Bolivie: bonne année Aymara / Bolivia: feliz Aymara año!

Hier, 21 juin, on fêtait le Nouvel An Aymara en Bolivie (et le passage à l’année 5525), l’occasion donc d’assister aux cérémonies traditionnelles.
Le Nouvel An correspond au solstice d’hiver, et se célèbre précisément lorsque les 1ers rayons du soleil apparaissent.
Car pendant qu’en France, certains souffrent de la canicule, ici en Bolivie, on vient de passer en hiver et la nuit, il fait jusqu’à -4/-6 degrés. Et je peux vous affirmer que quand on dort dans un endroit non isolé et sans chauffage, les 5 couches de vêtements, le drap de soie, le duvet et les 5 couvertures de l’auberge ne sont pas de trop pour se réchauffer;-)

Bref, la nuit dernière a été une autre de ces nuits où j’ai eu très froid, mais ça valait vraiment le coup!
La cérémonie à laquelle j’ai assisté avait lieu sur les bords du lac Titicaca. Le fameux: celui qui nous a tous fait rire durant nos leçons de géographie au primaire. Mais au moins, j’avais retenu que c’est le lac le plus haut du monde à 3800m.
Récit donc ce 21 juin:
Réveil à 4h20, départ à 4h45, il fait froid mais c’est beaucoup plus supportable qu’au salar d’Uyuni et je suis mieux équipée aussi.
Après environ 1h de bus, on doit finir de gravir la montagne à pied. Et là, j’en bave pas mal: on monte quand même à 4325m! Je mâche donc de la coca et essaie de respirer tant bien que mal malgré mon rhume.
Arrivés la haut, il y a peut-être 250 personnes qui se réchauffent autour de feux, la plupart sont en habits traditionnels, enveloppés dans leurs ponchos colorés, et qui attendent le lever du soleil.
Certaines personnes jouent de la musique traditionnelle (avec des sortes de tambour et flûtes et pipeaux). Les gens mâchent de la coca et en parsèment aussi sur le sol, en offrande à la Pachamama.
Quand le soleil se lève, chacun lève les mains, paumes tournées vers le soleil (comme pour se réchauffer), la musique s’intensifie avec quelques chants, puis chacun se souhaite la bonne année. Le guide nous explique aussi qu’on doit “se débarrasser” quelque chose d’ancien pour faire la place au neuf (ex: se couper la barbe, ou bien laisser partir un ressentiment à l’encontre de quelqu’un…)
Les gens sont adorables, très avenants, nous posent des questions et veulent prendre des photos avec nous et se laissent facilement photographier (contrairement à d’habitude), ils nous offrent de la coca et discutent. Certains ne parlent pas espagnol, seulement Aymara -leur langage traditionnel-, mais leurs yeux et gestes traduisent leurs pensées.
Et ensuite, on admire le paysage sur le lac Titicaca avec les monts enneigés de la cordillera Real et les plaines alentours: c’est magique!
On est 23 dans notre groupe, dont seulement 6 nom Boliviens. Donc je suis bien contente d’avoir choisi cette excursion (très compliqué et pas très sécurisé d’y aller seul) qui n’est pas du tout touristique. Et en plus, cette agence (Titicat Tours) travaille avec en lien avec les communautés locales, donc cela me plait encore plus!

Mes photos de Bolivie

Yesterday, June 21 was the Aymara New Year in Bolivia (we entered the year 5525), and so I attended traditional celebrations. Aymara New Year coincides with the winter solstice.
Yes, I am in the Southern hemisphere, and winter just started. At night, temperatures can go down to 20F. And sleeping in hostels without insolation not heat, I can tell you that I have been pretty cold despite my 5 layers of clothes, sleeping bag and multiple blankets…

Anyway, the night before yesterday was one of these pretty cold nights, but it was totally worth it!
The celebration I saw took place at Titicaca lake (ask any French person: I am pretty sure they know that it is the highest lake on earth. Why? Because the name of the lake sounds like “pee and poo” in French so we would all laugh at school when learning about it. Disclaimer: we were 9 years old, or maybe more 12 actually…)
So, here are the details of my day of June 21:
Wake up at 4.20am, departure at 4.45am: it is cold but not as much as in the Salar de Uyuni, and I am also better equipped. After about 1h by bus, we need to climb by foot to reach the top of the mountain. And this is where it gets tough, as we are climbing very high: 14,190 ft. I chew coca and try to breathe (not very easy with a cold).
At the top of the mountain, there are about 250 people gathered around fires to warm up, wrapped in their colorful ponchos, waiting for the sunrise.
Some people are playing traditional music (with drums, flutes and pipes). People are chewing coca leaves and are spreading some on the ground, as an offer to the Pachamama.
When the sun rises, everyone places their hands towards the sun, music gets louder, some people sing, and everyone wishes feliz año nuevo to each other. Our guide explains us that the tradition is to leave something from the past (like cutting your beard or letting a resentment towards someone) behind to start a happy new year. We take part to the festivities with everyone else.
The people are really nice, interested in knowing more about us, asking to take pictures with us (and for once, they are not shy when we take pictures), they offer us coca leaves and chat with us. Some do not speak Spanish but only Aymara -their traditional language-, but their eyes and gestures translate their minds.
And then, we admire the Titicaca lake from the top, surrounded by the snowy peaks of the Cordillera Real: this is magical!
We are 23 people in our group, and only 6 of us are non Bolivians. So, I am really glad I chose this tour (very complicated and not very safe to go by yourself). Plus, the tour operator (Titicat Tours) works very closely with and supports local communities, so I like it even more!

