Mon bilan après un an / After one year on the road: my conclusion

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The first step to getting what you want is having the courage to get rid of what you don’t

L’année que je viens de vivre a assurément été l’une des plus riches de mes -presque- 36 ans de vie. C’est donc maintenant l’heure de mon bilan:

>> Ce que j’ai le plus apprécié durant cette année:
– ma liberté: le fait de pouvoir faire ce que je voulais, quand je voulais et sans contrainte de temps
– le mélange de rythme: aller rendre visite à des amis, partager des moments avec les amis/la famille venus me rendre visite, et passer aussi des moments seule
– mes rencontres avec tant de personnes d’horizons (culture, milieu, idées…) si différents: mes meilleurs souvenirs sont assurément ceux partagés avec les gens
– la -quasi- absence de contraintes: j’ai eu le sentiment que mon année n’a été composée que de samedis et de dimanches, et c’était bien agréable 😉

>> Mes expériences les plus “extraordinaires”:
– Monter à cheval en Bolivie et faire du galop! (Inimaginable pour moi)
– Grimper à 5100m, (plus haut que le Mont Blanc!), au Pérou, à la Rainbow Mountain
– Marcher à 86 mètres sous le niveau de la mer, dans la Vallée de la Mort, aux États-Unis
– Assister au Nouvel An Aymara sur le lac Titicaca en Bolivie
Voler dans le cockpit d’un avion en Polynésie
Remonter le temps et vivre 2 fois la même journée en prenant l’avion le lundi matin à Auckland en Nouvelle Zélande et en atterrissant le dimanche après-midi à Papeete, Tahiti
– Mais surtout rencontrer tous ces gens (trop nombreux pour les énumérer) merveilleux et partager tous ces moments uniques avec ces personnes, ainsi que mes amis et ma famille vus en route.

>> Ce que j’ai appris sur moi:
– Être patiente et prendre le temps
– Me détacher du matériel qui n’a, au fond, que peu d’importance. Le fait de me dire que ma vie tient presque -si je mets de côté les quelques valises stockées chez mes parents- dans un sac de 60 litres participe aussi à mon sentiment de liberté
– Apprécier les bonheurs simples de la vie
– Relativiser/dédramatiser par rapport aux différentes situations. Quand quelque chose me fait peur, j’imagine le pire scénario, ce qui me permet de relativiser et trouver une solution. Et puis, j’ai compris qu’avec mon passeport et une carte bancaire, je m’en sortirai toujours
– Surmonter certaines de mes peurs. Je maîtrise beaucoup mieux ma phobie des chiens, même si tous ceux d’Amérique latine venaient systématiquement se coller à moi et me suivaient pendant des heures (en Bolivie, au Pérou)
– Rien n’est impossible à partir du moment où je crois vraiment en ce que je veux et où je me donne les moyens de le faire
– Si quelque chose ne me plait pas et que je ne me sens pas heureuse, il ne tient qu’à moi de changer le cours de ma vie.
– Je n’ai pas besoin des autres pour être heureuse

>> Ce que j’ai appris sur “le monde” / Les enseignements que je tire de ce voyage:
– Plus on est pauvre, plus on est généreux
– Plus on vit simplement, plus on est heureux
– Basé sur mon étude de ces 12 derniers mois à travers différents pays et continents, le monde est composé de 5 à 10% de cons, qui vivent partout (ce n’est pas lié à une culture, une nationalité ou une religion…). Mais je retiens surtout qu’il y a des gens extraordi-naires partout dans le monde: j’ai rencontré bon nombre d’entre eux qui m’ont aidée, accueillie, nourrie, et avec lesquels j’ai partagé un bon moment alors que je ne les connaissais pas.

>> En résumé:
J’ai récemment découvert Kwal, un chanteur angevin, et notamment, sa chanson “Le Monde, Mon École” qui résume parfaitement mon état d’esprit. D’ailleurs, durant notre road trip de 2 semaines aux États-Unis avec les Gourm’ Trotters, les enfants réclamaient chaque matin cette chanson. Quelques extraits des paroles:
“L’appel grandissant de la curiosité”
“Remplis toi du monde, ne le consomme pas”
“Mes plus beaux moments, c’est auprès des gens toujours”.
“Les habitants du monde me fascinent”
“J’ai le souvenir de ce rire comme un langage commun, à cet instant je me sens juste humain”
“Je m’sens d’une famille de 7 milliards d’enfants […], partout d’une seule et même espèce”
“Fallait partir loin pour réaliser qu’il y a dans l’ordinaire aussi plein de joies à explorer”
“Voyager pour qu’à la fin rien d’humain ne nous reste étranger”

>> Comment je vois l’avenir:
J’ai confiance en l’Homme: j’ai rencontré tellement de gens adorables et généreux dans chaque pays.
En revanche, j’ai peur pour la Planète… Je suis choquée de voir la pollution, notamment dans les pays en voie de développement, mais pas seulement. La consommation à outrance a des effets terribles sur notre planète: je le savais déjà mais visualiser ce problème en voyageant mais réellement ouvert les yeux sur l’ampleur du désastre… Alors, à ma petite échelle, j’ai décidé de prendre de bonnes résolutions.

