Inde: un 1er voyage en train épique / India: my first epic train ride

J’ai pris le train hier pour aller de Pondichery à Tanjore (Thanjavur) avec Fanny et Tiffany, 2 françaises rencontrées à Pondi. Le 1er train pour aller à Villupuram ne durait qu’une heure, était quasi vide et traversait les paysages de rizières et vaches/chèvres.
Puis, arrivées à Villipuram, on avait presque 2h d’attente avant de prendre notre train de nuit. 2h, c’est long, ça nous aurait laissé le temps de vérifier 10 fois le quai, le wagon, la classe de notre réservation. Si j’avais été seule, c’est très certainement ce que j’aurais fait d’ailleurs.
Mais à plusieurs, on a tendance à se reposer sur les autres… Bref, notre train devait partir à 6.50pm, mais bon, un peu de retard, ce n’est pas surprenant. Vers 7.15pm, un train entre en gare: ce ne peut être que le nôtre. Mais bien sûr, on n’avait même pas pensé à aller se poster devant la lettre correspondant à notre wagon. Et en Inde, les trains de nuit sont TRES longs (je dirais qu’il y a bien 20 wagons). Bien entendu, on était à l’opposé de notre wagon. On commence donc à activer le pas, monte dans le wagon qui est bien bien plein: les gens mangent (ils ont apporté leurs casseroles et leurs vraies assiettes), jouent, discutent, vérifient leur téléphone, etc. On attend bien 5′ avant d’atteindre nos sièges car une fille s’est coupé le doigt et tout le monde s’affaire à la soigner, bloquant le passage. Des gens sont à notre place: surbooking on se dit: on essaie de palabrer un peu avec eux, et puis on décide d’aller s’asseoir dans un autre wagon, tanpis. Au moment où l’on trouve une banquette vide, on voit un contrôleur et on lui explique la situation, il regarde notre billet et nous demande où l’on va car ce train là part à Calcutta, donc complètement à l’opposé. On a tout juste le temps de descendre du train que ce dernier se met en marche. Heureusement qu’ils conduisent avec les portes ouvertes!
On se pose donc sur le quai en riant de la situation à attendre passivement jusqu’à ce qu’on songe tout de même à verifier notre quai cette fois-ci. Le temps de trouver quelqu’un qui puisse nous renseigner, se faire comprendre, on réalise que notre train est celui qui attend au quai 4, et non au quai 1, là où on est… On repart donc en toute vitesse, on traverse les quais par les voies (à l’indienne), et on pose le pied sur la marche du train quand celui-ci démarre…. Ouf… On traverse donc les différents wagons pour arriver au nôtre, et là, rebelote: nos places sont occupées. Mais après avoir redemandé 8 fois, on est bien dans le bon train! On grimpe donc sur les couchettes du haut, et visiblement, notre dextérité amuse les Indiennes qui sont sous nous🙂

I took the train from Pondichery to Tanjore with 2 French girls, Fanny and Tifanny, that I met in Pondi. The first train to connect to Villupuram junction is only 1 hour long: it is almost empty, goes quite fast through rice paddies and other nice landscapes: it is great!
Then, when we arrive in Villupuram, we have about 2 hours to wait for our night train. 2h is more than enough to check our reservation, make sure we are on the right platform, etc. If I were alone, I would certainly have checked 10 times… But when you travel with other people, you have a tendency to let go and rely on each other (that is what I do).
So, our train was supposed to arrive at 6.50pm, but well, delays are not that surprising… So, the train that arrived at 7.15pm had to be ours. But night trains in India are very long (at least 20 cars) and of course, we were waiting on the opposite side…
So, we first rushed to reach our car, hopped on the train: people are eating, drinking, playing, joking, checking their phones. The train is packed so we have to wait at least 5′ to reach our seats (a girl cut her finger and everyone trying to put a bandage blocks the way). So, when we find our seats, some people took them: surbooking. So, well, we decide to go and seat in another car. This is when we meet a controller: explaining him the situation, he tells us that this train goes to Kolkotta, the opposite direction of where we are heading to…
We jump off the train the moment it leaves: lucky us, they don’t close the doors in the train!
So, we then wait on the platform, laughing at the situation and at ourselves, when we decide to check again for our train. It takes us a few minutes to find the right person to talk to, understand them (they have a very strong accent) when we are told that our train is the one waiting on platform #4 (and we are at #1).
So, we start rushing again, cross on the tracks (Indian way) to reach quicker our platform, and we get in the train the moment it leaves the station. We then walk through the different cars to reach ours, only to discover that people are sitting on our reserved seats. But, after checking 8 times, we know that we caught the right train. So, it does not matter if our seats are occupied, we climb on to seat on the upper seat. And the Indian women laugh at our dexterity!