My pictures of Bolivia 

Bolivie: le plaisir des marchés / The markets in Bolivia

Marché de Santa Cruz

En arrivant en Bolivie, j’ai de nouveau retrouvé l’ambiance des marchés qui me plaisait tant en Asie. Cette ambiance m’avait un peu manquée en Argentine (je n’avais pas vraiment vu de marchés).
Mais à Santa Cruz, puis à Sucre, Tupiza, Potosi, Samaipata (et, j’imagine, dans les prochains endroits que je vais visiter) j’ai retrouvé le marché, le vrai:
Celui qui envahit les trottoirs et déborde sur la route,
Celui qui grouille de personnes, certaines pressées, d’autres -touristes comme moi- un peu paumées,
Celui où l’on peut trouver absolument de tout: des fruits, des brosses à dents, de selles pour chevaux, de la viande…
Celui où il faut faire attention où l’on met les pieds car c’est parfois vraiment cracra par terre
Celui où l’on retient parfois sa respiration en passant devant de la viande à la couleur douteuse,
Celui où l’on en prend plein les yeux, avec les couleurs si variées,
Celui où les femmes (la quasi totalité des stands que j’ai vus sont tenus par des femmes) sont vêtues de l’habit traditionnel,
Celui où l’on entend les marchands crier des prix/ vanter des produits sans comprendre ce qu’ils disent,
Celui où l’on voit aussi malheureusement beaucoup de mendiants, des enfants de 6-7 ans qui jonglent dans l’espoir d’obtenir quelques bolivianos (monnaie locale) aux personnes âgées,
Celui où l’on goûte des aliments inconnus: parfois c’est une belle surprise, parfois c’est un peu plus difficile à avaler,
Celui où l’on s’attable sur un bout de planche recouvert d’un papier plastifié jauni et où l’on mange le plat du jour (sans toujours savoir ce que c’est),
Celui où l’on peut boire de délicieux jus de fruits frais pour 8 bolivianos (1 euro),
Bref, celui qui donne le pouls du pays et permet de mieux découvrir la culture bolivienne: me encantó!!

Mes photos de Bolivie 
When I arrived in Bolivia, I was happy to discover all the markets in every city. This reminded me of Asia.
When visiting Santa Cruz, and then Sucre, Tupiza, Potosi and Samaipata (and I imagine I will see similar markets in the next cities I will visit), I experienced the market, the real one:
That invades the side walks and the roads,
The one full of people, some being in a hurry and others -tourists like me- wandering in the different aisles,
The one where I can buy anything you want: fruits, toothbrushes, meat and horse saddles,
The one where I may have to look down as the floor may be very dirty,
The one where I sometimes hold my breath looking at the meat stalls,
The one where my eyes are obsessed with all these colors,
The one where women (all the stalls I saw were held by women) are wearing their traditional outfit,
The one where I can hear the vendors shout at prices or products without understanding what they mean,
The one where, unfortunately, lots of people are begging, from 6/7yo children who juggle to earn a few bolivianos (local currency) to older people,
The one where I eat unknown food: sometimes I eat happily surprised, sometimes I try to keep smiling while swallowing,
The one where I sit on a wooden beach and eat the “menu del día” on an old plastified tablecloth,
The one where I drink delicious fresh squeezed juices for 8 bolivianos ($1.15).
To sum up, I have been to lots of markets where I could sense the Bolivian culture, and I have loved it!

My pictures of Bolivia

Bolivie: l’art du “bloqueo” / Road blocks in Bolivia

Pourquoi cette photo qui n’a rien à voir avec le titre? Lisez jusqu’à la fin et vous saurez…

Jeudi dernier, on a fait un trajet de nuit de 9h30 en bus (dont 2h d’arrêt au milieu de la pampa pour changer de bus à 1h30 du matin car l’original avait un souci de vitesse et pas assez de puissance pour passer les cols de 4 200 m) pour relier Sucre à Tupiza, au sud ouest de la Bolivie.
Arrivé à Tupiza, le bus s’arrête à 4km du centre. On nous explique qu’il y a un “bloqueo” mais on ne comprend pas bien de quoi il s’agit. On hésite à rester dans le bus en attendant que ça se débloque, mais finalement, on part à pied, et on a bien fait car le barrage dure maintenant depuis 9 jours…

Après discussion avec plusieurs personnes, on comprend que le “bloqueo”, c’est pour exiger une eau potable à Tupiza (40,000 habitants). L’eau provient en effet du Nord de la région de Potosi, région minière qui pollue l’eau (de nombreux cas de cancers de l’estomac).
Donc, depuis une semaine, la ville est paralysée et une bonne partie de la population se relaie pour maintenir le blocus et obtenir de la région que la ville soit rattachée au système d’eau du sud du pays.
Hier, lundi, quand nous avons voulu quitter Tupiza pour rejoindre Potosi, la ville étant toujours bloquée, les bus ne pouvaient toujours pas passer. Nous avons donc imité les locaux, marchant pour sortir de la ville, au delà du bloqueo. Nous avons ensuite attendu durant 1h30 qu’un micro (minivan de 6 personnes) puisse nous emmener à Potosi en un temps record (pas de limitation de vitesse apparemment).

Et la suite? Comment ça s’est terminé? Il devait y avoir des discussions hier lundi entre le gouvernement local et la population pour trouver un accord. Si ce n’était pas le cas, le bloqueo s’intensifierait, plus aucun véhicule ne pourrait circuler, les banques seraient fermées… En cherchant sur le net, je n’ai trouvé aucune info sur le conflit. Je vais donc essayer de suivre l’actualité locale pour connaitre le dénouement, en espérant que la population obtienne gain de cause.

