chacun se souhaite la bonne année. Le guide nous explique aussi qu’on doit “se débarrasser” quelque chose d’ancien pour faire la place au neuf (ex: se couper la barbe, ou bien laisser partir un ressentiment à l’encontre de quelqu’un…)
Les gens sont adorables, très avenants, nous posent des questions et veulent prendre des photos avec nous et se laissent facilement photographier (contrairement à d’habitude), ils nous offrent de la coca et discutent. Certains ne parlent pas espagnol, seulement Aymara -leur langage traditionnel-, mais leurs yeux et gestes traduisent leurs pensées.
Et ensuite, on admire le paysage sur le lac Titicaca avec les monts enneigés de la cordillera Real et les plaines alentours: c’est magique!
On est 23 dans notre groupe, dont seulement 6 nom Boliviens. Donc je suis bien contente d’avoir choisi cette excursion (très compliqué et pas très sécurisé d’y aller seul) qui n’est pas du tout touristique. Et en plus, cette agence (Titicat Tours) travaille avec en lien avec les communautés locales, donc cela me plait encore plus!

Mes photos de Bolivie

Yesterday, June 21 was the Aymara New Year in Bolivia (we entered the year 5525), and so I attended traditional celebrations. Aymara New Year coincides with the winter solstice.
Yes, I am in the Southern hemisphere, and winter just started. At night, temperatures can go down to 20F. And sleeping in hostels without insolation not heat, I can tell you that I have been pretty cold despite my 5 layers of clothes, sleeping bag and multiple blankets…

Anyway, the night before yesterday was one of these pretty cold nights, but it was totally worth it!
The celebration I saw took place at Titicaca lake (ask any French person: I am pretty sure they know that it is the highest lake on earth. Why? Because the name of the lake sounds like “pee and poo” in French so we would all laugh at school when learning about it. Disclaimer: we were 9 years old, or maybe more 12 actually…)
So, here are the details of my day of June 21:
Wake up at 4.20am, departure at 4.45am: it is cold but not as much as in the Salar de Uyuni, and I am also better equipped. After about 1h by bus, we need to climb by foot to reach the top of the mountain. And this is where it gets tough, as we are climbing very high: 14,190 ft. I chew coca and try to breathe (not very easy with a cold).
At the top of the mountain, there are about 250 people gathered around fires to warm up, wrapped in their colorful ponchos, waiting for the sunrise.
Some people are playing traditional music (with drums, flutes and pipes). People are chewing coca leaves and are spreading some on the ground, as an offer to the Pachamama.
When the sun rises, everyone places their hands towards the sun, music gets louder, some people sing, and everyone wishes feliz año nuevo to each other. Our guide explains us that the tradition is to leave something from the past (like cutting your beard or letting a resentment towards someone) behind to start a happy new year. We take part to the festivities with everyone else.
The people are really nice, interested in knowing more about us, asking to take pictures with us (and for once, they are not shy when we take pictures), they offer us coca leaves and chat with us. Some do not speak Spanish but only Aymara -their traditional language-, but their eyes and gestures translate their minds.
And then, we admire the Titicaca lake from the top, surrounded by the snowy peaks of the Cordillera Real: this is magical!
We are 23 people in our group, and only 6 of us are non Bolivians. So, I am really glad I chose this tour (very complicated and not very safe to go by yourself). Plus, the tour operator (Titicat Tours) works very closely with and supports local communities, so I like it even more!

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Bolivie: le plaisir des marchés / The markets in Bolivia

