Besoin de faire une pause / Break needed

Quoi? Tu as besoin d’une pause alors que ça fait un an que tu es en vacances*? Et oui, ça peut sonner un peu étrange, mais ces derniers jours, j’ai ressenti le besoin de me poser.
Et en écoutant, durant mes nombreux trajets en bus, l’épisode d’Allo La Planète (le numéro 112 pour ceux que ça intéresse) où une personne parle du burn out du voyage, je me suis un peu retrouvée dans son témoignage.

Qu’est ce qui s’est passé?
En arrivant en Amérique Latine, j’ai ressenti un peu comme une lassitude, plus vraiment envie de découvrir de nouveaux lieux tous les jours.

À quoi c’était dû?
Peut-être que durant ces 3 derniers mois, comme j’ai quasiment toujours voyagé avec quelqu’un (Rémi, Perrine) ou bien me suis posée chez des amis (Nici et Ciaran, Hélène et John, Claire et François, Lise et Vincent, Fabien), je me suis habituée et ai apprécié de me reposer sur quelqu’un pour prendre les choses en main et ne pas devoir tout décider seule.
Je crois aussi que la météo a joué sur mon moral. En effet, après quasi 9 mois d’été, j’ai bien senti passer les 4 à 10 degrés sans soleil du Nord de l’Argentine… Et la perspective de m’habiller tous les jours pareil (car je n’ai que très peu de vêtements chauds) ne m’a pas non plus enchantée.
Enfin bref, pleins de petites raisons qui, mises bout à bout, m’ont conduites à réaliser que je ne m’émerveillais plus autant qu’avant, et avais un peu la sensation d’être “blasée” par le voyage… Bien dommage.

Alors, quelle solution?
Du coup, j’ai encore ralenti mon rythme, ai posé mon sac plus longtemps au même endroit. Certains jours, je n’ai pas fait grand chose, si ce n’est discuter -de vive voix ou par écrit- (merci Marta, Maman, Adeline, Cécile, Virginie, Audrey, Perrine, Alice, Camille d’avoir passé du temps avec moi). J’ai aussi regardé des films, bouquiné, écrit dans mon journal, me suis posée dans des cafés et observé les gens en buvant du thé ou des chocolats chauds avec des alfajores. 
Et puis j’ai aussi pris le temps de discuter avec des gens rencontrés dans les auberges, lors de visites, que ce soient des Argentins avec lesquels j’étais fière de converser en espagnol (même si je ne comprenais que 70% de la conversation environ), et notamment avec Betsabé, de Buenos Aires, avec qui on est allées au marché et on a cuisiné de bons légumes locaux, ou bien des touristes étrangers ou Français, comme Solenne et Xavier qui terminent leur voyage de 7 mois en Amérique latine et avec lesquels j’ai passé plusieurs jours.

Et alors
Rassurez-vous, tout va bien! Ce rythme plus lent m’a fait du bien et j’ai réalisé (de nouveau) que j’avais une chance inouïe de voyager encore pour plusieurs semaines dans des endroits magnifiques et que j’ai encore pleins de gens à rencontrer, de choses à découvrir.
En plus, le soleil est revenu, donc, même s’il fait toujours super froid, ça me réchauffe le moral! Et les 2 derniers jours ont été riches en paysages extraordinaires!

Et la suite?
Demain, je passe la frontière pour la Bolivie et je remonte tranquillement vers Santa Cruz car lundi, mon amie Laura me rejoint pour 10 jours. Hâte de la revoir, de partager des moments avec elle et d’en savoir plus sur sa nouvelle vie au Sénégal!

Mes photos d’Argentine

* Et aussi, je fais une différence entre être en vacances pour quelques jours/semaines et être en voyage pour une longue période.

What? You need a break!? But you’ve been on vacation* for one year! Yes, this may sound strange, but for the past few days, I have felt like I needed a break. And while listening, during the long hours traveling by bus, to the “Allo la Planète” podcasts, the story of a girl who did a ‘burn out’ after traveling kind of resonated with how I was feeling.

What happened?
When I arrived in South America, I felt like I was getting jaded, I did not really have the energy nor the will to explore new places.

Why did I feel this way?
It may be due to the fact that for the past 3 months, I had been traveling with friends (Rémi, Perrine) or staying at their place (Nici and Ciaran, Hélène and John, Claire and François, Lise and Vincent, Fabien). So, I had gotten used to rely on other people and not always decide for myself.
The weather also played a role on my mood swing. Indeed, after almost 9 months of summer, the cold in North Argentina hit me strongly: 4 to 10 Celsius without any sun, and wearing everyday the same clothes (as I don’t carry many warm clothes) did not enlighten me.
Anyway, I felt like I was losing this “wow” sensation and felt jaded.