>> Mon mot de la fin:
Au cas où l’aventure vous tente, dites vous que le plus dur est de prendre la décision. Le reste, ce n’est que du bonheur.
Et rappelez-vous qu’il n’y a pas UNE façon de voyager. Certains m’ont trouvé courageuse. Sincèrement, je ne trouve pas: après mes quelques mésaventures du début au Sri Lanka, j’ai voulu jouer la sûreté et réservais quasi toujours mes hébergements en avance par exemple.
Pour moi, le vrai courage, c’était par exemple cette Française rencontrée au Pérou, dans le Canyon del Colca. Elle campait, seule, portait tout son matériel de camping sur son dos. Ça, je trouve que c’est très courageux: moi j’aurais trop peur de faire ça seule.

Mais encore une fois, j’ai voyagé à ma manière et c’est aussi pour cela que je me suis sentie si épanouie. Si, au tout début de mon voyage, je voulais essayer de “rentrer dans le moule Backpacker” en m’imaginant devoir être roots, je me suis vite aperçue que ce n’était pas pour moi. Alors certes, j’ai parfois dormi dans des auberges à la propreté douteuse (mes tongs et drap de soie m’ont sauvés plus d’une fois).
Mais en Inde, où je ne me sentais pas très à l’aise du fait des nombreuses mises en garde lues ou entendues ici et là, et aussi de par le regard des hommes, et bien j’ai compris que je n’avais rien à prouver à personne et que si je ne me sentais pas à l’aise, rien ni personne ne m’obligeait à rester.
Et c’est à partir de ce moment-là, où je me suis dit que ce qui importait, ce n’était pas ce que les gens pensaient de moi, mais surtout ce que moi je voulais, que j’ai vraiment apprécié mon voyage.

>> Merci!
Merci à toutes celles et ceux qui m’ont soutenue dans mon aventure.
Merci aux 18 amis qui m’ont accueillie chez eux durant mon voyage.
Merci aux 16 personnes qui sont venues me rejoindre à un moment ou un autre durant mon voyage. Palme d’or pour Laura qui aura voyagé durant 27 heures pour rejoindre le Sénégal à la Bolivie.
Merci aussi à toutes celles et ceux qui ont eu une oreille attentive quand j’en avais besoin, lorsque j’avais quelques moments de blues (il y en a eu peu, mais tout de même)
Merci à tous les gens rencontrés en route, avec qui j’ai partagé un thé, une bière, une chambre pour réduire les coûts, un bout de chemin le temps d’une rando ou bien durant plusieurs jours.

À bientôt, quelque part sur la planète.

 

The year I spent traveling around the world has been one of the -if not THE- richest of my life. So, here is my conclusion to this past year:

>> What I liked the most:
– my freedom: I was able to do what I wanted whenever I wanted, without being pressured by the time
– the balance in my rhythm: I enjoyed visiting friends, sharing moments with family and friends who met me on the road, and also spending time by myself
– all the people (from diverse culture, background, country…) I met with: my best memories are the ones I shared with people
– the fact that I had -almost- 0 constraint/obligation: I felt like my whole year was only made of Saturdays and Sundays

 My most “extraordinary” experiences:
– Horseback riding in Bolivia, and even galloping: I never thought I would ever do it
– Hiking at 16,730 feet, on top of the Rainbow Mountain in Peru
– Walking 282 feet below sea level at Badwatwer, in the Death Valley, USA
Attending Aymara New Year celebrations in Bolivia
– Flying above French Polynesia in the cockpit
– Going back in the time and live twice the day of April 9 (once in New Zealand and once in Tahiti)
– And also meeting all these people from any horizon and sharing incredible moments with them

>> What I have learned about myself:
– Being patient and taking the time
– Being detached from the “materialistic world”. Thinking that my life is now -almost, if I don’t take into consideration the couple of suitcases stocked at my parents’- contained in my 60L backpack makes me feel free
– Enjoying the simple moments in life
– Not worrying too much when there is an issue. When I am afraid of something, I picture the worst case scenario and then I can find a solution more easily. And I have realized that with my passport and a credit card, I will always be safe anywhere
– Overcoming some of my worst fears. I am doing way better with dogs now, (even if the ones in Latin America would always stick with me for hours)
– Nothing is impossible if I really believe in what I want and I do my utmost possible to achieve it
– If something does not make me happy, I am the one who can change things
– I don’t need the others to be happy

>> What I have learned about “the world” / What do I get out of this experience:
– The poorer people are, the more generous they are
– The simpler people live, the happier they are
– Based on my 12-month study across different countries and continents, the world is composed of 5-10% assholes and they live everywhere (this is not related to any culture, nationality or religion). But what I will remember are all these extraordinary people around the world: I have met lots of them who helped me, hosted me, fed me and who I shared a great moment with even though I did not know them.

>> To sum up:
I recently discovered a French singer “Kwal”, and his song “Le Monde, Mon École” sums up my state of mind very well. And, during our 2-week road trip with the Gourm’Trotters, the children would ask for this song every morning. Below some of the lyrics that resonate with me:
“I feel like I belong to a family of 7 billion children”
” I needed to travel far away to realize that there are also many things to explore nearby”
” I travel so that nothing human remains unknown to me”

>> How I see the future:
I trust the mankind as I have met SO many nice and generous people in every country.
However, I fear for the planet. I am shocked to see the pollution, especially in developing countries, but not only. Over consumption has had terrible consequences on our planet. I already knew it, but witnessing it with my own eyes made me realize how big the issue is… So, I have made good resolutions (this may be only to my own scale, but still better than nothing).

