Sénégal: le pays de la Teranga / Senegal, the country of Teranga

Avec Fatou, 98 ans, chef du village de Sippo

Avant de me pencher un peu sur le Sénégal pour savoir où j’allais mettre les pieds, je n’avais jamais entendu parler de la Teranga.
Mais j’ai rapidement compris que c’était ce qui faisait la réputation des Sénégalais: la teranga, autrement dit: l’hospitalité.
Et c’est vrai qu’on a eu l’occasion de tester cette Teranga dès nos 1ers pas dans le pays.
– Entre le chauffeur de taxi, prêt à nous attendre 10′ pour ensuite prolonger sa course de 500m seulement sans nous allonger le prix,
– Ou bien encore ce coiffeur/barbier qui nous a volontiers prêté son téléphone sans rien nous demander en échange,
– Ou bien Jules Souleyman qui nous a invitées à boire un verre dans sa maison alors qu’on était sur la plage d’Ngor: que de rencontres très sympathiques en 2 jours!

Et cela a ensuite continué. Dans le Sine Saloum par exemple, on est allées se balader dans la mangrove avec Ibou (Ibraham) qui nous a fait découvrir sa région magnifique. Il nous a aussi initié à la cérémonie de l’ataya (le thé très sucré qui se boit partagé, en communautés et en trois phases successives), et a aussi grillé sur le barbecue des huîtres fraîchement pêchées (un régal).
Ibou nous a d’ailleurs donné des prénoms locaux, pour mieux nous fondre dans le décor. Perrine a ainsi été renommée Aissatou, Marga Khady et moi Mariama (depuis son arrivée, Laura est Kumba N’diyaie, prononcez “Koumbadjaï”).

Et puis il y aussi eu la rencontre avec la famille sénégalaise de Laura dans son village. Ici, les gens vivent dans un “compound”, c’est à dire que la famille -très très- élargie vit dans plusieurs maisons/huttes rassemblées autour d’une cour. Dans le cas de Laura, elle est hébergée dans la famille du maire, et environ 30 personnes vivent en communauté, partageant ensemble les repas, mais aussi les animaux (ânes, chèvres et zébus -vaches avec des cornes-), l’usage du puits, le poste de télé commun…
Chacun s’occupe des enfants comme si c’était son propre enfant, frère ou soeur. Chaque jour, les gens prennent le temps de venir dire bonjour les uns aux autres.
Et le sourire et la bonne humeur sont toujours de mise. Même Mamadou, alors qu’il perdait depuis longtemps au Uno, et venait encore de repiocher 4 cartes, nous assurait “ce n’est pas grave, je vais surmonter”.

Une chose que je retiendrai du Sénégal: quel que soit le niveau de vie des gens, cela semble être dans leurs gènes que d’inviter les gens, qu’ils soient des amis/familles ou étranger: ils le font avec grand plaisir.

Mes photos du Sénégal

Before looking for information about Senegal, I had never heard about Teranga.
But I quickly understood what Senegalese were famous for: the Teranga, ie hospitality. And I must say that from the very beginning of our trip, I experienced it, namely with:
– our taxi driver, ready to wait for another 10 minutes for us, before then driving only for 2 minutes, without asking for more money
– the barber who lent us his phone without being suspicious at all
– or Jules Souleymane who invited us for a drink at his place, while we were on the beach on Ngor Island. So many nice encounters in two days.

And this kept going!
In Sine Saloum for instance, we discovered the mangrove with Ibou who showed us his wonderful region. He also showed us the Ataya (tea) ceremony, he even grilled fresh oysters on the beach.
Ibou also gave us Senegalese names so that we could blend in the culture, Perrine is now Aissatou, Marga is Khady and I am Mariama. Since she arrived in her village, Laura’s been named Kumba N’diaiye.
And then, we met Laura’s Senegalese family in her village. There, people live in a compound, ie the very extensive family lives in several houses/huts next to each other.

As for Laura, she is hosted in the mayor’s family, where about 30 people live in the community, sharing together meals, but also the animals (donkeys, cows and goats), the well and the TV set. Everyone takes care of the children as if they were their own child or sibling. Everyday, people take the time to come and say hello.
And everybody is always smiling and in a good mood. Even Mamadou, while he had to take 4 more cards when playing Uno even though he was losing already, said with wisdom “it is not a big deal, I will overcome”.

One thing I will keep in mind about Senegal: no matter how poor or rich the people are, they will always invite a new person to join them: it seems like it runs in their blood.

My pictures of Senegal

 

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États-Unis: un road trip en famille / USA: a family road trip in the West

J’ai terminé mon voyage par les États-Unis, pour revoir mes amis, et aussi car j’y retrouvais ma soeur, son mari et leurs 3 enfants qui ont démarré leur tour du monde d’un an le 17 juillet: les Gourm’Trotters.
On s’est donc retrouvés le 3 août dernier à San Francisco, et on a directement commencé notre road trip de 2 semaines qui s’annonçait… bien chargé. Mais après tout, peu m’importait: ce n’est pas moi qui conduisais, et pour moi, l’essentiel était de passer du temps avec eux.
En 2 semaines, on a donc:
– parcouru 4 742 km, soit 338km par jour
– (re)découvert le Yosemite, la Vallée de la Mort, Las Vegas, le Parc Zion, le lac Powell, le Horseshoe bend, Monument Valley, Walnut Canyon, le Grand Canyon, Los Angeles, Santa Barbara et San Francisco
Si je connaissais déjà certains endroits, c’était très sympa d’y retourner en famille (la perception n’est pas du tout la même), et puis aussi très chouette d’en découvrir de nouveaux pour moi.

Ce que j’ai le plus apprécié ?
Partager ces moments en famille. Il faut dire que j’avais un an à rattraper et que depuis mon départ, il s’en est passé des choses, notamment pour mes neveux: l’un a grandi, l’autre a muri, et le 3ème a développé sa filouterie (pour ceux qui les connaissent, je vous laisse deviner quel adjectif attribuer à chacun).
C’était très sympa de partager leur quotidien durant 2 semaines, avec:
– Merlin (7 ans) qui demandait constamment à quelle altitude on était et qui voyait toutes sortes de formes dans les nuages;
– Saik (10 ans) pour qui, chaque nouvel hôtel était une maison “À quelle heure on arrive à la maison?” et qui passait pas mal de temps à faire ses montages vidéos pour sa chaine youtube Aik’s
– et Malo (14 ans), devenu un vrai ado, qui était à l’affut du réseau wifi disponible (autant que moi) dans chaque hôtel, mais qui m’a impressionné aussi par sa culture générale et m’a fait découvrir de la musique très sympa.
– Yves, avec qui on discutait/ajustait l’itinéraire
– et Estelle avec qui on a rattrapé un an de nouvelles.
Et puis il y a aussi tous ces moments partagés tous ensemble, comme:
> jouer aux cartes (championnat de trouduc),
> discuter des paysages découverts ensemble,
> apprendre quelques mots d’anglais,
> réciter les états traversés, avec leurs principales villes et équipes de basket, football américain…
> regarder -régulièrement- de façon un peu désolée le contenu de nos assiettes,
> attribuer une note aux glaces mangées en route,
> décider de qui allait dormir dans le même lit que qui le soir venu…
Bref, ces 2 semaines en famille loin de notre quotidien, c’était génial, et une bonne transition pour moi avant de rentrer.