Marché de Santa Cruz

En arrivant en Bolivie, j’ai de nouveau retrouvé l’ambiance des marchés qui me plaisait tant en Asie. Cette ambiance m’avait un peu manquée en Argentine (je n’avais pas vraiment vu de marchés).
Mais à Santa Cruz, puis à Sucre, Tupiza, Potosi, Samaipata (et, j’imagine, dans les prochains endroits que je vais visiter) j’ai retrouvé le marché, le vrai:
Celui qui envahit les trottoirs et déborde sur la route,
Celui qui grouille de personnes, certaines pressées, d’autres -touristes comme moi- un peu paumées,
Celui où l’on peut trouver absolument de tout: des fruits, des brosses à dents, de selles pour chevaux, de la viande…
Celui où il faut faire attention où l’on met les pieds car c’est parfois vraiment cracra par terre
Celui où l’on retient parfois sa respiration en passant devant de la viande à la couleur douteuse,
Celui où l’on en prend plein les yeux, avec les couleurs si variées,
Celui où les femmes (la quasi totalité des stands que j’ai vus sont tenus par des femmes) sont vêtues de l’habit traditionnel,
Celui où l’on entend les marchands crier des prix/ vanter des produits sans comprendre ce qu’ils disent,
Celui où l’on voit aussi malheureusement beaucoup de mendiants, des enfants de 6-7 ans qui jonglent dans l’espoir d’obtenir quelques bolivianos (monnaie locale) aux personnes âgées,
Celui où l’on goûte des aliments inconnus: parfois c’est une belle surprise, parfois c’est un peu plus difficile à avaler,
Celui où l’on s’attable sur un bout de planche recouvert d’un papier plastifié jauni et où l’on mange le plat du jour (sans toujours savoir ce que c’est),
Celui où l’on peut boire de délicieux jus de fruits frais pour 8 bolivianos (1 euro),
Bref, celui qui donne le pouls du pays et permet de mieux découvrir la culture bolivienne: me encantó!!

Mes photos de Bolivie 
When I arrived in Bolivia, I was happy to discover all the markets in every city. This reminded me of Asia.
When visiting Santa Cruz, and then Sucre, Tupiza, Potosi and Samaipata (and I imagine I will see similar markets in the next cities I will visit), I experienced the market, the real one:
That invades the side walks and the roads,
The one full of people, some being in a hurry and others -tourists like me- wandering in the different aisles,
The one where I can buy anything you want: fruits, toothbrushes, meat and horse saddles,
The one where I may have to look down as the floor may be very dirty,
The one where I sometimes hold my breath looking at the meat stalls,
The one where my eyes are obsessed with all these colors,
The one where women (all the stalls I saw were held by women) are wearing their traditional outfit,
The one where I can hear the vendors shout at prices or products without understanding what they mean,
The one where, unfortunately, lots of people are begging, from 6/7yo children who juggle to earn a few bolivianos (local currency) to older people,
The one where I eat unknown food: sometimes I eat happily surprised, sometimes I try to keep smiling while swallowing,
The one where I sit on a wooden beach and eat the “menu del día” on an old plastified tablecloth,
The one where I drink delicious fresh squeezed juices for 8 bolivianos ($1.15).
To sum up, I have been to lots of markets where I could sense the Bolivian culture, and I have loved it!

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Bolivie: l’art du “bloqueo” / Road blocks in Bolivia

Pourquoi cette photo qui n’a rien à voir avec le titre? Lisez jusqu’à la fin et vous saurez…

Jeudi dernier, on a fait un trajet de nuit de 9h30 en bus (dont 2h d’arrêt au milieu de la pampa pour changer de bus à 1h30 du matin car l’original avait un souci de vitesse et pas assez de puissance pour passer les cols de 4 200 m) pour relier Sucre à Tupiza, au sud ouest de la Bolivie.
Arrivé à Tupiza, le bus s’arrête à 4km du centre. On nous explique qu’il y a un “bloqueo” mais on ne comprend pas bien de quoi il s’agit. On hésite à rester dans le bus en attendant que ça se débloque, mais finalement, on part à pied, et on a bien fait car le barrage dure maintenant depuis 9 jours…

Après discussion avec plusieurs personnes, on comprend que le “bloqueo”, c’est pour exiger une eau potable à Tupiza (40,000 habitants). L’eau provient en effet du Nord de la région de Potosi, région minière qui pollue l’eau (de nombreux cas de cancers de l’estomac).
Donc, depuis une semaine, la ville est paralysée et une bonne partie de la population se relaie pour maintenir le blocus et obtenir de la région que la ville soit rattachée au système d’eau du sud du pays.
Hier, lundi, quand nous avons voulu quitter Tupiza pour rejoindre Potosi, la ville étant toujours bloquée, les bus ne pouvaient toujours pas passer. Nous avons donc imité les locaux, marchant pour sortir de la ville, au delà du bloqueo. Nous avons ensuite attendu durant 1h30 qu’un micro (minivan de 6 personnes) puisse nous emmener à Potosi en un temps record (pas de limitation de vitesse apparemment).