Une chose que j’ai comprise, c’est que les bloqueos sont “monnaie courante” en Bolivie: c’est la façon qu’ont les Boliviens de se faire entendre du gouvernement (l’équivalent de nos grèves françaises en somme), parfois ça marche, mais assez souvent, malheureusement, ça échoue.

Et alors? Pourquoi cette photo de moi sur un cheval? Parce qu’en raison du “bloqueo”, je ne pouvais pas faire d’excursion en jeep -les routes étant bloquées- pour aller explorer les alentours de Tupiza qui, avec leurs cactus et falaises rouges, ressemblent à un décor de Western. La seule solution? Faire une sortie à cheval. J’ai donc bravé ma peur des animaux et j’ai passé un super moment! J’ai même fait du galop (et Laura peut en attester). Vous devez certainement penser que faire une sortie à cheval, c’est banal, mais pour moi qui ai peur des animaux (à chacun ses soucis), c’était un exploit ;-).

Mes photos de Bolivie 

Why did I choose this photo, which has nothing to do with the title? Read until the end to understand.

Last Thursday, we took the night bus from Sucre to Tupiza, South West of Bolivia for 9 hours and 30 minutes, including a 2-hour break in the middle of nowhere. We then had to change bus at 1.30am as the former one had a mechanical problem and was not powerful enough to climb to 13,800ft high.
When we arrived in Tupiza, the bus stopped 2.5 miles away from the bus station. We were told there was a “bloqueo”, ie road block but we did not understand why (it could have been due to an accident). We finally decided not to wait in the bus and walk to the village: that was a smart decision as it started 5 days before we arrived and 9 days later, it is still going on…

After discussing with several people, we understood that the “bloqueo” was a protest from the locals who are demanding clean water. Indeed, at the moment, Tupiza, 40,000 inhabitants, gets water from the North of the Potosi region, where there are lots of mines that pollute water. Several people died of stomach cancer, so the population demands clear water.
Therefore, it has been a week since the city has been blocked and most of the population takes part to the movement so that the region changes things.
Yesterday (Monday), when we wanted to leave the city to go to Potosi, buses could not go through. So, we imitated the locals, walking past the bloqueo, to go outside the city. We then waited for a micro (6-seat minivan) for 1h30 to reach Potosi in no time (the driver clearly ignored the speed limits, if there were any).

And what’s the current situation? How did the bloqueo end up? There were supposed to be discussions yesterday between the local government and the people from Tupiza. If no agreement were found, things would get worse (no more car, no more gaz, no more bank…). I checked online but couldn’t find any information, so I will try to find local newspapers, but I hope the people from Tupiza obtain what they are asking for.

Anyway, I understood that “bloqueos” are quite common in Bolivia. In France, we have the strikes, in Bolivia, they have the bloqueos. Sometimes, it is successful and people get what they want, but it also fails quite often…

And so, why did I post a photo of me on a horse? Because I was supposed to go explore the surroundings of Tupiza yesterday morning in a jeep. The surroundings are similar to a Western movie set (high red cliffs, cactuses…). But, the road being blocked, the car could not leave the city, so the only solution was horseback riding. Therefore, I overcame my fear of animals and went on a 2h30-horseback riding and I actually enjoyed it a lot. I even galloped!! (Laura can testify it is true). For most of you, this may sounds very common, but for a person (me) who is afraid of animals (everyone has their own issues, so no judgment please :-)), I really went out of my comfort zone.

My pictures of Bolivia 

Besoin de faire une pause / Break needed

Quoi? Tu as besoin d’une pause alors que ça fait un an que tu es en vacances*? Et oui, ça peut sonner un peu étrange, mais ces derniers jours, j’ai ressenti le besoin de me poser.
Et en écoutant, durant mes nombreux trajets en bus, l’épisode d’Allo La Planète (le numéro 112 pour ceux que ça intéresse) où une personne parle du burn out du voyage, je me suis un peu retrouvée dans son témoignage.

Qu’est ce qui s’est passé?
En arrivant en Amérique Latine, j’ai ressenti un peu comme une lassitude, plus vraiment envie de découvrir de nouveaux lieux tous les jours.

À quoi c’était dû?
Peut-être que durant ces 3 derniers mois, comme j’ai quasiment toujours voyagé avec quelqu’un (Rémi, Perrine) ou bien me suis posée chez des amis (Nici et Ciaran, Hélène et John, Claire et François, Lise et Vincent, Fabien), je me suis habituée et ai apprécié de me reposer sur quelqu’un pour prendre les choses en main et ne pas devoir tout décider seule.
Je crois aussi que la météo a joué sur mon moral. En effet, après quasi 9 mois d’été, j’ai bien senti passer les 4 à 10 degrés sans soleil du Nord de l’Argentine… Et la perspective de m’habiller tous les jours pareil (car je n’ai que très peu de vêtements chauds) ne m’a pas non plus enchantée.
Enfin bref, pleins de petites raisons qui, mises bout à bout, m’ont conduites à réaliser que je ne m’émerveillais plus autant qu’avant, et avais un peu la sensation d’être “blasée” par le voyage… Bien dommage.

Alors, quelle solution?
Du coup, j’ai encore ralenti mon rythme, ai posé mon sac plus longtemps au même endroit. Certains jours, je n’ai pas fait grand chose, si ce n’est discuter -de vive voix ou par écrit- (merci Marta, Maman, Adeline, Cécile, Virginie, Audrey, Perrine, Alice, Camille d’avoir passé du temps avec moi). J’ai aussi regardé des films, bouquiné, écrit dans mon journal, me suis posée dans des cafés et observé les gens en buvant du thé ou des chocolats chauds avec des alfajores. 
Et puis j’ai aussi pris le temps de discuter avec des gens rencontrés dans les auberges, lors de visites, que ce soient des Argentins avec lesquels j’étais fière de converser en espagnol (même si je ne comprenais que 70% de la conversation environ), et notamment avec Betsabé, de Buenos Aires, avec qui on est allées au marché et on a cuisiné de bons légumes locaux, ou bien des touristes étrangers ou Français, comme Solenne et Xavier qui terminent leur voyage de 7 mois en Amérique latine et avec lesquels j’ai passé plusieurs jours.