Mes photos des Etats-Unis

The last country where I stopped was the USA. I went there to visit some friends, and also to meet my sister and her family: they started traveling on July 17 for one year.
We met on August 3 in San Francisco and we started right away our 2-week road trip, that was supposed to be… very intense. But after all, why did it matter to me? I was not driving, and I got to spend 2 weeks with my family.
So, in 14 days, we:
– drove 2,947 miles, ie 210 miles a day
– (re)discovered Yosemite, the Death Valley, Las Vegas, Zion National Park, Lake Powell, Horseshoe bend, Monument Valley, Walnut Canyon, Los Angeles, Santa Barbara and San Francisco.
If I already knew some of these places, it was really nice to go back with my family (the perception was totally different ), and I also liked discovering new places, namely Monument Valley.

What did I enjoy the most?
Sharing these moments with my family. After all, I had not seen them in a year, so we had a lot to catch up with, namely with my nephews who have changed so much: they have grown up, matured and developed their “stupidness”.
I truly enjoyed being part of their daily life for 2 weeks, namely with:
– Merlin (7yo) who was always asking about the altitude and who would imagine any kind of shapes looking at the clouds
– Saik (10yo) who would consider every new hotel we would stay in as his home “What time will we arrive home tonight?”, and who also spent quite a time preparing his youtube videos
– Malo (14 yo), now a real teenager, who was always looking for wifi as we would arrive at the hotel (he was almost as fast as me :-)), and who really impressed me with his general knowledge
– Yves, with whom I would discuss / adjust the itinerary
– and Estelle, with whom I caught up about -almost- everything that happened during the year.
And there were also all these great moments that we spent together, like:
> playing cards together,
> commenting on the landscapes we discovered,
> learning a few English words,
> naming the states we drove through, including the main cities, basketball- and football- famous teams,
> ranking the different ice creams we tasted,
> deciding who was going to share the bed with the following night…
To sum up, I truly enjoyed these 2 weeks with my family, away from what we were used to: it felt like a great transition before flying back home.


My pictures of the USA

États-Unis: New York, un an après / USA: back to NYC, one year later

At Cha and Xav’s wedding

Mon ancien immeuble / Where I used to live

Cela fait plus d’un an que j’ai quitté New York : je suis partie le 7 juin après y avoir vécu 6 ans et demi.
Et l’an dernier, quand je préparais mon itinéraire de voyage, je n’avais pas l’intention de repasser par New York. En effet, après avoir vécu à Montréal quelques mois, cela m’avait fait bizarre d’y retourner car forcément, mes souvenirs ne correspondaient plus à la réalité. Du coup, je m’étais dit que cette fois-ci, j’éviterais New York.
Mais lorsqu’en février, j’ai reçu l’invitation pour le mariage de Charlotte et Xavier le 28 juillet à New York, j’ai regardé les billets d’avion, par acquis de conscience. Et j’ai trouvé des billets San Francisco / New York à des tarifs raisonnables, donc je n’ai pas hésité!
Par contre, j’avais répondu que je ne pourrais pas assister au mariage, pour pouvoir faire la surprise à -quasi- tout le monde!
Et j’ai vraiment adoré voir la réaction des mariés, mais aussi des amis qui n’étaient pas au courant quand ils m’ont vue arriver au mariage! Merci à Alice et Mourad qui ont -presque- su tenir leur langue malgré la pression 😉
J’ai aussi beaucoup aimé la réaction de mes collègues -qui n’étaient pas au courant bien sûr- quand je suis passée au bureau pour un déjeuner, et aussi pour démissionner officiellement (j’avais pris un congé sabbatique).
Et alors? Ca m’a fait quoi de revenir à New York après un an?
Et bien, c’était un mélange de:
– Same same: rien n’a changé: j’ai retrouvé facilement mes repères et j’ai eu le sentiment d’avoir quitté mes amis seulement 2 semaines auparavant
– But different: je me sentais un peu étrangère. En un an, ma vie a pas mal changé et même si New York a cette énergie particulière, je ne regrette absolument pas mon choix d’avoir décidé d’en partir.
Et après avoir passé plus de 11 mois sur la route, j’ai eu le sentiment, le temps de quelques jours, de retrouver une vie sédentaire: l’occasion pour moi de faire le point sur la façon dont j’envisage la suite.

En bref, j’ai adoré mes 6 jours intenses dans La Grosse Pomme, ai apprécié de me balader dans ces rues qui m’étaient si familières, j’ai été rassurée de constater que le 414 W 44 street (mon immeuble) est toujours là, j’ai été surprise de voir le nombre de buildings qui ont poussé comme des champignons le log de la highline.
Mais j’étais aussi contente de repartir de New York et de poursuivre mon aventure pour quasi 2 mois encore.

2 mois?
Oui, car, si mon vol retour San Francisco/ Londres est le 19 août (arrivée en Europe le 20, et arrivée à Nantes le lundi 21 août à 16h25), et bien, j’ai décidé de prolonger un peu l’aventure et je pars:
– en Suisse, du 1er au 6 septembre pour un mariage
– au Sénégal, du 6 au 21 Septembre, pour rendre visite à Laura, qui était venue en Bolivie
– à Bordeaux, du 22 au 24 septembre, pour un mariage
Donc, encore quelques aventures sympas en perspective…

Mes photos des Etats-Unis

I left New York City more than one year ago, on June 7, 2016 exactly, after living there for 6.5 years.
And last year, as I was preparing my trip itinerary, I chose on purpose not to stop in NYC. Indeed, after living in Montreal a few years ago, I had had a strange feeling when I went back as my memories did not match the reality (obviously). So, I intended to avoid New York this time.
But, in February, when I received the invitation for Charlotte and Xavier’s wedding on July 28 in NYC, I checked flights, just in case. And as I found reasonable tickets from SFO to JFK, I bought them right away!
However, when I rsvp’d to the wedding, I said it could not make it, in order to surprise everyone. And I loved the reaction of the bride and groom, as well ad my friends’ when they saw me at the wedding! Thanks Alice and Mourad for keeping the secret.
I also really liked watching my colleagues’ reaction -who had no idea I was coming- when they saw me at the office (I went there to officially quit as I was on a sabbatical until now).