Et la suite? Comment ça s’est terminé? Il devait y avoir des discussions hier lundi entre le gouvernement local et la population pour trouver un accord. Si ce n’était pas le cas, le bloqueo s’intensifierait, plus aucun véhicule ne pourrait circuler, les banques seraient fermées… En cherchant sur le net, je n’ai trouvé aucune info sur le conflit. Je vais donc essayer de suivre l’actualité locale pour connaitre le dénouement, en espérant que la population obtienne gain de cause.

Une chose que j’ai comprise, c’est que les bloqueos sont “monnaie courante” en Bolivie: c’est la façon qu’ont les Boliviens de se faire entendre du gouvernement (l’équivalent de nos grèves françaises en somme), parfois ça marche, mais assez souvent, malheureusement, ça échoue.

Et alors? Pourquoi cette photo de moi sur un cheval? Parce qu’en raison du “bloqueo”, je ne pouvais pas faire d’excursion en jeep -les routes étant bloquées- pour aller explorer les alentours de Tupiza qui, avec leurs cactus et falaises rouges, ressemblent à un décor de Western. La seule solution? Faire une sortie à cheval. J’ai donc bravé ma peur des animaux et j’ai passé un super moment! J’ai même fait du galop (et Laura peut en attester). Vous devez certainement penser que faire une sortie à cheval, c’est banal, mais pour moi qui ai peur des animaux (à chacun ses soucis), c’était un exploit ;-).

Mes photos de Bolivie 

Why did I choose this photo, which has nothing to do with the title? Read until the end to understand.

Last Thursday, we took the night bus from Sucre to Tupiza, South West of Bolivia for 9 hours and 30 minutes, including a 2-hour break in the middle of nowhere. We then had to change bus at 1.30am as the former one had a mechanical problem and was not powerful enough to climb to 13,800ft high.
When we arrived in Tupiza, the bus stopped 2.5 miles away from the bus station. We were told there was a “bloqueo”, ie road block but we did not understand why (it could have been due to an accident). We finally decided not to wait in the bus and walk to the village: that was a smart decision as it started 5 days before we arrived and 9 days later, it is still going on…

After discussing with several people, we understood that the “bloqueo” was a protest from the locals who are demanding clean water. Indeed, at the moment, Tupiza, 40,000 inhabitants, gets water from the North of the Potosi region, where there are lots of mines that pollute water. Several people died of stomach cancer, so the population demands clear water.
Therefore, it has been a week since the city has been blocked and most of the population takes part to the movement so that the region changes things.
Yesterday (Monday), when we wanted to leave the city to go to Potosi, buses could not go through. So, we imitated the locals, walking past the bloqueo, to go outside the city. We then waited for a micro (6-seat minivan) for 1h30 to reach Potosi in no time (the driver clearly ignored the speed limits, if there were any).

And what’s the current situation? How did the bloqueo end up? There were supposed to be discussions yesterday between the local government and the people from Tupiza. If no agreement were found, things would get worse (no more car, no more gaz, no more bank…). I checked online but couldn’t find any information, so I will try to find local newspapers, but I hope the people from Tupiza obtain what they are asking for.

Anyway, I understood that “bloqueos” are quite common in Bolivia. In France, we have the strikes, in Bolivia, they have the bloqueos. Sometimes, it is successful and people get what they want, but it also fails quite often…

And so, why did I post a photo of me on a horse? Because I was supposed to go explore the surroundings of Tupiza yesterday morning in a jeep. The surroundings are similar to a Western movie set (high red cliffs, cactuses…). But, the road being blocked, the car could not leave the city, so the only solution was horseback riding. Therefore, I overcame my fear of animals and went on a 2h30-horseback riding and I actually enjoyed it a lot. I even galloped!! (Laura can testify it is true). For most of you, this may sounds very common, but for a person (me) who is afraid of animals (everyone has their own issues, so no judgment please :-)), I really went out of my comfort zone.

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