>> My conclusion:
If you are tempted by the adventure, keep in mind that the hardest part is to make the decision, the rest is easy and so worth it! And bear also in mind that there is not only ONE way of traveling.
I was told sometimes that I was courageous, but I do not really think so. 
After a few misadventures in Sri Lanka, I always played the safe card and would almost always book my accommodation in advance. To me, the real courage was for instance this French girl I met in Peru, in the Colca Canyon. She was traveling by herself, carrying her own camping gear on her back. To me, this is courage: I would never have done that by myself: I am a whimp.
But, once again, I traveled the way I felt comfortable, and I guess this is the reason why I felt so happy.
If, at the very begining of my travels, I was trying to fit in the “backpackers’type”, I soon realized this was not for me. So, of course I slept in shady hostels, not always clean (my flipflops and silk sheet saved my life a couple of times). But in India, when I did not feel comfortable due to the numerous warnings I had received/read, I understood that I had nothing to prove to anyone and that if I did not feel like it, no one nor nothing was forcing me to stay.
And the moment when I realized that, what mattered to me was not what the others thought of me, but truly what I really wanted, is the moment when I truly started to appreciate my experience.

>> Thanks!
Thanks to all of you who supported me in my adventure.
Thanks to my 18 friends who hosted me at their placeduring my travel.

Thanks to the 16 people who joined me at some point on the road. And the award of the most courageous one goes to Laura who traveled 27 hours to meet me in Bolivia, coming from Senegal.
Thanks also to all the people who were there when I needed support or help.
Thanks to all the people I met on the way, sharing a tea or a beer with them, or a room to split costs, part of a walk or a few days together.

See you soon somewhere on the planet!

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Direction l’Amérique latine: vol non direct / Non-direct flight to South America


Je n’ai pas choisi le chemin le plus court pour passer de Tahiti à l’Amérique latine. En effet, j’aurai mis 9 jours au total pour aller de Papeete à Santiago, mon 1er point de chute latino-américain.
J’ai en profité pour passer 6 jours à San Francisco, chez Fabien. C’était un peu bizarre de revenir aux États-Unis, dans un endroit que je connaissais déjà: un peu comme si je revenais à la maison, et en même temps, j’avais ce sentiment étrange d’être totalement étrangère dans cette société de consommation. C’était très chouette en tout cas de faire cette pause, passer du temps avec Fabien, et revoir aussi Olivier.
Et après avoir fait le plein de soleil californien lundi, j’ai de nouveau bouclé mon sac et suis partie pour un autre continent: l’Amérique latine.
3 vols (San Francisco-Mexico-Lima-Santiago), et 14h30 d’avion (enfin, 17h car j’ai été coincée 2h30 dans l’avion à Lima),1 nuit dans l’avion et 1 autre à Lima plus tard, j’ai atterri hier à Santiago, ville que j’ai déjà visité il y a 5 ans lors de mon voyage au Chili avec ma copine Manue. Ce qui ne devait être qu’un point de chute (Santiago étant un aéroport majeur dans la région, c’était plus simple d’arriver à cet endroit) pour rejoindre l’Argentine va finalement se transformer en petit séjour. En effet, comme le soleil semble me suivre, j’ai décidé de passer quelques jours à Santiago, à découvrir de nouveaux endroits, tout en prenant plaisir à arpenter des rues familières.
Et ensuite? Je ne sais pas pas très bien encore: je verrai en fonction de la météo, mais je retournerai probablement quelques jours à Valparaiso, sur la côte ouest du Chili. J’avais adoré cette ville colorée il y a 5 ans, malgré les si nombreux chiens et malgré mes 100aines de piqûres de punaises/puces/moucherons ultra virulentes.
Puis je mettrai le cap vers Mendoza, en Argentine, où je me poserai pour prendre des cours d’espagnol, histoire de me sentir plus à l’aise, à l’écrit comme à l’oral.
Comme vous le voyez, je continue d’apprécier et de profiter de ma liberté de vivre au gré de mes envies!

Photos de San Francisco
Photos de Lima (je prendrai le temps de visiter le Pérou en juillet)
Photos du Chili

To go from Tahiti to South America, I did not pick the shortest way. In total, it took me 9 days to go from French Polynesia to Santiago, my first stop in South America.
I actually spent 6 days in San Francisco at my friend Fabien. It was strange to be back in the US, in a place I already knew. It felt like if I were home, and yet, I felt a bit like a stranger disconnected from the “shopping planet” where I landed.
Anyway, it was nice to have a break, and to spend great moments with Fabien, and also see Olivier. And after stocking up on Californian sun, on Monday morning, I packed my bag -again- and I was ready to hop on another plane.
3 flights (San Francisco-Mexico-Lima-Santiago) and 14h30 flights later -or, to be more precise, 17h in a plane as I was delayed-, I landed yesterday afternoon in Santiago. I already knew the city from when I visited Chile with my friend Manue, 5 years ago. But what was supposed to be only a point of entry to South America to then cross to Argentina is actually turning into a pleasant break.
Indeed, as the weather is great here, I have decided I will spend a couple of days in Santiago, discovering new areas while enjoying the moments when I recognize a monument or a neighborhood.
And after this? I am not so sure yet: it will depend on the weather forecast. But most likely, I will go to Valparaiso, on the Chilean Coast. I have great memories of this very colorful city (despite the army of wild dogs in the street and being beaten by hundreds of bugs/flies/mosquitoes.
And after that, I will cross the Argentinian border and go to Mendoza, where I will take Spanish classes to be more fluent.
As you can see, I am making the most of my freedom, and I love it!