And so? How was it to be back in NYC after one year?
Well, that was a mix of:
– Same same: nothing has changed: I was not lost and I had the feeling I had seen my friends 2 weeks before
– But different: I felt like a stranger in the city as my life has changed quite a lot in the past year. And even if New York City has a great energy, I have no regret about deciding to leave NYC.
And after spending 11+ months on the road, I had the feeling, during a few days, that I was going back to a more sedentary life: so it was a good time for me to think about the future…
To sum up, I loved spending 6 intense days in The Big Apple. I enjoyed walking in these streets I was so familiar with. I was happy to see that the 414 W 44 street building (where I used to live) is still here. I was surprised to see how many new buildings have been rising along the Highline and shocked to learn there is now an Apple Store in Williamsburg.
And I was also happy to leave New York and keep on traveling for almost 2 more months.

2 months?
Yes! I am flying back from San Francisco on August 19 (arriving in Nantes on August 21 at 4.25pm after a short stop in London), and I have decided I will keep going for a little longer to:
– Switzerland, on September 1-6 for a wedding
– Senegal, September 6-21 to visit Laura, my friend who joined me in Bolivia
– Bordeaux, September 22-24 for another wedding
So, I still have quite a few adventures to enjoy!


My pictures of the USA

Pérou: le Machu Picchu, ça vaut le coup? / Peru: is Machu Picchu worth the effort?

Pérou rime forcément avec Machu Picchu. Mais visiter le site en plein mois de juillet rime aussi avec bien galérer.
Tout d’abord, depuis le 1er juillet, les règles de visite du site ont changé. Là où le ticket était valable pour toute la journée auparavant, il n’est à présent valide que pour une demi-journée, l’idée étant de doubler la capacité d’accès au site (jusqu’à 5,000 pax par jour).
Ensuite, pour rejoindre le Machu Picchu (enfin, la ville d’Aguas Calientes: aucune route n’y mène, le site est vraiment caché) depuis Cusco, plusieurs options:
– prendre le train, 240 euros l’aller-retour: incompatible avec mon budget tour du monde
– faire un trek (Salkantay ou Jungle trek ou autre) de 4 ou 5 jours: incompatible avec mon emploi du temps. Et oui, mon voyage en Amérique latine touche à sa fin… J’ai mon avion vendredi (dans 3 jours) depuis Lima pour San Francisco.
– aller au terminal de bus pour prendre le bus local jusqu’à Santa Marta, puis un autre bus ou un taxi jusqu’à Hydroelectrica. Il faut avoir le coeur bien accroché pour être secoué comme dans un panier à salade durant 6h et marcher ensuite 12km pour atteindre Aguas Calientes: option possible, mais j’ai trouvé mieux
– faire le même trajet mais dans un bus réservé via une agence (à peine plus cher: 70 soles (20 euros) aller-retour) mais qui va donc plus vite (une fois de plus, ma vie était entre les mains du chauffeur). C’est l’option que j’ai choisie et j’en suis bien contente, car l’agence savait que le blocus organisé par les profs empêchant l’accès au site la semaine dernière s’est poursuivi, et elle a donc pu nous prévenir que le bus partirait plus tôt (4h au lieu de 7h du matin). Heureusement, sinon, l’attente à la gare locale aurait été très longue et l’issue totalement incertaine…
Jusque là, tout va bien.

Aujourd’hui, jour J pour accéder au site (ticket acheté vendredi dès mon arrivée à Cusco).
Options pour accéder au Machu Picchu depuis Aguas Calientes:
A- prendre un bus de 30min (qui coûte tout de même 12 US$) pour arriver aux portes de site
B- prendre ce même chemin (sans intérêt aucun a priori) à pied
Mon choix est fait: option A car j’ai aussi prévu de grimper sur la Montaña Machu Picchu (ce qui ajoute à l’effort) et je sais ensuite que je devrai marcher de nouveau durant 12km pour rejoindre Hydroelectrica et refaire le chemin en sens inverse pour retourner à Cusco.
Et puis, il y aussi la fatigue cumulée de la semaine précédente (6 réveils entre 3h30 et 5h30 sur 7 nuits, ça commence à faire beaucoup)… La preuve que ma vie de voyageuse n’est pas de tout repos…

En prenant les renseignements hier, l’office du tourisme conseille d’arriver tôt (1h avant) à la station de bus pour pouvoir prendre le 1er qui part à 5h30. Qu’à cela ne tienne, départ de bon matin, à 4h20, de l’auberge de jeunesse (située à 2min à pied)
Et là, peu à peu, en remontant la file, les lampadaires qui éclairent difficilement la rue laissent entrevoir une file d’attente beaucoup plus longue qu’imaginée. Moi qui m’attendais à voir 50/60 personnes, j’ai en fait oublié un 0… Au moins 500/600 pax font déjà la queue: je me demande à quelle heure ils se sont levés…
Plan B? Partir à pied? Cela ne me ferait gagner qu’une 20aine de minutes, donc je préfère malgré tout m’économiser pour le reste de la journée.

Alors? Est ce que ça valait le coup de faire tout ça pour voir le fameux Machu Picchu?
Et bien, à l’heure où je mets un point à cette phrase, il est 4h43 du matin, la file n’a bien évidemment pas avancé d’un poil (le 1er bus ne part qu’à 5h30), en revanche, elle s’épaissit largement devant moi, donc l’attente pour monter dans le bus n’en sera que plus longue.
Donc, réponse à ma question dans quelques heures…
12h43: je suis dans la file d’attente pour prendre le bus retour. Il doit y avoir 350 personnes devant moi…

Est ce que cela valait le coup?
J’étais d’abord tentée de dire non car depuis le début de mon voyage, j’ai découvert des endroits magnifiques, avec beaucoup moins de touristes, beaucoup moins chers pour y accéder et qui m’ont vraiment surprise!

Mais plus la matinée avançait, plus j’ai réalisé à quel point le site est majestueux. Certes, l’aspect culturel (comment un tel lieu a été construit dans un lieu si reculé et à une telle altitude -2400m-?) est impressionnant. Mais au final, c’est surtout la beauté des paysages qui entourent le Machu Picchu qui m’a laissée sans voix.
Il faut dire que sur les 6 heures passées sur le site, j’en ai passé 3 à gravir et descendre la Montaña Machu Picchu (600 m de dénivelé) et 1h30 à aller à la Puerta del Sol et en revenir (300m de dénivelé). L’ascension de la Montaña a été éprouvante (uniquement des marches en pierre inégales) mais les paysages somptueux en valaient vraiment la peine!
Et au final, en redescendant sur le site en lui-même, je me suis retrouvée prise dans les groupes de touristes / visites guidées, donc pas très plaisant.

À mon avis, le site du Machu Picchu mériterait 2 demi-journées: une dédiée à la découverte des alentours pour pouvoir admirer les paysages, et l’autre (très tôt le matin pour éviter les foules) dédiée à une visite guidée du site. Pas de bol pour moi, je n’ai plus le temps de rester un jour de plus et ne suis pas prête non plus à repayer un ticket d’entrée à 60$) donc je me contenterai de me repasser l’intégralité des Cités d’Or pour avoir les détails historiques :-).