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Et j’ai utilisé le tuktuk srilankais / And I used the tuktuk in Sri Lanka

 

img_8756Dès mon 1er jour au Sri Lanka, en me promenant à Colombo, de très nombreux chauffeurs de tuktuk s’arrêtaient en me voyant marcher. “Tuktuk Madam? Hello Madam! Tuktuk?”. Après avoir dit non 5 ou 6 fois, je me laissais bien souvent tenter (il faut dire qu’il fait très chaud au Sri Lanka donc pas toujours très agréable de marcher en pleine chaleur). J’ai ensuite retrouvé la même chose partout durant mon voyage.
Ce que j’ai appris durant mon séjour au Sri Lanka sur les tuktuks:
– Des 3 moyens de transport (bus, train, tuktuk), celui-ci s’avère en fait le plus cher.
– il faut toujours négocier le tarif avant de monter, mais pas toujours évident quand on ne connait pas les distances entre là où on est et où on va.
– Résultat: j’ai parfois payé Rs300 pour 5′ de tuktuk, alors que j’ai payé ensuite Rs400 pour 30′ de tuktuk…
– J’ai ensuite appris qu’en gros, 1 km = Rs 100 (0.50 euros)
– À Colombo, je cherchais toujours un tuktuk avec un compteur, pour ne pas me faire avoir
– Malgré son apparence, le tuktuk s’avère plus grand que je ne le pensais: on peut mettre 3 personnes + 3 gros sacs à dos et 3 petits sacs (testé et approuvé lorsque j’ai partagé des trajets avec Moritz, Patrick ou Naiara (allemands et brésilienne avec qui j’ai fait un bout de chemin). Ça ne laisse pas beaucoup de liberté de mouvement par contre…
– Tout le monde utilise le tuktuk au Sri Lanka, ce n’est pas uniquement un “truc de touristes”
– La plupart des chauffeurs décorent les parois de leurs tuktuks avec des affiches/posters en tous genres, allant des posters de bébé aux publicités pour les savons ou posters de plages paradisiaques.
– Il m’est arrivé de tomber sur un “party tuktuk” qui a des guirlandes clignotantes et la musique à fond, c’est assez marrant.
– Le tuktuk n’est clairement pas prioritaire sur la route, donc le chauffeur est quasiment parfois contraint d’aller dans le fossé quand bus et voitures arrivent de front.
Je pense que je retrouverai d’autres tuktuks dans la plupart des autres pays asiatiques que je vais visiter.

The first day I walked around in Colombo, Sri Lanka, lots of tuktuk drivers stopped and asked me “Tuktuk Madam? Hello Madam: Tuktuk?” and this has been the case all around the country. And I must admit that, in Colombo, after saying no 5 or 6 times, I was happy to hop on a tuktuk because I was really hot, walking in the heat. What I learned about tuktuk in Sri Lanka:
– Out of bus, train and tuktuk, the latter is the most expensive in Sri Lanka
– You always need to negotiate and agree on the price before getting on a tuktuk, but it is not always easy when you don’t know how far you’re going to
– So I sometimes paid Rs300 for a 5′ ride and then Rs400 for a 30′ ride…
– I later learned that 1km = Rs 100 ($0.70) -roughly-
– So, in Colombo, I was always looking for a metered tuktuk to make sure I would pay a fare price.
– Despite its small look, a tuktuk can fit more people and bags than I imagined. You can fit in a tuktuk 3 adults + 3 big backpacks + 3 small backpacks (tested during my trip with Patrick, Moritz and Naiara -Germans and Brazilian solo travelers whom I spent a few days with). However, then you don’t have that much room to move.
– Everybody uses tuktuks in Sri Lanka, not only the tourists.
– Most of the drivers decorate their tuktuk walls with different kinds of posters, ranging from baby face posters to soap commercials or paradise beaches.
– Twice I hoped on a “party tuktuk” where you had flashing lights and loud music: that was a fun ride.
– The tuktuk never has the priority on the road, so the driver will have no other choice but to give way to cars and buses. This can lead you very close to an accident sometimes, but I haven’t seen any so far, so I guess tuktuk drivers are good at what they do!
I assume that I will find tuktuks in most of the countries I will visit.