So, what was the solution?
Well, I decided to travel even more slowly, spending more time in the same place. And I was happy not to pack/unpack every day and change beds/rooms/hostels.
Some days, I did not do much, except chatting or texting (thanks Marta, Maman, Adeline, Cécile, Virginie, Audrey, Perrine, Alice, Camille to have spent time with me), reading, watching movies, writing my diary, sitting in a coffee shop, watching people while sipping tea or hot chocolate and eating alfajores. 
And I also took the time to discuss with people I met, whether they were Argentinian (I was able to understand only 70% of the conversation, but still…), to go to the market to buy local vegetables with Betsabe -from Buenos Aires- and then cook healthy dishes, ans also to spend a few days with Solenne and Xavier, who have been traveling in South America for 7 months.

And so, did it work?
Yes, and don’t worry, I am perfectly fine! Slowing down helped me realize how lucky I am to travel for a couple of weeks in wonderful places and I am looking forward to meet new people and discover new cultures and places.
And the sun is back, so, even though it is cold, it still warms up inside;-) And during the past two days, I saw incredible landscapes!

So, what’s next?
Tomorrow, I will cross the border to Bolivia and will slowly go to Santa Cruz, where my friend Laura is landing next Monday. I am really excited to see her, know more about her new life in Senegal and spend 10 days with her discovering a new country!

My pictures of Argentina 


*To me, there is a difference between being on vacation and traveling, so I don’t consider myself as “on vacation for 365 days”

Réponse au courrier des lecteurs / Reader’s corner (Part 3)

Visiblement, ma situation financière intrigue… Donc voic réponses à des questions que l’on m’a posées plus d’une fois. 

1- Tu dois être super riche pour voyager?
Non, pas du tout (je travaille dans le tourisme pour rappel, donc non, je ne suis pas riche). J’ai eu la chance de ne faire jamais d’emprunt, et il faut aussi dire que je n’ai pas grand chose: ma vie tient dans quelques boites, et mon téléphone doit être la chose de plus grande valeur monétaire que je possède.
Avant de partir, j’ai tout de même travaillé durant 13 ans, mettant de l’argent de côté pour m’acheter un appartement, un jour. Mais, ne sachant pas où je veux habiter, j’ai décidé d’utiliser cet argent pour voyager. Et à partir du moment où j’ai pris ma décision, j’ai essayé de réduire mes dépenses quotidiennes pour économiser encore un peu plus.
Et pour le moment, je suis plus que ravie de mon investissement 🙂 J’espère qu’il portera ses fruits sur le long terme aussi.

2- Combien te coûte ton tour du monde?
En préparant mon voyage, j’ai vu de nombreux blogs qui indiquaient le taux moyen de dépenses quotidiennes par pays. Mais je n’ai pas voulu me compliquer la vie avec pleins de calculs qui auraient pu me limiter.
Je suis partie avec un budget de 25,000$, ce qui, par rapport aux moyennes que j’ai pu lire (plutôt entre 10 et 15,000 € pour un an), est vraiment confortable. Je précise aussi que j’ai fait le choix de visiter des pays où le coût de la vie est élevé (Océanie, Etats-Unis). J’ai ensuite établi mon budget quotidien, en répartissant cette somme sur 18 mois:
– 6 mois en Asie
– 3 mois en Océanie, que j’ai doublés, soit 6 mois
– 3 mois en Amérique latine, auxquels j’ai ajouté 1 mois (coût de la vie + élevé qu’en Asie)
– 1 mois aux USA, que j’ai doublé aussi.
Soit, un total de 18 mois
Sachant qu’après avoir enlevé les frais de départ (billet tour du monde, assurances, vaccins, matériel…), j’avais 20,000$, j’ai fait le calcul suivant:
20,000$ / (18 mois = 546 jours)
Soit $36,70 par jour, soit:
– Asie : $37 par jour
– Océanie et USA: $74 par jour
– Amérique latine: $47
Comprenant hébergement, transport, nourriture, activités, visas, cartes postales, bières, verres de vin, lessive, arnaques à touristes, etc.

3- Et alors? Tu arrives à t’y tenir?

Pour le moment, je m’en sors à peu près, même si mes prédictions pour Tahiti étaient vraiment très basses (je me suis fait plaisir aussi). Je tiens mon budget au quotidien, indispensable selon moi pour savoir où j’en suis. Et, malgré mon dégoût des maths, je suis tout de même fille de comptables, donc j’aime bien savoir où j’en suis.
Donc, à moins de 3 mois de mon retour, j’ai encore quelques réserves…

I have heard these questions more than once since I started traveling, so here are my answers:

1- Did you win the lottery to travel?
No, I did not win the lottery, and I’ve worked in the tourism industry, so I am definitely not rich. But I am lucky as I have never had any loan, and I must say that I do not possess many things. My whole life is contained in a few boxes stored at my parents’, and my phone is most likely the most valuable thing I own.
Before starting my adventure, I worked for 13 years, saving money, with the idea to buy an apartment, one day. But as I don’t know where I want to live, I thought I would better use this money to travel. And from the moment I made my decision, I then started to save more on a daily basis.
And so far, I have never been happier: I guess this investment was a very thoughtful one.