Ma conclusion? Oui, malgré tous ces “efforts”, cela valait vraiment la peine pour le Machu Picchu: ce n’est pas pour rien que le site est une des 7 Merveilles du Monde… Donc ça se mérite…

Mes photos du Pérou

Peru rimes with Machu Picchu, and visiting the site in summer time also means not being alone…

First of all, since July 1, rules to acces the site have changed. When you used to buy a ticket for the whole day, it is now valid only for half a day, so that the site can welcome twice as many tourists as before (up to 5,000 pax a day).
Then, to reach Machu Picchu (or the tourist city of Aguas Calientes: there is indeed no road to reach the city, the site is well hidden) from Cusco, there are different options:
– take the train, the roundtrip costs $250: it does not fit in my traveling budget
– do a 4- or 5-day trek (Salkantay- or Jungle trek for instance): it does not fit in my agenda… Unfortunately, my trip to South America is coming to an end as I am flying back from Cusco to San Francisco on Friday (in 3 days)
– go to the bus terminal, take the local bus to Santa Marta, then take another bus or a taxi to Hydroelectrica, then walk for 12km (7miles) to reach Aguas Calientes : that was one of the options but I found a better one.
– do the exact same thing but with a bus booked via a travel agency (and the price is nearly the same: roundtrip costs S70 ($21.50)).
The latter option is the one I chose as it is more convenient (no need to change transportation) and faster (my life was in the driver’s hands, but I am used to it now). And I am glad I chose this option as the agency was informed of the teachers’ strike that was going to block the road. So, they told us that the bus would leave at 4am instead of 7am. And I am glad otherwise I would have waited for a very long time at the bus station, maybe for nothing…
So far, so good.

Today is the D-day: I have the entry ticket to access the site (ticket that I bought last Friday, the day when I arrived in Cusco).
Options to reach the Machu Picchu site:
A- take a 30-min bus (that costs $12) to reach the entry
B- walk the exact same path (but apparently, it is not very pleasant) for 1h30 to 2 hours.
So, I have made up my mind: I will choose option A as I will also climb the Montaña Machu Picchu and I will then have to walk back the 12km (7 miles) to Hydroelectrica and take the bus back to Cusco.
And I also take into account the tiredness of the past week (I woke up 6 times between 3.30am and 5.30am in 7 nights), so this is the proof my life can be tough sometimes :-).

Yesterday, when I asked the tourist office, I was advised to arrive early at the bus station (one hour before) so that I could take the first bus at 5.30am. Ok, so I left the hostel (located 2min away from the bus station) at 4.20 am. And then, as I was walking to get in the line, the street lights slowly uncovered, not 50 or 60 pax as I had imagined, but 500 to 600 pax who were already queuing. I am still wondering at what time they woke up…
Any back up plan? Walk along the road? I would have saved only 20 minutes, so I chose to save energy for the rest of the day (and I was right).

So, after all of this, were all the efforts worth it?
Well, it is now 4.43am, I have not moved one inch forward yet (the 1st bus will only leave at 5.30am…) but the queue is getting thicker and thicker before me, so I will have to wait even longer to get on a bus…
Therefore, I will wait a few hours before making my own judgment and answering my own question.
12.43pm: I am -again- queuing for the bus, but this time to go back to Aguas Calientes. There must 350 pax before me…

But so, was it worth it after all?
At first, I was tempted to say no as, since the beginning of my trip, I have discovered amazing places, way less crowded, way less cheaper, and way more surprising than the Machu Picchu.
But, as the morning was going on, I started to realize how spectacular the site was. Of course, the cultural aspect (how did they build such a site in such a remote place at such an altitude -7,900ft-?) was very impressive.
But, I must say that what stroke me the most was the beauty of the surrounding landscapes.
Well, out of the 6 hours I spent onsite, I dedicated 3 of them to climbing and descending the Montaña Machu Picchu (2,000ft altitude difference and only stairs…) and another 1h30 to go up and down the Puerta del Sol (1,000 ft altitude difference). The landscapes were breathtaking!
And then, as I was walking down to the site itself, I got caught among tourist crowds/ guided tours, so not very pleasant, so I escaped.

In my opinion, it would be worth spending 2 half days to Machu Picchu:
– one half day to climb the surrounding mountains and enjoy the view on the Machu Picchu from the top
– another half day (still very early in the morning to beat the crowd) to follow a guided historic/cultural tour of the site.
Unfortunately, I cannot stay one more day (and cannot really spend either another 60$ on the entrance fee), so I will rewatch a cartoon that took place in Peru and was famous in France as I was a child “Les Cités d’Or” to get the historic details ;-).

My final conclusion? Yes, the Machu Picchu was worth all these efforts and I don’t regret any of it. After all, it is one of the 7th wonders of the world, so you have to earn it.

My pictures of Peru

Pérou: “Pancito de chocolate” / Volunteering in Peru

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En arrivant au Pérou, j’avais décidé de me poser plusieurs jours au même endroit, et comme on m’avait dit qu’Arequipa était sympa, et bien voilà, l’endroit était tout trouvé… Et je me suis dit que pour une fois, je pourrais me rendre un peu utile. J’avais découvert l’association Rayo De Sol par hasard sur internet et son projet me plaisait bien et j’ai donc décidé d’y faire du volontariat pour quelques jours.

Rayo De Sol: quelle est cette association?
En 2 mots: en voyage au Pérou il y a 13 ans, une Française (Marie-France Coudurier) s’est rendue compte de la pauvreté dans certains quartiers d’Arequipa. Elle a donc décidé de créer une crèche/ école dans le quartier de l’Alto Cayma pour permettre à environ 50 enfants défavorisés d’avoir 2 repas (petit-déjeuner et déjeuner) par jour, des cours le matin et des activités l’après-midi.

Et comment financer le tout? En créant une boulangerie et vendant des viennoiseries dans les rues d’Arequipa. Note: au Pérou (tout comme en Bolivie d’ailleurs), il y a beaucoup de vendeurs ambulants, les gens sont donc habitués à acheter dans la rue.

Et donc, dans tout ça, je fais quoi?
Et bien, moi, comme les autres bénévoles (on est une dizaine au total en ce moment), on se balade dans les rues d’Arequipa durant 5h chaque jour pour vendre des viennoiseries.
D’ailleurs, pour clôturer le débat une fois pour toutes, au Pérou, ils disent “pan de chocolate”, et non pas “chocolatina”, la preuve donc que le VRAI nom est “pain au chocolat”.