J’ai aussi pris le train au Sri Lanka / I also took the train in Sri Lanka

img_9237Avant d’arriver au Sri Lanka, j’avais en tête de superbes images de paysage en train: je n’ai pas été déçue.
– Sans aucun doute, les trajets en train font partie de mes moments favoris, et le plus beau est pour moi entre Nuwara Eliya et Kandy
– Il y a 3 différentes classes de train: 1, 2 & 3. J’ai toujours pris la 3ème classe et j’ai adoré. La 2ème classe a a priori des sièges alors que la 3ème n’a que des banquettes (donc parfois 4 personnes sont assises sur une banquette où l’on mettrait 2 personnes maximum en France.)
– il y a une forte promiscuité dans le train également et je suis bien contente de porter des vêtements longs. Et j’ai testé et approuve donc la méthode du baume du tigre pour masquer mes propres odeurs et celles des autres
– Tout le monde prend le train: familles (souvent 3 générations voyagent ensemble), personnes âgées, jeunes…
– Le rythme lent permet de profiter pleinement du paysage. Et quand je dis lent… Il faut en théorie 6h45 pour relier à Kandy, mais ça m’a pris 8h30 dans la pratique (distance entre les 2 villes: 74km)
– En 3ème classe, on assiste à un défilé permanent de vendeurs en tous genres: boissons fraiches, cacahuètes, beignets aux légumes, à la crevette (attention certains sont archi-épicés!!) Ca anime bien le trajet
– Parfois les freins crissent, on sent le fer qui chauffe, on s’arrête en plein milieu de nulle part durant 20min. Personne ne râle ou ne s’étonne de cet arrêt imprévu: les gens attendent tranquillement
– Bien que très bondé, le train restera pour moi un moment de quiétude où les gens sont zens, ne râlent pas s’ils sont debout, s’échangent les places à tour de rôle dans la famille pour ne pas être trop fatigués à force de ne pas s’asseoir.

img_9098Before traveling to Sri Lanka, I had pictures of nice train rides across the country, and I must say I have not been disappointed!
– The train rides have been one of my highlights during my stay in Sri Lanka, the nicest ride being -for me- between Nuwara Eliya and Kandy.
– There are 3 different classes: 1, 2 and 3. I’ve always traveled 3rd class and I loved it! The main difference between 2nd and 3rd is that 2nd has seats and the 3rd has benches, and usually 4 people sit on it (you would only put 2 people in France, so it is quite tight)
– You are very close to each other in the train since it is packed, so I feel definitely better wearing long pants (I also tested and approved the use of tiger balm to hide smells: very efficient)
– Everybody takes the train: families, young, older people. I have seen many families traveling with the 3 generations at the same time.
– Thanks to the very slow pace of the train, you have plenty of time to admire the landscape. And the train really takes its time: it is supposed to take 6h45 to go from Ella to Kandy, but it took me 8h30 (distance between the 2 cities: 45 miles).
– In 3rd class, you can also admire the vendor’s parade and try one of the things they sell: peanuts, fresh drinks, vegetable or prawn fried pastry (some can be really really spicy).
– Sometimes you can hear the train brake very strongly, smell this “rusty brake” odor, and the train will stop in the middle of nowhere for 20 min. Nobody will be upset: everyone will wait quietly and peacefully.
– Even though the train is very crowded whenever I take, I will keep a memory of quietness where people are zen and are not grumpy despite standing up for hours. Members of the same family will rotate to exchange seats.
I loved it!

J’ai pris le bus au Sri Lanka / Bus ride in Sri Lanka

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Icônes religieuses clignotantes / Fancy religious icons

Le Sri Lanka a beau être un petit pays, cela prend du temps de se déplacer d’un point à l’autre. Ca tombe bien, car du temps, j’en ai et j’ai donc utilisé les transports en commun, que la plupart des locaux prennent aussi et, même si souvent très chaotiques, ces trajets font partie de mes meilleurs souvenirs.