Et alors
Rassurez-vous, tout va bien! Ce rythme plus lent m’a fait du bien et j’ai réalisé (de nouveau) que j’avais une chance inouïe de voyager encore pour plusieurs semaines dans des endroits magnifiques et que j’ai encore pleins de gens à rencontrer, de choses à découvrir.
En plus, le soleil est revenu, donc, même s’il fait toujours super froid, ça me réchauffe le moral! Et les 2 derniers jours ont été riches en paysages extraordinaires!

Et la suite?
Demain, je passe la frontière pour la Bolivie et je remonte tranquillement vers Santa Cruz car lundi, mon amie Laura me rejoint pour 10 jours. Hâte de la revoir, de partager des moments avec elle et d’en savoir plus sur sa nouvelle vie au Sénégal!

Mes photos d’Argentine

* Et aussi, je fais une différence entre être en vacances pour quelques jours/semaines et être en voyage pour une longue période.

What? You need a break!? But you’ve been on vacation* for one year! Yes, this may sound strange, but for the past few days, I have felt like I needed a break. And while listening, during the long hours traveling by bus, to the “Allo la Planète” podcasts, the story of a girl who did a ‘burn out’ after traveling kind of resonated with how I was feeling.

What happened?
When I arrived in South America, I felt like I was getting jaded, I did not really have the energy nor the will to explore new places.

Why did I feel this way?
It may be due to the fact that for the past 3 months, I had been traveling with friends (Rémi, Perrine) or staying at their place (Nici and Ciaran, Hélène and John, Claire and François, Lise and Vincent, Fabien). So, I had gotten used to rely on other people and not always decide for myself.
The weather also played a role on my mood swing. Indeed, after almost 9 months of summer, the cold in North Argentina hit me strongly: 4 to 10 Celsius without any sun, and wearing everyday the same clothes (as I don’t carry many warm clothes) did not enlighten me.
Anyway, I felt like I was losing this “wow” sensation and felt jaded.

So, what was the solution?
Well, I decided to travel even more slowly, spending more time in the same place. And I was happy not to pack/unpack every day and change beds/rooms/hostels.
Some days, I did not do much, except chatting or texting (thanks Marta, Maman, Adeline, Cécile, Virginie, Audrey, Perrine, Alice, Camille to have spent time with me), reading, watching movies, writing my diary, sitting in a coffee shop, watching people while sipping tea or hot chocolate and eating alfajores. 
And I also took the time to discuss with people I met, whether they were Argentinian (I was able to understand only 70% of the conversation, but still…), to go to the market to buy local vegetables with Betsabe -from Buenos Aires- and then cook healthy dishes, ans also to spend a few days with Solenne and Xavier, who have been traveling in South America for 7 months.

And so, did it work?
Yes, and don’t worry, I am perfectly fine! Slowing down helped me realize how lucky I am to travel for a couple of weeks in wonderful places and I am looking forward to meet new people and discover new cultures and places.
And the sun is back, so, even though it is cold, it still warms up inside;-) And during the past two days, I saw incredible landscapes!

So, what’s next?
Tomorrow, I will cross the border to Bolivia and will slowly go to Santa Cruz, where my friend Laura is landing next Monday. I am really excited to see her, know more about her new life in Senegal and spend 10 days with her discovering a new country!

My pictures of Argentina 


*To me, there is a difference between being on vacation and traveling, so I don’t consider myself as “on vacation for 365 days”

Réponse au courrier des lecteurs / Reader’s corner (Part 3)

Visiblement, ma situation financière intrigue… Donc voic réponses à des questions que l’on m’a posées plus d’une fois. 

1- Tu dois être super riche pour voyager?
Non, pas du tout (je travaille dans le tourisme pour rappel, donc non, je ne suis pas riche). J’ai eu la chance de ne faire jamais d’emprunt, et il faut aussi dire que je n’ai pas grand chose: ma vie tient dans quelques boites, et mon téléphone doit être la chose de plus grande valeur monétaire que je possède.
Avant de partir, j’ai tout de même travaillé durant 13 ans, mettant de l’argent de côté pour m’acheter un appartement, un jour. Mais, ne sachant pas où je veux habiter, j’ai décidé d’utiliser cet argent pour voyager. Et à partir du moment où j’ai pris ma décision, j’ai essayé de réduire mes dépenses quotidiennes pour économiser encore un peu plus.
Et pour le moment, je suis plus que ravie de mon investissement 🙂 J’espère qu’il portera ses fruits sur le long terme aussi.

2- Combien te coûte ton tour du monde?
En préparant mon voyage, j’ai vu de nombreux blogs qui indiquaient le taux moyen de dépenses quotidiennes par pays. Mais je n’ai pas voulu me compliquer la vie avec pleins de calculs qui auraient pu me limiter.
Je suis partie avec un budget de 25,000$, ce qui, par rapport aux moyennes que j’ai pu lire (plutôt entre 10 et 15,000 € pour un an), est vraiment confortable. Je précise aussi que j’ai fait le choix de visiter des pays où le coût de la vie est élevé (Océanie, Etats-Unis). J’ai ensuite établi mon budget quotidien, en répartissant cette somme sur 18 mois:
– 6 mois en Asie
– 3 mois en Océanie, que j’ai doublés, soit 6 mois
– 3 mois en Amérique latine, auxquels j’ai ajouté 1 mois (coût de la vie + élevé qu’en Asie)
– 1 mois aux USA, que j’ai doublé aussi.
Soit, un total de 18 mois
Sachant qu’après avoir enlevé les frais de départ (billet tour du monde, assurances, vaccins, matériel…), j’avais 20,000$, j’ai fait le calcul suivant:
20,000$ / (18 mois = 546 jours)
Soit $36,70 par jour, soit:
– Asie : $37 par jour
– Océanie et USA: $74 par jour
– Amérique latine: $47
Comprenant hébergement, transport, nourriture, activités, visas, cartes postales, bières, verres de vin, lessive, arnaques à touristes, etc.