Pictures of San Francisco
Pictures of Lima (I will take the time to visit Peru in July)
Pictures of Chile

Bilan chiffré après 8 mois de voyage / After traveling for 8+ months

Voici un petit bilan chiffré de ces 251 derniers jours, qui regroupe Asie et Océanie:

HÉBERGEMENT

– J’ai dormi dans 115 lits différents, dont 38 dortoirs, et 19 campings
– J’ai aussi passé 4 nuits dans un avion, 1 nuit dans un bateau et 6 nuits dans un bus

TRANSPORT
– J’ai pris 31 avions, 40 bateaux, 12 trains et 40 bus (longs trajets) différents pour le moment
– J’ai loué 13 vélos, 10 scooters, 3 kayaks et 4 voitures/vans
– J’ai décollé ou atterri de 40 aéroports différents

PASSEPORT
– J’ai 27 nouveaux tampons dans mon passeport et aussi 4 visas (Inde, Laos, Cambodge, Birmanie)
– Et j’ai 1 passeport tout neuf refait en Australie (l’ancien était plein)

ARGENT
– J’ai utilisé 13 monnaies différentes: Euro, British pound, Singapore dollar, Malay ringgit, Sri Lankan ruppie, Indian ruppie, Thai bath, US dollar, Cambodian riel, Myanmar kyat, Australian Dollar, Franc Pacifique, New Zealand dollar

OBJETS TROUVÉS
– J’ai perdu choses depuis mon départ: 1 sweat, 2 paires de lunettes de soleil et 1 mini doudoune Uniqlo, 1 short

ACTIVITÉS
– Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai fait des sorties palmes et tuba, activité quasi quotidienne à Tahiti et Nouvelle Calédonie
– Et j’ai aussi envoyé 221 cartes postales

AMITIÉS
29, c’est le nombre d’amis que j’ai vus en route/ qui sont venus me rejoindre
– J’ai aussi bien sûr rencontré des 10aines de gens, d’horizons, pays, cultures, âge, classe sociale très divers et variés. Avec certains, j’ai simplement partagé un thé, une bière, échangé des bons plans sur les destinations déjà explorées ou à venir. Avec d’autres personnes, j’ai partagé bien plus que ça, et même si c’est parfois dur d’en quitter certains, je me réjouis de revoir tôt ou tard ces personnes, et aussi d’en rencontrer d’autres.
Below you will find a few key figures from these last 251 days:

ACCOMMODATION:
– I slept in 115 different beds, including 38 dorms and 19 campsites
– I spent 4 nights in a plane, 6 nights in a bus and 1 night on a boat

TRANSPORTATION
– I have taken 31 flights, 40 boats, 12 trains and 40 buses so far
– I have rented 13 bicycles and 10 scooters, 3 kayaks and 4 cars/campervans

– I have landed/taken of from/to 40 different airports

PASSPORT
– I have 27 new stamps and 4 visas (India, Laos, Cambodia, Myanmar) in my passport
– And I also have 1 brand new passport (made in Australia) as the latter was full

MONEY
– I have used 13 different currencies so far: Euro, British pound, Singaporian dollar, Malay ringgit, Sri Lankan ruppie, Indian ruppie, Thai bath, US dollar, Cambodian riel, Myanmar kyat, Australian dollar, Pacific franc, New Zealand dollar

LOST AND FOUND
I have only lost items so far (1 hoodie, 2 pairs of sunglasses, 1 Uniqlo light jacket and 1 pair of shorts)

ACTIVITIES
– I stopped counting the snorkeling sessions as it was a daily activity in Tahiti, and also a bit in New Caledonia
– I have sent 221 postcards so far


FRIENDSHIP
29: the number of friends/relatives I saw on the road / who joined me at some point
– I also met dozens of people from different countries, cultures, age, social classes… I shared a beer or a tea, or tips on future destinations with some of them. With others, I shared a lot more than that, and even if it was a bit hard to say goodbye to them, I look forward to seeing them again one day, and in the meantime, to meet other people

Bilan après 3 mois en Océanie / After 3 months in Oceania

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Tout d’abord, en arrivant en Océanie, et après avoir passé 6 mois en Asie, il m’a fallu quelques temps pour me réadapter au mode de vie occidental, ce que je n’avais pas du tout anticipé.

L’Océanie, pour moi, c’était:
– un continent totalement inconnu puisque je n’y avais jamais mis les pieds
– un confort: j’avais moins la sensation de partir à l’aventure qu’en Asie car tous les pays que j’ai visités sont développés. Et aussi le sentiment d’une vie plus sédentaire, car j’ai souvent laissé un endroit pour y revenir ensuite (ex: Sydney) ou bien pu me poser dans une certaine routine (ex: Nouvelle Zélande en campervan): cela a rendu mon voyage plus confortable que de changer d’auberge de jeunesse tous les 2 jours…
– la sensation d’être au bout du monde, aux antipodes de tout ce qui m’était connu jusqu’alors, la sensation de (re)-découvrir la nature, avec une faune et flore inhabituelle et des paysages aussi divers que magiques
– la joie de retrouver des amis à chaque étape, que ce soit pour leur rendre visite ou bien parce qu’ils m’ont rejointe. Merci Nici et Ciaran, Greg, Hélène, John et Luka, Claire, François, Marius et Suzanne, Matt et Charlotte, Rémi, Lisa, Lise et Vincent, Perrine.
– en bref, une pause confortable, super agréable et surprenante, qui m’a permis de faire le plein d’énergie pour la suite de mon voyage.