Et du coup, j’ai acquis plusieurs compétences ces derniers jours:
– j’ai développé ma force de vente et mes arguments tous plus valables les uns que les autres pour acheter des viennoiseries
– j’ai amélioré mes compétences linguistiques en espagnol (j’ai appris que pasas veut dire raisins et qu’au Perou, “dulce de leche” se dit “manjar”).
– j’ai appris à refuser gentiment en espagnol les demandes en mariage des Péruviens (moyenne d’âge: 75 ans).
– j’ai joué avec les enfants l’après-midi
– j’ai un peu aidé Willie (le boulanger péruvien), Veronica (sa femme) et Kevin (bénévole, boulanger de métier) à préparer les viennoiseries. Verdict: ça me plait bien car c’est concret, mais si j’étais boulangère, je prendrais 5kg en 2 semaines… Donc cette carrière ne sera pas pour moi.

Mais en attendant, j’apprécie mes 10 jours de bénévolat, qui me changent de mon rythme précédent. Et en plus, l’ambiance entre bénévoles est très sympa.

Mes photos du Pérou

When I arrived in Peru, I wanted to take a break and stay a few days in the same place. And as I was told that Arequipa was a nice city, then I decided to settle there for a couple of days. And I thought that, for once, I could be useful and volunteer in a NGO. I discovered the Rayo De Sol foundation on the Internet, and as I liked their project/values/goals, I decided to volunteer for this organization.

So, what is the story of Rayo De Sol?
13 years ago, a French woman who was traveling to Peru discovered that there were very poor neighborhoods in Arequipa, where kids would not go to school nor eat 3 times a day.
Therefore, she decided to create a school / kindergarden in the Alto Cayma neighborhood to allow about 50 children to have a daily breakfast and lunch, having teachers in the morning and activities in the afternoon.

And where does the money come from?
In order to finance the school (pay for staff salaries, daily costs, etc) they created a bakery to sell pastries in the streets of Arequipa. Note: in Peru (such as in Bolivia), it is very common to sell all sorts of things -including food- in the street.

And so? What is my job as a volunteer?
Well, along with the other volunteers, I walk in the streets of Arequipa selling fresh pastries 5 hours a day, 5 days a week.

And so, I have developed new skills in the past few days. I have:
– improved my selling skills,
– extended my Spanish vocabulary (I now that “pasas” means “raisin”, and that dulce de leche is “manjar” in Spanish)
– learned how to decline politely in Spanish wedding proposals from 70ish-year-old Peruvian men
– played with the kids in the afternoon
– helped Willie (the baker), Veronica (his wife) and Kevin (another volunteer whose job is to be a baker) prepare the pastries for the following day. I’ve really enjoyed it but also realized I would never be a baker, as I would gain 10 pounds every 2 weeks…
But so far, I’ve really enjoyed these 10 days of volunteering. And plus, we all get along with the other volunteers.


My pictures of Peru

Bolivie: bonne année Aymara / Bolivia: feliz Aymara año!

Hier, 21 juin, on fêtait le Nouvel An Aymara en Bolivie (et le passage à l’année 5525), l’occasion donc d’assister aux cérémonies traditionnelles.
Le Nouvel An correspond au solstice d’hiver, et se célèbre précisément lorsque les 1ers rayons du soleil apparaissent.
Car pendant qu’en France, certains souffrent de la canicule, ici en Bolivie, on vient de passer en hiver et la nuit, il fait jusqu’à -4/-6 degrés. Et je peux vous affirmer que quand on dort dans un endroit non isolé et sans chauffage, les 5 couches de vêtements, le drap de soie, le duvet et les 5 couvertures de l’auberge ne sont pas de trop pour se réchauffer;-)

Bref, la nuit dernière a été une autre de ces nuits où j’ai eu très froid, mais ça valait vraiment le coup!
La cérémonie à laquelle j’ai assisté avait lieu sur les bords du lac Titicaca. Le fameux: celui qui nous a tous fait rire durant nos leçons de géographie au primaire. Mais au moins, j’avais retenu que c’est le lac le plus haut du monde à 3800m.
Récit donc ce 21 juin:
Réveil à 4h20, départ à 4h45, il fait froid mais c’est beaucoup plus supportable qu’au salar d’Uyuni et je suis mieux équipée aussi.
Après environ 1h de bus, on doit finir de gravir la montagne à pied. Et là, j’en bave pas mal: on monte quand même à 4325m! Je mâche donc de la coca et essaie de respirer tant bien que mal malgré mon rhume.
Arrivés la haut, il y a peut-être 250 personnes qui se réchauffent autour de feux, la plupart sont en habits traditionnels, enveloppés dans leurs ponchos colorés, et qui attendent le lever du soleil.
Certaines personnes jouent de la musique traditionnelle (avec des sortes de tambour et flûtes et pipeaux). Les gens mâchent de la coca et en parsèment aussi sur le sol, en offrande à la Pachamama.
Quand le soleil se lève, chacun lève les mains, paumes tournées vers le soleil (comme pour se réchauffer), la musique s’intensifie avec quelques chants, puis chacun se souhaite la bonne année. Le guide nous explique aussi qu’on doit “se débarrasser” quelque chose d’ancien pour faire la place au neuf (ex: se couper la barbe, ou bien laisser partir un ressentiment à l’encontre de quelqu’un…)
Les gens sont adorables, très avenants, nous posent des questions et veulent prendre des photos avec nous et se laissent facilement photographier (contrairement à d’habitude), ils nous offrent de la coca et discutent. Certains ne parlent pas espagnol, seulement Aymara -leur langage traditionnel-, mais leurs yeux et gestes traduisent leurs pensées.
Et ensuite, on admire le paysage sur le lac Titicaca avec les monts enneigés de la cordillera Real et les plaines alentours: c’est magique!
On est 23 dans notre groupe, dont seulement 6 nom Boliviens. Donc je suis bien contente d’avoir choisi cette excursion (très compliqué et pas très sécurisé d’y aller seul) qui n’est pas du tout touristique. Et en plus, cette agence (Titicat Tours) travaille avec en lien avec les communautés locales, donc cela me plait encore plus!