Bus:
– Chaque bus a des icônes religieuses affichées à l’avant du bus, plus ou moins décorées (parfois guirlandes clignotantes autour)
– certains chauffeurs font aussi brûler de l’encens
– au départ de chaque long trajet, le chauffeur s’arrête au temple, et dépose une offrande: il remet sa vie et celle de ses passagers entre les mains de Dieu. Pour le moment, j’ai été chanceuse 🙂
– Après ce rituel, c’est parti pour un trajet / course poursuite contre le temps avec Alain Prost au volant!
– Le chauffeur est le roi du monde: il klaxonne à tout va et s’octroie clairement la priorité
– Doubler un tuktuk alors qu’un camion arrive en face n’est pas un problème: le tuktuk se poussera.
– Il faut s’accrocher fermement car on peut facilement voler de son siège (quand on a la chance d’avoir une place assise): j’ai vu des personnes tomber de leur siège!
– la plupart des bus que j’ai pris ont 60 places assises (petites places: on met 5 personnes là où on en mettrait 4 en France) mais 80-85 personnes environ sont dans le bus (et oui, environ 25 personnes qui essaient tant bien que mal de rester debout)
– La promiscuité conduit les gens à se coller/ frotter pas mal malgré la forte chaleur (pas de clim) donc dès que le bus est à l’arrêt, on suffoque rapidement.
– Selon le chauffeur, il y a -ou pas- de la musique super forte, façon Bollywood, et parfois même une tv sur laquelle on peut suivre les clips musicaux.
– Le 1er rang est toujours réservé au clergé (moines bouddhistes)- consigne très respectée, et le 2ème rang aux femmes enceintes: beaucoup moins respecté de ce que j’ai pu voir.

Pour le trajet Tangalla/Ella, qui dure environ 4h30, on m’avait prévenu que le bus était souvent bondé, donc, sachant que le bus parti à 10h30, je suis volontairement arrivée tôt à la gare routière (10h): peine perdue puisque le bus était déjà bondé quand je suis montée dedans (Tangalla n’était qu’un arrêt, mais pas le point de départ). Heureusement, au bout de 2h30 de trajet, ma voisine est descendue donc j’ai pu m’asseoir: quel soulagement!
Ce trajet de 4h30 m’a coûté Rs 250 (1.5 euros) pour 150km, autant dire 3 fois rien. Et pourtant, j’ai trouvé encore moins cher comme moyen de transport… À suivre.

Mes photos du Sri Lanka

Sri Lanka may be a very small country, but it takes time to go from one point to another: totally fine with me since I have plenty of time. So, instead of hiring a driver (I met so many travelers who chose this option because they only had 2 weeks), I took the bus, train and tuktuk: each of these being a thing to do in Sri Lanka according to me.
Bus:- In front of every bus (above the driver), you will find religious icons: some will be fancier than others (shining icons with fancy lights…)
– sometimes, the driver will also burn incense in the bus
– at the beginning of every long journey, the driver will stop at the temple, offering something to God and asking him to protect us. So far, I have been lucky.
– and then, the Formula 1 race can start
– the bus driver is clearly the king of the road
– he does not mind passing a tuktuk while a truck is arriving on the other side: the tuktuk will have no choice but let the bus go
– in the bus, you need to hold your seat very tight if you do no want to fall. It gets obviously even more difficult when you don’t have a seat and need to stand up the whole time
– the buses usually have 60 seats (small seats: you fit 5 Sri Lankan people where you would have only 4 people in France) but about 80 people are in the bus
– the bus is very narrow and packed. So, if you had the heat, there is an interesting sticky smell in the buses (especially when it stops). When the bus is driving, air comes from the windows that are all widely opened.
– depending on the driver, there can be -or not- very loud Bollywood music, and sometimes you even have a tv (I have seen it only once so far)
– the 1st row of the bus is reserved for clergy (Buddhist monks) whereas the 2nd one is supposed to be for pregnant women.
For the Tangalla/Ella ride (that lasts 4h30), I was told that the bus would be packed. So, knowing that the bus was leavins at 10.30am, I arrived at the bus station at 10am, melted under the sun for 30′. When the bus arrived, it was already full. Lucky me, after 2h30, my neighbor got off the bus and was able to take her seat: what a relief!
This 4h30 journey cost me Rs 250 ($2.70) for 95 miles. But I found a cheaper way to travel… To be continued.

My pictures in Sri Lanka