Prochaine étape: après une courte escale à San Francisco chez Fabien (ami que j’avais retrouvé en Inde, à Mumbai), direction l’Amérique latine: étape qui sera certainement moins confortable et un peu plus aventureuse, mais toute aussi passionnante je l’espère.
Je vais retrouver mon quotidien non programmé, qui me réservera, je suppose, son lot de surprises, de rencontres en tous genres, de kilomètres avec mon sac sur le dos à la recherche d’une auberge, de comparatifs de commentaires sur trip advisor, de longs trajets de bus, d’imprévu et de magie!

When I arrived in Oceania, after 6 months in Asia, it took me a couple of days to “adjust back” to the Western World, as I was no longer used to a world where everything is money driven buying. To me, Oceania was:
– A brand new continent where I discovered everything and learned a lot as it was my first time there
– A comfortable step, where I enjoyed sleeping in a real bed, going to the supermarket and finding what I am used to without being lost in translation. It also felt more like a sedentary life as I found a “routine life” (eg: in New Zealand in the campervan) and arrived in places and came back there (eg: Sydney) so that I could travel lighter
– The feeling that I was on the other side of the world, where everything was a new discovery, the feeling that I (re)discovered nature, with a very diverse wildlife and flora and amazing landscapes.
– The happiness of seeing friends that I visited and friends who joined me. I discovered so many things and I never felt alone. Thank you Nici and Ciaran, Greg, Hélène, John and Luka, Claire, François, Marius and Suzanne, Matt and Charlotte, Rémi, Lisa, Lise and Vincent, and also Perrine.
– To sum up: a great experience, very comfortable and surprising. I reloaded my energy and now I’m ready for the next continent!

Next step: after a 6-day layover in San Francisco at my friend Fabien (who I joined in Mumbai), I am on to South America: I assume this next step will not be as “comfortable” as Oceania, and probably more adventurous, but hopefully as great as the others. I will go back to my unplanned “daily routine”, ie experiencing unexpected situations, meeting with people from all over, walking with my backpack on, looking for a hostel to stay, checking reviews on trip advisor, spending hours in buses, and enjoying those magic moments!

Polynésie Française: j’ai aimé / What I liked in French Polynesia

Crédit photo: Lise. Merci!!!!

Voici ce que j’ai aimé en Polynésie:
Tahiti: (Archipel des Iles de la Société)
– Passer du temps avec Lise et Vincent et découvrir leur quotidien polynésien
– Faire le tour de l’ile et s’arrêter acheter une noix de coco, des ramboutans…
– Aller me baigner à la Pointe Venus, plage de sable noir (volcanique) très fin et à l’eau très claire
– Revoir Marga, amie de Vienne rencontrée à Hawaii
– Diner aux Roulottes à Papeete, et notamment manger un chaud/froid de thon à La Roulotte

Moorea: (Archipel des Iles de la Société)
– Nager au milieu des raies, requins blancs, et autres poissons perroquets, merus et murènes très impressionnants au Lagoonarium
– Se balader en scooter, sous la pluie chaude
– Manger un “four tahitien” (plats traditionnels cuits à l’étouffée dans des feuilles de banane et sur des pierres volcaniques) au Painapo Beach et goûter au délicieux fafaru: poisson cru macéré dans de l’eau de mer
– Dormir aux Tipaniers: hôtel très sympa pour la plage, les kayaks et la situation géographique

Tikehau (archipel des Tuamotu)
Voler, de Rangiroa à Tikehau, dans le cockpit avec les 2 pilotes!!
– Discuter avec Mataoa et Manoha, 16 et 17 ans, qui travaillent à la pension dans laquelle on était hébergées, et jouer avec Kaleo, 4 ans. Appliquer la sagesse de Mataoa “Si tu prends soin de toi, tu resteras jeune”
– Au bout de 4 jours, connaître la boulangère, la dame de la supérette, la dame de la mairie. Bref, on se sentait comme chez nous dans le village
– Prendre le temps, faire du vélo, d’écrire et de lire
– Écouter le vent souffler et la pluie tomber sur notre fare (bungalow) la nuit

Et aussi:
– La gentillesse, le sourire et le sens de l’accueil des Tahitiens
– Les odeurs de tiaré et de frangipanier que j’ai senties partout. Dans les hôtels, on est accueillies avec un collier de fleurs et des fleurs sont disposées dans les chambres: je trouve ça beaucoup plus joli et beaucoup moins kitsch que les serviettes de toilettes qui prennent la forme de cygnes en Asie
– La noix de coco quotidienne: boire le jus frais et surtout, gratter la chair avec une cuiller ensuite: un vrai régal!
– Tous ces moments partagés avec Perrine, une amie de New York qui a vécu à Tahiti quand elle était jeune.