3- Et alors? Tu arrives à t’y tenir?

Pour le moment, je m’en sors à peu près, même si mes prédictions pour Tahiti étaient vraiment très basses (je me suis fait plaisir aussi). Je tiens mon budget au quotidien, indispensable selon moi pour savoir où j’en suis. Et, malgré mon dégoût des maths, je suis tout de même fille de comptables, donc j’aime bien savoir où j’en suis.
Donc, à moins de 3 mois de mon retour, j’ai encore quelques réserves…

I have heard these questions more than once since I started traveling, so here are my answers:

1- Did you win the lottery to travel?
No, I did not win the lottery, and I’ve worked in the tourism industry, so I am definitely not rich. But I am lucky as I have never had any loan, and I must say that I do not possess many things. My whole life is contained in a few boxes stored at my parents’, and my phone is most likely the most valuable thing I own.
Before starting my adventure, I worked for 13 years, saving money, with the idea to buy an apartment, one day. But as I don’t know where I want to live, I thought I would better use this money to travel. And from the moment I made my decision, I then started to save more on a daily basis.
And so far, I have never been happier: I guess this investment was a very thoughtful one.

2- What is your budget for your trip around the world?

While preparing my travel, I read many blogs where people were detailing their average daily spendings according to each country. But I did not want to make very detailed calculation and did not want to plan everything.
So, I started with a $25,000 budget, which is, compared to everything I read (the average for 1 year is €10,000 to €15,000), is quite comfortable. But note that I also chose to visit expensive countries (Australia, New Zealand, Tahiti, the US). I then divided this budget in 18 months:
– 6 months in Asia
– 3 months in Oceania, that I doubled due to the cost of living
– 3 months in South America, where I added a month as it is + expensive than in Asia
– 1 month in the USA, that I doubled as well
Which totals to 18 months
And, after deducing all the initial costs (round the world ticket, insurance, vaccines…), I still had $20,000, so I divided it this way:
20,000$ / (18 months = 546 days)
= $36,70 per day, ie:
– Asia: $37 per day
– Oceania and USA: $74 per day
– South America: $47 per day
This budget includes accommodation, transportation, food, activities, visas, postcards, stamps, laundry, beers, wine, new equipment, souvenirs, tourist traps…)

3- And so, were your predictions accurate?

So far, more or less yes (except for Tahiti where I planned way too low, but I enjoyed it). I keep track of my expenses on a daily basis (or I would have spent way too much). And despite the fact that I hate maths and figures, I am still a daughter of both accountants, so I know how to manage a budget.
So, with a little less than 3 months left, I still have a few savings…

Argentine: un pays en crise, des gens heureux / Argentina: happiness despite the crisis


Je savais que l’Argentine souffrait depuis un moment d’une crise économique, sans vraiment connaître les détails. Et je dois admettre que je ne connaissais rien du gouvernement actuel. Après avoir discuté avec pas mal d’Argentins, j’en sais un peu sur Macri et son gouvernement et sur le grand dysfonctionnement économique que vit le pays depuis de nombreuses années. Quelques chiffres qui me paraissent ahurissants:
– 40% inflation en 2016; objectif 2017: abaisser l’inflation à 17% (taux actuel de 27%)
– 35% des gens vivent sous le seuil de pauvreté;
– 73 pesos, soit 4.10 euros, c’est le prix d’un timbre (pour une carte postale sans enveloppe pour l’Europe).
Inutile de préciser que la “crise économique” que subit la France/l’Europe fait doucement rire les Argentins.
Mais en discutant avec d’autres personnes, jeunes et moins jeunes, je m’aperçois que, malgré tous ces soucis qui, en France, nous paraîtraient insurmontables, les gens sont heureux ici.
La raison? Parce qu’ils sont habitués à vivre dans cette situation de crise depuis de nombreuses années et ont fini par s’accommoder de la situation (ils n’ont pas vraiment le choix). “Me chupa un huevo”, traduit par “Je m’en fiche”, semble être un peu la devise des jeunes.
Leurs solutions? Les classes moyennes vivant près du Chili (Mendoza est à 200 km de la frontière) passent la frontière et vont faire leurs achats chez le voisin. Pour le prix d’une roue de voiture en Argentine, ils peuvent en acheter 3 au Chili. Il leur est plus rentable de faire le voyager aller retour Mendoza-Chili pour une seule paire de baskets que de les acheter en Argentine. Et sinon, et bien les gens galèrent, mais gardent malgré tout le sourire et leur joie de vivre. Ils profitent des moments passés ensemble, entre amis, le weekend, autour d’asados (barbecues). Cette situation ne semble pas leur peser au quotidien* et l’Argentine me parait comme un pays où il fait bon vivre.
Encore un exemple de plus où je réalise qu’on peut être heureux avec des choses simples, des moments partagés entre amis plutôt que des choses que l’on possède.