Mes photos de Bolivie

Yesterday, June 21 was the Aymara New Year in Bolivia (we entered the year 5525), and so I attended traditional celebrations. Aymara New Year coincides with the winter solstice.
Yes, I am in the Southern hemisphere, and winter just started. At night, temperatures can go down to 20F. And sleeping in hostels without insolation not heat, I can tell you that I have been pretty cold despite my 5 layers of clothes, sleeping bag and multiple blankets…

Anyway, the night before yesterday was one of these pretty cold nights, but it was totally worth it!
The celebration I saw took place at Titicaca lake (ask any French person: I am pretty sure they know that it is the highest lake on earth. Why? Because the name of the lake sounds like “pee and poo” in French so we would all laugh at school when learning about it. Disclaimer: we were 9 years old, or maybe more 12 actually…)
So, here are the details of my day of June 21:
Wake up at 4.20am, departure at 4.45am: it is cold but not as much as in the Salar de Uyuni, and I am also better equipped. After about 1h by bus, we need to climb by foot to reach the top of the mountain. And this is where it gets tough, as we are climbing very high: 14,190 ft. I chew coca and try to breathe (not very easy with a cold).
At the top of the mountain, there are about 250 people gathered around fires to warm up, wrapped in their colorful ponchos, waiting for the sunrise.
Some people are playing traditional music (with drums, flutes and pipes). People are chewing coca leaves and are spreading some on the ground, as an offer to the Pachamama.
When the sun rises, everyone places their hands towards the sun, music gets louder, some people sing, and everyone wishes feliz año nuevo to each other. Our guide explains us that the tradition is to leave something from the past (like cutting your beard or letting a resentment towards someone) behind to start a happy new year. We take part to the festivities with everyone else.
The people are really nice, interested in knowing more about us, asking to take pictures with us (and for once, they are not shy when we take pictures), they offer us coca leaves and chat with us. Some do not speak Spanish but only Aymara -their traditional language-, but their eyes and gestures translate their minds.
And then, we admire the Titicaca lake from the top, surrounded by the snowy peaks of the Cordillera Real: this is magical!
We are 23 people in our group, and only 6 of us are non Bolivians. So, I am really glad I chose this tour (very complicated and not very safe to go by yourself). Plus, the tour operator (Titicat Tours) works very closely with and supports local communities, so I like it even more!

My pictures of Bolivia 

Bolivie: le plaisir des marchés / The markets in Bolivia

Marché de Santa Cruz

En arrivant en Bolivie, j’ai de nouveau retrouvé l’ambiance des marchés qui me plaisait tant en Asie. Cette ambiance m’avait un peu manquée en Argentine (je n’avais pas vraiment vu de marchés).
Mais à Santa Cruz, puis à Sucre, Tupiza, Potosi, Samaipata (et, j’imagine, dans les prochains endroits que je vais visiter) j’ai retrouvé le marché, le vrai:
Celui qui envahit les trottoirs et déborde sur la route,
Celui qui grouille de personnes, certaines pressées, d’autres -touristes comme moi- un peu paumées,
Celui où l’on peut trouver absolument de tout: des fruits, des brosses à dents, de selles pour chevaux, de la viande…
Celui où il faut faire attention où l’on met les pieds car c’est parfois vraiment cracra par terre
Celui où l’on retient parfois sa respiration en passant devant de la viande à la couleur douteuse,
Celui où l’on en prend plein les yeux, avec les couleurs si variées,
Celui où les femmes (la quasi totalité des stands que j’ai vus sont tenus par des femmes) sont vêtues de l’habit traditionnel,
Celui où l’on entend les marchands crier des prix/ vanter des produits sans comprendre ce qu’ils disent,
Celui où l’on voit aussi malheureusement beaucoup de mendiants, des enfants de 6-7 ans qui jonglent dans l’espoir d’obtenir quelques bolivianos (monnaie locale) aux personnes âgées,
Celui où l’on goûte des aliments inconnus: parfois c’est une belle surprise, parfois c’est un peu plus difficile à avaler,
Celui où l’on s’attable sur un bout de planche recouvert d’un papier plastifié jauni et où l’on mange le plat du jour (sans toujours savoir ce que c’est),
Celui où l’on peut boire de délicieux jus de fruits frais pour 8 bolivianos (1 euro),
Bref, celui qui donne le pouls du pays et permet de mieux découvrir la culture bolivienne: me encantó!!

Mes photos de Bolivie
When I arrived in Bolivia, I was happy to discover all the markets in every city. This reminded me of Asia.
When visiting Santa Cruz, and then Sucre, Tupiza, Potosi and Samaipata (and I imagine I will see similar markets in the next cities I will visit), I experienced the market, the real one:
That invades the side walks and the roads,
The one full of people, some being in a hurry and others -tourists like me- wandering in the different aisles,
The one where I can buy anything you want: fruits, toothbrushes, meat and horse saddles,
The one where I may have to look down as the floor may be very dirty,
The one where I sometimes hold my breath looking at the meat stalls,
The one where my eyes are obsessed with all these colors,
The one where women (all the stalls I saw were held by women) are wearing their traditional outfit,
The one where I can hear the vendors shout at prices or products without understanding what they mean,
The one where, unfortunately, lots of people are begging, from 6/7yo children who juggle to earn a few bolivianos (local currency) to older people,
The one where I eat unknown food: sometimes I eat happily surprised, sometimes I try to keep smiling while swallowing,
The one where I sit on a wooden beach and eat the “menu del día” on an old plastified tablecloth,
The one where I drink delicious fresh squeezed juices for 8 bolivianos ($1.15).
To sum up, I have been to lots of markets where I could sense the Bolivian culture, and I have loved it!

My pictures of Bolivia

Bolivie: l’art du “bloqueo” / Road blocks in Bolivia

img_3236Pourquoi cette photo qui n’a rien à voir avec le titre? Lisez jusqu’à la fin et vous saurez…

Jeudi dernier, on a fait un trajet de nuit de 9h30 en bus (dont 2h d’arrêt au milieu de la pampa pour changer de bus à 1h30 du matin car l’original avait un souci de vitesse et pas assez de puissance pour passer les cols de 4 200 m) pour relier Sucre à Tupiza, au sud ouest de la Bolivie.
Arrivé à Tupiza, le bus s’arrête à 4km du centre. On nous explique qu’il y a un “bloqueo” mais on ne comprend pas bien de quoi il s’agit. On hésite à rester dans le bus en attendant que ça se débloque, mais finalement, on part à pied, et on a bien fait car le barrage dure maintenant depuis 9 jours…

Après discussion avec plusieurs personnes, on comprend que le “bloqueo”, c’est pour exiger une eau potable à Tupiza (40,000 habitants). L’eau provient en effet du Nord de la région de Potosi, région minière qui pollue l’eau (de nombreux cas de cancers de l’estomac).
Donc, depuis une semaine, la ville est paralysée et une bonne partie de la population se relaie pour maintenir le blocus et obtenir de la région que la ville soit rattachée au système d’eau du sud du pays.
Hier, lundi, quand nous avons voulu quitter Tupiza pour rejoindre Potosi, la ville étant toujours bloquée, les bus ne pouvaient toujours pas passer. Nous avons donc imité les locaux, marchant pour sortir de la ville, au delà du bloqueo. Nous avons ensuite attendu durant 1h30 qu’un micro (minivan de 6 personnes) puisse nous emmener à Potosi en un temps record (pas de limitation de vitesse apparemment).

Et la suite? Comment ça s’est terminé? Il devait y avoir des discussions hier lundi entre le gouvernement local et la population pour trouver un accord. Si ce n’était pas le cas, le bloqueo s’intensifierait, plus aucun véhicule ne pourrait circuler, les banques seraient fermées… En cherchant sur le net, je n’ai trouvé aucune info sur le conflit. Je vais donc essayer de suivre l’actualité locale pour connaitre le dénouement, en espérant que la population obtienne gain de cause.