Mes photos de Polynésie Française

Below you will find what I liked in French Polynesia:
Tahiti (Society Islands Archipelago)
– Spending time with Lise and Vincent and experience their daily life on the island
– Driving around the island and stopping on the way to buy coconuts and other fruits
– Going to the Pointe Venus: a black sand beach with very clear water
– Seeing Marga, a friend from Vienna that I met in Hawaii
– Having dinner at the “Roulottes”, ie food trucks, and eating a delicious “chaud/froid” (seared tuna) at “La Roulotte” food truck

Moorea (Society Islands Archipelago)
– Swimming among the sharks and rays, and other fishes such as parrot fish, meru, etc.
– Driving the scooter around the island, despite the rain
– Eating a “Four Tahitien”, a traditional dish cooked in banana leaves on volcanic stones
– Sleeping at “Les Tipaniers”, a hotel very well located (North West of the island), admiring the sunset and kayaking

Tikehau (Tuamotu Archipelago)
Flying, from Rangiroa to Tikehau, in the cockpit next to the two pilots
– Chatting with Mataoa and Manoha, 16 and 17 years old: they both work at the guesthouse where we were staying, and playing with Kaleo, 4 yo.. Listening to Matao’s wisdom: “If you take care of yourself, you will stay young”
– After 4 days on the island, knowing the manager of the bakery, the supermarket, the city hall: It felt like we were part of the village
– Taking the time to ride a bike around the island, to read and write
– Listening to the blowing wind and the rain at night, in our fare/bungalow


And also:
– The kindness, smile and authenticity of the Polynesian people
– The smells of frangipani and tiare flowers everywhere. In Asia, hotels welcome you with a kitschy towel displayed as a swan, in Tahiti, they welcome you with fresh flowers: not the same standards!
– My daily coconut: drinking its fresh water and scratching the inside with a spoon was my favorite moment of the day!
– All these moments shared with Perrine, a friend from New York who lived in Tahiti when she was young.

My pictures of French Polynesia 

Polynésie Française: itinéraire / My itinerary in French Polynesia 


J’ai passé 15 jours en Polynésie Française, et voici mon itinéraire:
Tahiti, moments avec Lise et Vincent, avec Marga, marché de Papeete, plage de Pointe Vénus, tour de l’île: 4 nuits
Moorea, lagoonarium, tour de l’ile, belvédère, four tahitien: 3 nuits
Tahiti: 1 nuit (car avion matinal le lendemain)
Tikehau, l’archipel des Tuamotu, journée sur un motu, balade à vélo, vie au rythme du village, snorkeling: 4 nuits
Tahiti: Pointe Vénus, Belvédère, plage, musée de la Perle: 3 nuits
Bien sûr, la Polynésie étant aussi étendue que l’Europe (mais la surface émergée ne représente que la moitié de la Corse), j’aurai découvert une infime partie: seulement 3 des 118 îles.

Mes photos de Polynésie Française 

I spent 15 days in French Polynesia, and here is my itinerary:
Tahiti: time with Lise and Vincent, with Marga, Papeete market, black sand beach of Pointe Venus, loop of the island: 4 nights
Moorea, lagoonarium, loop of the island, “four tahitien”, ie traditional Tahitian meal: 3 nights
Tahiti: 1 night (because early morning flight the following day)
Tikehau, Tuamotu archipelago, excursion day on a motu, bicycling, snorkeling: 4 nights
Tahiti, Pointe Venus beach, viewpoint, beach, Pearl museum: 3 nights
Of course, French Polynesia being as wide as Europe (but the land is only half the size of Corsica), I only discovered a tiny part: 3 of the 118 islands.

My pictures of French Polynesia 

Étonnante Polynésie Française/ Surprising French Polynesia 

Accueil polynésien traditionnel / Tahitian welcome

Voici ce qui m’a étonnée en Polynésie Française:
– Voir à quel point la culture tahitienne est riche et variée et fait partie intégrante de l’île
– L’aisance avec laquelle les Polynésiens s’entrainent sur leur pirogue tahitienne: cela parait très simple, mais pour avoir essayé, je trouve au contraire que c’est super compliqué
– Le nombre et la variété de cultes. Sur Tikehau, qui comptait 541 habitants au dernier recensement, il y a 3 églises: advantiste, protestante, catholique
– Le contraste entre la culture polynésienne fortement ancrée (via les tatouages, les danses, etc) et l’américanisation (5 Mc Do à Tahiti!!, des 4×4 rutilants, des chips, frites et coca)
– Le nombre impressionnant de supermarchés: j’ai trouvé qu’il y en avait partout (beaucoup plus en tout cas qu’en Nouvelle Calédonie)
– Le nombre important de personnes en surpoids, et en même temps, beaucoup de personnes font du sport (de nombreux coureurs le long de la route en fin de journée)
– Les panneaux des affiches électorales alors qu’on est à l’autre bout du monde.