Mes photos d’Argentine

* A noter que les gens que j’ai rencontrés viennent des classes moyennes et je n’ai pas encore eu l’occasion de discuter avec des gens qui galèrent vraiment.
I knew Argentina had been suffering an economic crisis, without knowing the details. And I must admit I knew nothing about the current government. But, after discussing with quite a few Argentinian people, I have now learned a bit about Macri and his government and the economic situation the country has been going through for a few years now. A few figures that sound unreal to me:
– 40% inflation rate in 2016. Aim for 2017: 17% (currently, the rate is 27%)
– 35% of the population lives under the poverty rate
– 73 pesos, ie $4.60: this is the price of one stamp to send a postcard in Europe (without an envelope)
But while discussing with other people -some younger than others- I realized that, despite all these problems that would frighten everyone in France, people seem to be happy here.
How do they do it?
Since they have been suffering the crisis for a while, they have no other choice but to get used to it. “Me chupa un huevo”, ie “I don’t care” seems to be a common “motto” among young people.
What are their solutions?
Middle classes who live close to Chile (there are only 200 km between Mendoza and the Chilean border), go shopping there. It is 3 times cheaper to buy a car wheel in Chile than in Argentina. And those who cannot do that struggle and have to find other solutions. But despite all of this, they keep smiling and seem to be happy.
They enjoy the moments spent with family and friends, doing asados (barbecues). The crisis situation does not seem to affect them* on a daily basis and Argentina looks like a country where it is pleasant to live.
So, this is another example where I realize that one can be happy with simple things, ie sharing moments with friends and family instead of trying to possess more.

My pictures of Argentina


* Note that the people I have met so far are from the middle class, as I have not met yet any people who really struggle hard.

Argentine: retour sur les bancs de l’école / Back to school in Argentina

Pour communiquer plus facilement avec les gens que je rencontre, -et trouver plus facilement un job à Madrid ;-)-, j’ai décidé de reprendre des cours d’espagnol. Je viens donc de passer une semaine à Mendoza, en Argentine.
Cela m’a fait bizarre/plaisir de:
– ressentir une mini appréhension, le 1er jour: souvenir des jours de rentrée
– connaître le point de vue des Argentins qui étudient le Français sur la perception de notre pays
– me concentrer durant 3h de suite (surtout que j’étais la seule en cours -basse saison- donc je ne pouvais me reposer sur les autres pour répondre aux profs)
– répondre à la question “Donde vives?”: question simple mais c’est un peu une colle pour moi de dire où j’habite
– réaliser que ça fait 7 ans et demi que je suis partie de France et qu’il y a beaucoup de questions sur mon pays auxquelles je ne peux plus répondre (nouveautés musicales, papiers nécessaires pour louer un appart via le Crous…)
– revenir à la théorie et corriger les erreurs que je faisais sans réfléchir en parlant espagnol
– me lever tous les jours à la même heure
– croiser tous les matins, au même endroit, les mêmes jumeaux de 5/6 ans qui chantaient chaque fois une chanson différente
– en bref, retrouver une routine…
Mais c’était chouette! Ça m’a vraiment plu de pouvoir m’exprimer et échanger avec plein de gens différents.
Objectif prochain: éviter la facilité avec les touristes francophones ou anglophones et me concentrer sur les hispanophones pour m’améliorer 😉

Mes photos d’Argentine

To communicate more easily with local people in South America -and find a job in Madrid more easily later:-)-, I decided to take Spanish classes. So, I stayed in Mendoza, Argentina, for one week.
It felt weird/nice to:
– get some little apprehension the 1st day (reminded me of the back-to-school times)
– understand how Argentinian students who study French perceive France
– answer the question “Donde vives?”: although a simple one, it is not easy for me to know where I live…
– realize that I left France 7.5 years, so it is now difficult for me to answer some questions about my country, such as current trendy music bands, or what papers are needed to rent a place as a student…
– theorize on things in the Spanish language and try to correct mistakes that I used to make while speaking without thinking
– focus for 3 hours straight, and since I was the only student in my class (low season), I could not rely on the others to answer the teacher
– wake up everyday at the same time
– meet, every morning, at the exact same street corner, 5/6 year-old twins who would sing a different song each time
– well, get back to a routine…
But it was great: I really enjoyed it! I liked being able to express myself and discuss with so many different people.
Next goal: avoid French- and English-speaking tourists as much as I can and try to meet Spanish-speaking to improve my Spanish!

My pictures of Argentina

Bilan après 3 mois en Océanie / After 3 months in Oceania

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Tout d’abord, en arrivant en Océanie, et après avoir passé 6 mois en Asie, il m’a fallu quelques temps pour me réadapter au mode de vie occidental, ce que je n’avais pas du tout anticipé.

L’Océanie, pour moi, c’était:
– un continent totalement inconnu puisque je n’y avais jamais mis les pieds
– un confort: j’avais moins la sensation de partir à l’aventure qu’en Asie car tous les pays que j’ai visités sont développés. Et aussi le sentiment d’une vie plus sédentaire, car j’ai souvent laissé un endroit pour y revenir ensuite (ex: Sydney) ou bien pu me poser dans une certaine routine (ex: Nouvelle Zélande en campervan): cela a rendu mon voyage plus confortable que de changer d’auberge de jeunesse tous les 2 jours…
– la sensation d’être au bout du monde, aux antipodes de tout ce qui m’était connu jusqu’alors, la sensation de (re)-découvrir la nature, avec une faune et flore inhabituelle et des paysages aussi divers que magiques
– la joie de retrouver des amis à chaque étape, que ce soit pour leur rendre visite ou bien parce qu’ils m’ont rejointe. Merci Nici et Ciaran, Greg, Hélène, John et Luka, Claire, François, Marius et Suzanne, Matt et Charlotte, Rémi, Lisa, Lise et Vincent, Perrine.
– en bref, une pause confortable, super agréable et surprenante, qui m’a permis de faire le plein d’énergie pour la suite de mon voyage.