Une chose que j’ai comprise, c’est que les bloqueos sont “monnaie courante” en Bolivie: c’est la façon qu’ont les Boliviens de se faire entendre du gouvernement (l’équivalent de nos grèves françaises en somme), parfois ça marche, mais assez souvent, malheureusement, ça échoue.

Et alors? Pourquoi cette photo de moi sur un cheval? Parce qu’en raison du “bloqueo”, je ne pouvais pas faire d’excursion en jeep -les routes étant bloquées- pour aller explorer les alentours de Tupiza qui, avec leurs cactus et falaises rouges, ressemblent à un décor de Western. La seule solution? Faire une sortie à cheval. J’ai donc bravé ma peur des animaux et j’ai passé un super moment! J’ai même fait du galop (et Laura peut en attester). Vous devez certainement penser que faire une sortie à cheval, c’est banal, mais pour moi qui ai peur des animaux (à chacun ses soucis), c’était un exploit ;-).

Mes photos de Bolivie

Why did I choose this photo, which has nothing to do with the title? Read until the end to understand.

Last Thursday, we took the night bus from Sucre to Tupiza, South West of Bolivia for 9 hours and 30 minutes, including a 2-hour break in the middle of nowhere. We then had to change bus at 1.30am as the former one had a mechanical problem and was not powerful enough to climb to 13,800ft high.
When we arrived in Tupiza, the bus stopped 2.5 miles away from the bus station. We were told there was a “bloqueo”, ie road block but we did not understand why (it could have been due to an accident). We finally decided not to wait in the bus and walk to the village: that was a smart decision as it started 5 days before we arrived and 9 days later, it is still going on…

After discussing with several people, we understood that the “bloqueo” was a protest from the locals who are demanding clean water. Indeed, at the moment, Tupiza, 40,000 inhabitants, gets water from the North of the Potosi region, where there are lots of mines that pollute water. Several people died of stomach cancer, so the population demands clear water.
Therefore, it has been a week since the city has been blocked and most of the population takes part to the movement so that the region changes things.
Yesterday (Monday), when we wanted to leave the city to go to Potosi, buses could not go through. So, we imitated the locals, walking past the bloqueo, to go outside the city. We then waited for a micro (6-seat minivan) for 1h30 to reach Potosi in no time (the driver clearly ignored the speed limits, if there were any).

And what’s the current situation? How did the bloqueo end up? There were supposed to be discussions yesterday between the local government and the people from Tupiza. If no agreement were found, things would get worse (no more car, no more gaz, no more bank…). I checked online but couldn’t find any information, so I will try to find local newspapers, but I hope the people from Tupiza obtain what they are asking for.

Anyway, I understood that “bloqueos” are quite common in Bolivia. In France, we have the strikes, in Bolivia, they have the bloqueos. Sometimes, it is successful and people get what they want, but it also fails quite often…

And so, why did I post a photo of me on a horse? Because I was supposed to go explore the surroundings of Tupiza yesterday morning in a jeep. The surroundings are similar to a Western movie set (high red cliffs, cactuses…). But, the road being blocked, the car could not leave the city, so the only solution was horseback riding. Therefore, I overcame my fear of animals and went on a 2h30-horseback riding and I actually enjoyed it a lot. I even galloped!! (Laura can testify it is true). For most of you, this may sounds very common, but for a person (me) who is afraid of animals (everyone has their own issues, so no judgment please :-)), I really went out of my comfort zone.

My pictures of Bolivia 

Besoin de faire une pause / Break needed

Quoi? Tu as besoin d’une pause alors que ça fait un an que tu es en vacances*? Et oui, ça peut sonner un peu étrange, mais ces derniers jours, j’ai ressenti le besoin de me poser.
Et en écoutant, durant mes nombreux trajets en bus, l’épisode d’Allo La Planète (le numéro 112 pour ceux que ça intéresse) où une personne parle du burn out du voyage, je me suis un peu retrouvée dans son témoignage.

Qu’est ce qui s’est passé?
En arrivant en Amérique Latine, j’ai ressenti un peu comme une lassitude, plus vraiment envie de découvrir de nouveaux lieux tous les jours.

À quoi c’était dû?
Peut-être que durant ces 3 derniers mois, comme j’ai quasiment toujours voyagé avec quelqu’un (Rémi, Perrine) ou bien me suis posée chez des amis (Nici et Ciaran, Hélène et John, Claire et François, Lise et Vincent, Fabien), je me suis habituée et ai apprécié de me reposer sur quelqu’un pour prendre les choses en main et ne pas devoir tout décider seule.
Je crois aussi que la météo a joué sur mon moral. En effet, après quasi 9 mois d’été, j’ai bien senti passer les 4 à 10 degrés sans soleil du Nord de l’Argentine… Et la perspective de m’habiller tous les jours pareil (car je n’ai que très peu de vêtements chauds) ne m’a pas non plus enchantée.
Enfin bref, pleins de petites raisons qui, mises bout à bout, m’ont conduites à réaliser que je ne m’émerveillais plus autant qu’avant, et avais un peu la sensation d’être “blasée” par le voyage… Bien dommage.

Alors, quelle solution?
Du coup, j’ai encore ralenti mon rythme, ai posé mon sac plus longtemps au même endroit. Certains jours, je n’ai pas fait grand chose, si ce n’est discuter -de vive voix ou par écrit- (merci Marta, Maman, Adeline, Cécile, Virginie, Audrey, Perrine, Alice, Camille d’avoir passé du temps avec moi). J’ai aussi regardé des films, bouquiné, écrit dans mon journal, me suis posée dans des cafés et observé les gens en buvant du thé ou des chocolats chauds avec des alfajores.
Et puis j’ai aussi pris le temps de discuter avec des gens rencontrés dans les auberges, lors de visites, que ce soient des Argentins avec lesquels j’étais fière de converser en espagnol (même si je ne comprenais que 70% de la conversation environ), et notamment avec Betsabé, de Buenos Aires, avec qui on est allées au marché et on a cuisiné de bons légumes locaux, ou bien des touristes étrangers ou Français, comme Solenne et Xavier qui terminent leur voyage de 7 mois en Amérique latine et avec lesquels j’ai passé plusieurs jours.

Et alors?
Rassurez-vous, tout va bien! Ce rythme plus lent m’a fait du bien et j’ai réalisé (de nouveau) que j’avais une chance inouïe de voyager encore pour plusieurs semaines dans des endroits magnifiques et que j’ai encore pleins de gens à rencontrer, de choses à découvrir.
En plus, le soleil est revenu, donc, même s’il fait toujours super froid, ça me réchauffe le moral! Et les 2 derniers jours ont été riches en paysages extraordinaires!