Mes photos de Polynésie 

Here is what surprised me in French Polynesia:
– Watching people exercising very easily on their Tahitian outrigger canoe: I tried and it was everything but easy
– Seeing the diversity of religions. In Tikehau (541 inhabitants), there are 3 churches in the village: catholic, protestant and adventist
– Observing the contrast between the traditional Polynesian culture (tattoo, music and dances) and the American culture (many 4×4 cars, 5 McDonalds in Tahiti!, people drink lots of soda and eat tons of chips)
– The impressive number of supermarkets: I wonder how they can all survive
– Seeing so many fat people, and also so many people exercising (especially jogging) along the road at the end of the day
– Seeing the posters for the French presidential elections on this other side of the world

My pictures of French Polynesia 

Polynésie: j’ai moins aimé / What I did not like in French Polynesia

Il y a peu de choses que je n’ai pas aimé esà Tahiti:
– Le corned beef: importé par les Américains durant la 2nde guerre mondiale (Bora Bora était une de leurs bases), il s’est peu à peu ancré dans la cuisine polynésienne. Pour moi, c’est du pâté pour chiens (surtout quand c’est préparé façon Perrine, c’est-à-dire sorti de la boite de conserve…)
– Papeete: je n’ai pas trouvé la capitale de Tahiti charmante: le centre ville m’a paru un peu vieux et mal entretenu (sauf les jardins de Pa’Ofa’I et le port, endroits agréables pour se balader)
– Les prix: c’est quand même très cher Tahiti (budget totalement sous-estimé). Mais bon, en même temps, je ne sais pas quand -et si- je reviendrai un jour en Polynésie, donc autant en profiter

Mes photos de Polynésie

There are only three things I did not like in Polynesia:
– The corned beef: imported by the Americans during WWII (when Bora Bora was a US military base), it has become part of the Polynesian food. But to me, it tastes like dog food, especially when it is prepared by Perrine, ie raw, straight out of the can.
– Papeete: to me, the capital has no charm: the downtown area looks old and needs to be refurbished. However, the Pa’Ofa’I gardens and the harbour are a nice place to walk, especially at night with the food trucks
– The prices: I knew it, but it is true that Tahiti is very expensive (I totally underestimated my expenses). But, at the same time, I have no idea when -and if- I will ever come back to Tahiti, so I just decided to enjoy, as life is short.

My pictures of French Polynesia

Polynésie: une leçon de culture et de géographie / Learning about culture and geography in French Polynesia

En arrivant à Papeete il y a 10 jours, je dois bien avouer que les connaissances que j’avais en tête sur Tahiti étaient surtout des clichés: colliers de fleurs, ukulélé, senteurs de frangipaniers et fleurs de tiaré. Tout ça s’est révélé vrai, et d’ailleurs, j’ai eu droit, dès l’aéroport, à un super accueil à la Tahitienne de la part de Perrine (amie de New York qui m’a rejointe pour 2 semaines) et Lise et Vincent (amis de mon frère Ludo et Adeline qui vivent à Tahiti et nous ont accueillies comme des reines chez eux).Mais au delà de ça, cela fait 10 jours que j’apprends plein de choses:

1- sur la géographie:
– Tahiti n’est qu’1 des 118 iles qui composent la Polynésie Française (qui s’étend sur un territoire aussi vaste que l’Europe).
– il y a 5 archipels au total: Iles de la Société (dont font partie Tahiti et Moorea), Tuamotu (Tikehau en fait partie), Australes, Marquises, Gambier
– J’ai appris ce qu’est un:
Atoll: anneau de plusieurs motus
Motu: ilot de terre entre la barrière de corail et l’ile volcanique

2- sur la culture:
La culture polynésienne est vraiment ancrée ici, et les Tahitiens/nes ne mettent pas dans leurs cheveux des fleurs de tiaré ou de frangipanier uniquement à l’aéroport, mais on en voit partout, les gens portent aussi des couronnes de fleurs/feuilles fraiches (les femmes comme les hommes)
Le tahitien est une langue utilisée ici, et c’est tellement doux et chantant, ça ajoute au charme de l’ile. Quelques mots que j’ai appris:
Iaorana: Bonjour
Maururu: merci (avec les R qui roulent)
Maeva: bienvenue
Manuia: tchin
Nana: au revoir
Fenua: le pays
Fare: la maison (beaucoup d’hébergements sont des fare = maisons d’hôtes)
Bref, un dépaysement total, même si les panneaux des affiches électorales me rappellent que, même perdue à l’autre bout du monde dans l’Océan Pacifique, je suis en France…

3- sur la gastronomie:
Et puis il y aussi la nourriture, tellement bonne ici! Bien sûr, il y a beaucoup de poisson, et notamment du poisson cru, un vrai régal! Mes plats préférés: poisson cru au lait de coco et sashimi de thon
Et il y a aussi tous ces fruits et légumes que je (re)-découvre et qui ont tellement de goût!
– noix de coco: mon moment préféré: m’arrêter sur le bord de la route pour boire une coco fraiche et ensuite gratter la chair avec une cuillère
– les ramboutans: sortes de litchi à la coque rouge et poilue
– les mapé: sortes de châtaignes, vendues cuites et chaudes au bord de la route (un peu étouffe chrétien)
Et aussi:
– le Uru: légume typique dont la consistence ressemble à une pomme de terre, et qui pousse dans un arbre “l’arbre à pain” car l’Uru est consistant comme du pain
– le taro
– et aussi toutes les variétés de banane, qui se mangent crues ou cuites
Bref, j’en prends plein les yeux, le nez, les oreilles et aussi le ventre!

Mes photos de Polynésie

When I landed in Papeete 10 days ago, the only things I knew about Tahiti were clichés: flower necklaces, ukuleles, frangipani and tiare smells. These cliches are actually true, and I was greeted very warmly at the airport. Perrine, my friend from NYC, and Lise and Vincent (friends of Adeline and my brother Ludo who live in Tahiti and who hosted us like queens) were waiting for me with flower necklaces.
But beyond this, I have learned so many things for the past 10 days:


1- about geography:
– Tahiti is only 1 of the 118 islands that form French Polynesia (which is as large as Europe).
– There are 5 archipelagos in total: Société Islands (Tahiti and Moorea are part of it), Tuamotu, Australes, Marquises, Gambier
– And now I know what an atoll (ring of several motus) and a motu (tiny island between the barrier reef and the volcanic island) are.