Prochaine étape: après une courte escale à San Francisco chez Fabien (ami que j’avais retrouvé en Inde, à Mumbai), direction l’Amérique latine: étape qui sera certainement moins confortable et un peu plus aventureuse, mais toute aussi passionnante je l’espère.
Je vais retrouver mon quotidien non programmé, qui me réservera, je suppose, son lot de surprises, de rencontres en tous genres, de kilomètres avec mon sac sur le dos à la recherche d’une auberge, de comparatifs de commentaires sur trip advisor, de longs trajets de bus, d’imprévu et de magie!

When I arrived in Oceania, after 6 months in Asia, it took me a couple of days to “adjust back” to the Western World, as I was no longer used to a world where everything is money driven buying. To me, Oceania was:
– A brand new continent where I discovered everything and learned a lot as it was my first time there
– A comfortable step, where I enjoyed sleeping in a real bed, going to the supermarket and finding what I am used to without being lost in translation. It also felt more like a sedentary life as I found a “routine life” (eg: in New Zealand in the campervan) and arrived in places and came back there (eg: Sydney) so that I could travel lighter
– The feeling that I was on the other side of the world, where everything was a new discovery, the feeling that I (re)discovered nature, with a very diverse wildlife and flora and amazing landscapes.
– The happiness of seeing friends that I visited and friends who joined me. I discovered so many things and I never felt alone. Thank you Nici and Ciaran, Greg, Hélène, John and Luka, Claire, François, Marius and Suzanne, Matt and Charlotte, Rémi, Lisa, Lise and Vincent, and also Perrine.
– To sum up: a great experience, very comfortable and surprising. I reloaded my energy and now I’m ready for the next continent!

Next step: after a 6-day layover in San Francisco at my friend Fabien (who I joined in Mumbai), I am on to South America: I assume this next step will not be as “comfortable” as Oceania, and probably more adventurous, but hopefully as great as the others. I will go back to my unplanned “daily routine”, ie experiencing unexpected situations, meeting with people from all over, walking with my backpack on, looking for a hostel to stay, checking reviews on trip advisor, spending hours in buses, and enjoying those magic moments!

Polynésie: une leçon de culture et de géographie / Learning about culture and geography in French Polynesia

En arrivant à Papeete il y a 10 jours, je dois bien avouer que les connaissances que j’avais en tête sur Tahiti étaient surtout des clichés: colliers de fleurs, ukulélé, senteurs de frangipaniers et fleurs de tiaré. Tout ça s’est révélé vrai, et d’ailleurs, j’ai eu droit, dès l’aéroport, à un super accueil à la Tahitienne de la part de Perrine (amie de New York qui m’a rejointe pour 2 semaines) et Lise et Vincent (amis de mon frère Ludo et Adeline qui vivent à Tahiti et nous ont accueillies comme des reines chez eux).Mais au delà de ça, cela fait 10 jours que j’apprends plein de choses:

1- sur la géographie:
– Tahiti n’est qu’1 des 118 iles qui composent la Polynésie Française (qui s’étend sur un territoire aussi vaste que l’Europe).
– il y a 5 archipels au total: Iles de la Société (dont font partie Tahiti et Moorea), Tuamotu (Tikehau en fait partie), Australes, Marquises, Gambier
– J’ai appris ce qu’est un:
Atoll: anneau de plusieurs motus
Motu: ilot de terre entre la barrière de corail et l’ile volcanique

2- sur la culture:
La culture polynésienne est vraiment ancrée ici, et les Tahitiens/nes ne mettent pas dans leurs cheveux des fleurs de tiaré ou de frangipanier uniquement à l’aéroport, mais on en voit partout, les gens portent aussi des couronnes de fleurs/feuilles fraiches (les femmes comme les hommes)
Le tahitien est une langue utilisée ici, et c’est tellement doux et chantant, ça ajoute au charme de l’ile. Quelques mots que j’ai appris:
Iaorana: Bonjour
Maururu: merci (avec les R qui roulent)
Maeva: bienvenue
Manuia: tchin
Nana: au revoir
Fenua: le pays
Fare: la maison (beaucoup d’hébergements sont des fare = maisons d’hôtes)
Bref, un dépaysement total, même si les panneaux des affiches électorales me rappellent que, même perdue à l’autre bout du monde dans l’Océan Pacifique, je suis en France…

3- sur la gastronomie:
Et puis il y aussi la nourriture, tellement bonne ici! Bien sûr, il y a beaucoup de poisson, et notamment du poisson cru, un vrai régal! Mes plats préférés: poisson cru au lait de coco et sashimi de thon
Et il y a aussi tous ces fruits et légumes que je (re)-découvre et qui ont tellement de goût!
– noix de coco: mon moment préféré: m’arrêter sur le bord de la route pour boire une coco fraiche et ensuite gratter la chair avec une cuillère
– les ramboutans: sortes de litchi à la coque rouge et poilue
– les mapé: sortes de châtaignes, vendues cuites et chaudes au bord de la route (un peu étouffe chrétien)
Et aussi:
– le Uru: légume typique dont la consistence ressemble à une pomme de terre, et qui pousse dans un arbre “l’arbre à pain” car l’Uru est consistant comme du pain
– le taro
– et aussi toutes les variétés de banane, qui se mangent crues ou cuites
Bref, j’en prends plein les yeux, le nez, les oreilles et aussi le ventre!