Et la suite?
Demain, je passe la frontière pour la Bolivie et je remonte tranquillement vers Santa Cruz car lundi, mon amie Laura me rejoint pour 10 jours. Hâte de la revoir, de partager des moments avec elle et d’en savoir plus sur sa nouvelle vie au Sénégal!

Mes photos d’Argentine

* Et aussi, je fais une différence entre être en vacances pour quelques jours/semaines et être en voyage pour une longue période.

What? You need a break!? But you’ve been on vacation* for one year! Yes, this may sound strange, but for the past few days, I have felt like I needed a break. And while listening, during the long hours traveling by bus, to the “Allo la Planète” podcasts, the story of a girl who did a ‘burn out’ after traveling kind of resonated with how I was feeling.

What happened?
When I arrived in South America, I felt like I was getting jaded, I did not really have the energy nor the will to explore new places.

Why did I feel this way?
It may be due to the fact that for the past 3 months, I had been traveling with friends (Rémi, Perrine) or staying at their place (Nici and Ciaran, Hélène and John, Claire and François, Lise and Vincent, Fabien). So, I had gotten used to rely on other people and not always decide for myself.
The weather also played a role on my mood swing. Indeed, after almost 9 months of summer, the cold in North Argentina hit me strongly: 4 to 10 Celsius without any sun, and wearing everyday the same clothes (as I don’t carry many warm clothes) did not enlighten me.
Anyway, I felt like I was losing this “wow” sensation and felt jaded.

So, what was the solution?
Well, I decided to travel even more slowly, spending more time in the same place. And I was happy not to pack/unpack every day and change beds/rooms/hostels.
Some days, I did not do much, except chatting or texting (thanks Marta, Maman, Adeline, Cécile, Virginie, Audrey, Perrine, Alice, Camille to have spent time with me), reading, watching movies, writing my diary, sitting in a coffee shop, watching people while sipping tea or hot chocolate and eating alfajores.
And I also took the time to discuss with people I met, whether they were Argentinian (I was able to understand only 70% of the conversation, but still…), to go to the market to buy local vegetables with Betsabe -from Buenos Aires- and then cook healthy dishes, ans also to spend a few days with Solenne and Xavier, who have been traveling in South America for 7 months.

And so, did it work?
Yes, and don’t worry, I am perfectly fine! Slowing down helped me realize how lucky I am to travel for a couple of weeks in wonderful places and I am looking forward to meet new people and discover new cultures and places.
And the sun is back, so, even though it is cold, it still warms up inside;-) And during the past two days, I saw incredible landscapes!

So, what’s next?
Tomorrow, I will cross the border to Bolivia and will slowly go to Santa Cruz, where my friend Laura is landing next Monday. I am really excited to see her, know more about her new life in Senegal and spend 10 days with her discovering a new country!

My pictures of Argentina 


*To me, there is a difference between being on vacation and traveling, so I don’t consider myself as “on vacation for 365 days”

Argentine: un pays en crise, des gens heureux / Argentina: happiness despite the crisis


Je savais que l’Argentine souffrait depuis un moment d’une crise économique, sans vraiment connaître les détails. Et je dois admettre que je ne connaissais rien du gouvernement actuel. Après avoir discuté avec pas mal d’Argentins, j’en sais un peu sur Macri et son gouvernement et sur le grand dysfonctionnement économique que vit le pays depuis de nombreuses années. Quelques chiffres qui me paraissent ahurissants:
– 40% inflation en 2016; objectif 2017: abaisser l’inflation à 17% (taux actuel de 27%)
– 35% des gens vivent sous le seuil de pauvreté;
– 73 pesos, soit 4.10 euros, c’est le prix d’un timbre (pour une carte postale sans enveloppe pour l’Europe).
Inutile de préciser que la “crise économique” que subit la France/l’Europe fait doucement rire les Argentins.
Mais en discutant avec d’autres personnes, jeunes et moins jeunes, je m’aperçois que, malgré tous ces soucis qui, en France, nous paraîtraient insurmontables, les gens sont heureux ici.
La raison? Parce qu’ils sont habitués à vivre dans cette situation de crise depuis de nombreuses années et ont fini par s’accommoder de la situation (ils n’ont pas vraiment le choix). “Me chupa un huevo”, traduit par “Je m’en fiche”, semble être un peu la devise des jeunes.
Leurs solutions? Les classes moyennes vivant près du Chili (Mendoza est à 200 km de la frontière) passent la frontière et vont faire leurs achats chez le voisin. Pour le prix d’une roue de voiture en Argentine, ils peuvent en acheter 3 au Chili. Il leur est plus rentable de faire le voyager aller retour Mendoza-Chili pour une seule paire de baskets que de les acheter en Argentine. Et sinon, et bien les gens galèrent, mais gardent malgré tout le sourire et leur joie de vivre. Ils profitent des moments passés ensemble, entre amis, le weekend, autour d’asados (barbecues). Cette situation ne semble pas leur peser au quotidien* et l’Argentine me parait comme un pays où il fait bon vivre.
Encore un exemple de plus où je réalise qu’on peut être heureux avec des choses simples, des moments partagés entre amis plutôt que des choses que l’on possède.

Mes photos d’Argentine

* A noter que les gens que j’ai rencontrés viennent des classes moyennes et je n’ai pas encore eu l’occasion de discuter avec des gens qui galèrent vraiment.
I knew Argentina had been suffering an economic crisis, without knowing the details. And I must admit I knew nothing about the current government. But, after discussing with quite a few Argentinian people, I have now learned a bit about Macri and his government and the economic situation the country has been going through for a few years now. A few figures that sound unreal to me:
– 40% inflation rate in 2016. Aim for 2017: 17% (currently, the rate is 27%)
– 35% of the population lives under the poverty rate
– 73 pesos, ie $4.60: this is the price of one stamp to send a postcard in Europe (without an envelope)
But while discussing with other people -some younger than others- I realized that, despite all these problems that would frighten everyone in France, people seem to be happy here.
How do they do it?
Since they have been suffering the crisis for a while, they have no other choice but to get used to it. “Me chupa un huevo”, ie “I don’t care” seems to be a common “motto” among young people.
What are their solutions?
Middle classes who live close to Chile (there are only 200 km between Mendoza and the Chilean border), go shopping there. It is 3 times cheaper to buy a car wheel in Chile than in Argentina. And those who cannot do that struggle and have to find other solutions. But despite all of this, they keep smiling and seem to be happy.
They enjoy the moments spent with family and friends, doing asados (barbecues). The crisis situation does not seem to affect them* on a daily basis and Argentina looks like a country where it is pleasant to live.
So, this is another example where I realize that one can be happy with simple things, ie sharing moments with friends and family instead of trying to possess more.

My pictures of Argentina


* Note that the people I have met so far are from the middle class, as I have not met yet any people who really struggle hard.