2- about culture:
Polynesian culture is very deep here. And people do not just put flowers in their hair to fake it: they (not everyone but quite a lot of people) wear it in their daily life. Men and women also wear leaves/flowers’ crowns.
Tahitian language (with a lot of vowels) is also commonly used here. Some of the words that I learned:
Iaorana: Hello
Maururu: thank you (with rolling -Rs-)
Maeva: welcome
Manuia: cheers
Nana: goodbye
Fenua: the country/home
Fare: the house/home (many accommodations are “fare”= guesthouses)
Well, a -quasi- complete disconnection. I wrote quasi because, even on the other side of the world, lost on a tiny island in the middle of the Pacific Ocean, the posters of the candidates for the Presidential elections remind me that I am in France…

3- about food:
And of course, there is also the food, which is delicious here! People eat a lot of fish, namely raw fish. My favorite dishes: raw fish with coconut milk and tuna sashimi.
And there also all kinds of tasty fruits and vegetables that I (re)-discover:
– coconut: my favorite part of the day: stopping on the road to drink and eat a fresh coconut
– ramboutans: sort of litchee fruits with a red hairy shell
– mapé: kind of chestnuts that you can buy warm (quite thick and heavy to eat)
And also:
– Uru: kind of potato that grows in a tree called “arbre à pain”, ie bread tree
– and all kinds of bananas that you can eat raw or cooked


My pictures of French Polynesia

Polynésie: la tête dans les nuages (et dans le cockpit) / Flying high in French Polynesia

Ou comment j’étais assise juste derrière les 2 pilotes durant le vol, et j’ai assisté au décollage et atterrissage…Ce matin, on est parties de Tahiti et on a pris l’avion pour aller à Tikehau, un des atolls de l’archipel des Tuamotu. Notre vol durait 1h30 avec une escale à Rangiroa.
Quand on s’est approchées des Tuamotu, le paysage était très chouette: voir l’immense lagon bleu de Rangiroa, découvrir ces bandes de sables avec des palmiers, cocotiers et quelques maisons au milieu de l’océan, c’était magique!

Mais là où c’est devenu encore plus extraordinaire, c’est quand on s’est arrêté à Rangiroa: 75% des personnes présentes dans l’avion sont descendues, et le commandant est passé dans l’allée. Comme j’avais entendu son nom de famille, je me doutais qu’il devait être apparenté à mon ancienne collègue de New York, Karell. Et en effet, c’est son frère!
Karl m’a du coup invitée à venir m’asseoir dans le cockpit pour le prochain vol, entre Rangiroa et Tikehau.
Pouvoir assister au décollage et à l’atterrissage d’un avion, ça ne m’était jamais arrivé avant. Et c’est super impressionnant! Assise juste derrière les 2 pilotes, j’ai adoré les regarder appuyer sur tous les boutons, actionner différentes manettes, les regarder écrire des chiffres et remplir des cases sur des feuilles de route, discuter avec les contrôleurs au sol. Je n’ai pas compris grand chose, bien sûr, à part quelques Alpha, Charlie, Bravo et Whisky, mais j’étais fascinée, à la fois par toutes les manettes et la complexité de l’appareil, et en même temps par les paysages paradisiaques qu’on a survolés!
Le vol n’a duré que 10 minutes mais c’était vraiment magique!
Encore un de ces moments quotidiens où je me dis que je suis tellement chanceuse! Et que le hasard fait très bien les choses (il y a 72 pilotes chez Air Tahiti, et je suis tombée sur le bon :-))
Merci encore Karell et surtout Karl: vous avez encore plus égayé ma journée!

Mes photos de Tahiti

This morning, we flew from Tahiti to Tikehau, one of the atolls of the Tuamotu archipelago. It was a 1-hour-30-min flight with a stopover in Rangiroa.
When we flew over the archipelago, the landscape was stunning: seeing the huge blue lagoon of Rangiroa, watching these sand strips with palm trees and a few houses in the middle of the ocean, that was a magical moment!


But this became even more unique when we stopped in Rangiroa. 75% of the passengers went off the plane (we stayed in) and the captain walked in the aisle. As I had heard his last name, I thought he might be part of Karell’s family.
Karell is a friend (former Tahitian colleague) from NYC, who I shared my office during 4 years with. And Karl is actually her brother!!
So, he invited me to join him for the next flight. This was the first time of my life when I got the opportunity to enter a cockpit!
And I was very impressed! I was seating right behind the 2 pilots. And I loved watching them touch all these buttons, pull the controls, write figures and ticking forms, and speaking with ground control officers. I understood nothing but a few “Alpha, Charlie, Bravo and Whisky” but I was fascinated by all these technical boards in front of me, and also by the paradise landscapes we were flying over.
The flight was very short -only 10 minutes- but it was truly magical!
This was one of these numerous moments when I realized I am extremely lucky to live such an experience and to fly with Karl today (there are 72 pilots at Air Tahiti: what were the odds?)
Thanks again Karell and Karl: you definitely made my day!!!

My pictures of Tahiti