Mes photos de Polynésie

When I landed in Papeete 10 days ago, the only things I knew about Tahiti were clichés: flower necklaces, ukuleles, frangipani and tiare smells. These cliches are actually true, and I was greeted very warmly at the airport. Perrine, my friend from NYC, and Lise and Vincent (friends of Adeline and my brother Ludo who live in Tahiti and who hosted us like queens) were waiting for me with flower necklaces.
But beyond this, I have learned so many things for the past 10 days:


1- about geography:
– Tahiti is only 1 of the 118 islands that form French Polynesia (which is as large as Europe).
– There are 5 archipelagos in total: Société Islands (Tahiti and Moorea are part of it), Tuamotu, Australes, Marquises, Gambier
– And now I know what an atoll (ring of several motus) and a motu (tiny island between the barrier reef and the volcanic island) are.

2- about culture:
Polynesian culture is very deep here. And people do not just put flowers in their hair to fake it: they (not everyone but quite a lot of people) wear it in their daily life. Men and women also wear leaves/flowers’ crowns.
Tahitian language (with a lot of vowels) is also commonly used here. Some of the words that I learned:
Iaorana: Hello
Maururu: thank you (with rolling -Rs-)
Maeva: welcome
Manuia: cheers
Nana: goodbye
Fenua: the country/home
Fare: the house/home (many accommodations are “fare”= guesthouses)
Well, a -quasi- complete disconnection. I wrote quasi because, even on the other side of the world, lost on a tiny island in the middle of the Pacific Ocean, the posters of the candidates for the Presidential elections remind me that I am in France…

3- about food:
And of course, there is also the food, which is delicious here! People eat a lot of fish, namely raw fish. My favorite dishes: raw fish with coconut milk and tuna sashimi.
And there also all kinds of tasty fruits and vegetables that I (re)-discover:
– coconut: my favorite part of the day: stopping on the road to drink and eat a fresh coconut
– ramboutans: sort of litchee fruits with a red hairy shell
– mapé: kind of chestnuts that you can buy warm (quite thick and heavy to eat)
And also:
– Uru: kind of potato that grows in a tree called “arbre à pain”, ie bread tree
– and all kinds of bananas that you can eat raw or cooked


My pictures of French Polynesia

Polynésie: la tête dans les nuages (et dans le cockpit) / Flying high in French Polynesia

Ou comment j’étais assise juste derrière les 2 pilotes durant le vol, et j’ai assisté au décollage et atterrissage…Ce matin, on est parties de Tahiti et on a pris l’avion pour aller à Tikehau, un des atolls de l’archipel des Tuamotu. Notre vol durait 1h30 avec une escale à Rangiroa.
Quand on s’est approchées des Tuamotu, le paysage était très chouette: voir l’immense lagon bleu de Rangiroa, découvrir ces bandes de sables avec des palmiers, cocotiers et quelques maisons au milieu de l’océan, c’était magique!

Mais là où c’est devenu encore plus extraordinaire, c’est quand on s’est arrêté à Rangiroa: 75% des personnes présentes dans l’avion sont descendues, et le commandant est passé dans l’allée. Comme j’avais entendu son nom de famille, je me doutais qu’il devait être apparenté à mon ancienne collègue de New York, Karell. Et en effet, c’est son frère!
Karl m’a du coup invitée à venir m’asseoir dans le cockpit pour le prochain vol, entre Rangiroa et Tikehau.
Pouvoir assister au décollage et à l’atterrissage d’un avion, ça ne m’était jamais arrivé avant. Et c’est super impressionnant! Assise juste derrière les 2 pilotes, j’ai adoré les regarder appuyer sur tous les boutons, actionner différentes manettes, les regarder écrire des chiffres et remplir des cases sur des feuilles de route, discuter avec les contrôleurs au sol. Je n’ai pas compris grand chose, bien sûr, à part quelques Alpha, Charlie, Bravo et Whisky, mais j’étais fascinée, à la fois par toutes les manettes et la complexité de l’appareil, et en même temps par les paysages paradisiaques qu’on a survolés!
Le vol n’a duré que 10 minutes mais c’était vraiment magique!
Encore un de ces moments quotidiens où je me dis que je suis tellement chanceuse! Et que le hasard fait très bien les choses (il y a 72 pilotes chez Air Tahiti, et je suis tombée sur le bon :-))
Merci encore Karell et surtout Karl: vous avez encore plus égayé ma journée!

Mes photos de Tahiti

This morning, we flew from Tahiti to Tikehau, one of the atolls of the Tuamotu archipelago. It was a 1-hour-30-min flight with a stopover in Rangiroa.
When we flew over the archipelago, the landscape was stunning: seeing the huge blue lagoon of Rangiroa, watching these sand strips with palm trees and a few houses in the middle of the ocean, that was a magical moment!


But this became even more unique when we stopped in Rangiroa. 75% of the passengers went off the plane (we stayed in) and the captain walked in the aisle. As I had heard his last name, I thought he might be part of Karell’s family.
Karell is a friend (former Tahitian colleague) from NYC, who I shared my office during 4 years with. And Karl is actually her brother!!
So, he invited me to join him for the next flight. This was the first time of my life when I got the opportunity to enter a cockpit!
And I was very impressed! I was seating right behind the 2 pilots. And I loved watching them touch all these buttons, pull the controls, write figures and ticking forms, and speaking with ground control officers. I understood nothing but a few “Alpha, Charlie, Bravo and Whisky” but I was fascinated by all these technical boards in front of me, and also by the paradise landscapes we were flying over.
The flight was very short -only 10 minutes- but it was truly magical!
This was one of these numerous moments when I realized I am extremely lucky to live such an experience and to fly with Karl today (there are 72 pilots at Air Tahiti: what were the odds?)
Thanks again Karell and Karl: you definitely made my day!!!

My pictures of Tahiti