2- What is your budget for your trip around the world?

While preparing my travel, I read many blogs where people were detailing their average daily spendings according to each country. But I did not want to make very detailed calculation and did not want to plan everything.
So, I started with a $25,000 budget, which is, compared to everything I read (the average for 1 year is €10,000 to €15,000), is quite comfortable. But note that I also chose to visit expensive countries (Australia, New Zealand, Tahiti, the US). I then divided this budget in 18 months:
– 6 months in Asia
– 3 months in Oceania, that I doubled due to the cost of living
– 3 months in South America, where I added a month as it is + expensive than in Asia
– 1 month in the USA, that I doubled as well
Which totals to 18 months
And, after deducing all the initial costs (round the world ticket, insurance, vaccines…), I still had $20,000, so I divided it this way:
20,000$ / (18 months = 546 days)
= $36,70 per day, ie:
– Asia: $37 per day
– Oceania and USA: $74 per day
– South America: $47 per day
This budget includes accommodation, transportation, food, activities, visas, postcards, stamps, laundry, beers, wine, new equipment, souvenirs, tourist traps…)

3- And so, were your predictions accurate?

So far, more or less yes (except for Tahiti where I planned way too low, but I enjoyed it). I keep track of my expenses on a daily basis (or I would have spent way too much). And despite the fact that I hate maths and figures, I am still a daughter of both accountants, so I know how to manage a budget.
So, with a little less than 3 months left, I still have a few savings…

Réponse au courrier des lecteurs / Reader’s corner (Part 2)

Voici réponses à plusieurs questions que certains d’entre vous m’ont posées.

1- Pourquoi écris-tu en anglais?
Car certains de mes amis ne parlent pas français
Comme cela fait longtemps (depuis juin 2016 en fait) que je ne travaille plus, je voulais essayer de perdre le moins possible mon anglais à l’écrit.

2- Quel logiciel utilises-tu pour la traduction en anglais?
Aucun! Non, je n’utilise pas google translate, c’est moi qui traduis moi-même, ça se voit d’ailleurs avec les fautes que je fais / la traduction beaucoup trop littérale.

3- Quel appareil photo utilises-tu?
Je prends toutes mes photos avec mon Iphone 6 (et quelques unes avec la gopro, celles sous l’eau et/ou en forme arrondie).

4- Sur quel support écris-tu tes posts?
Je prends des notes sur mon téléphone, dans le bus, à l’aéroport, dans un parc, bref, dès que j’ai un moment j’essaie de noter mes 1ères impressions et d’organiser ensuite mes idées pour en faire un post.
Et dès que je trouve du wifi décent, je poste depuis mon téléphone (via l’application WordPress). Parfois, quand le wifi est très puissant, j’utilise mon ipad pour corriger 2/3 choses qui m’ont échappées sur mon tel. Mais cela explique la mise en page ultra sommaire 😉

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me contacter: asrabreaud@gmail.com

Below you will find answers to the questions some of you have asked me:

1- Why do you write in English?
Because some of my friends don’t speak French.
And also, as I stopped working a while ago now (June 2016), I still wanted to practice my written English trying not to lose it.

2- What app do you use to translate?
None, I don’t use google translate, I translate everything myself (easy to see because of the mistakes and I am sure it sounds very French)

3- Which camera do you use?
All pictures are taken with my iphone 6, except a few of them (those under water and with a fish-eye effect) where I use my GoPro camera.

4- What computer do you use to write your posts?
I don’t have a computer in my bag, so I do everything on my phone, writing my impressions in the “Note” app. And whenever I have time, I organize my ideas and write a blog post. I post online through the WordPress app, that it why the layout is very simple and there are barely any photos on my posts
When I get a decent wifi, I connect my Ipad and try to correct a few mistakes.

If you have any other questions, feel free to ask: asrabreaud@gmail.com

Merci les amis / My favorite part of the travel: seeing friends along the way

“Mais tu connais des gens partout!?”: cette phrase, je l’ai souvent entendue. C’est vrai que depuis le début de mon voyage, j’ai retrouvé de nombreux amis sur mon chemin (sans compter ceux rencontrés en route). Il faut dire que c’était un peu fait exprès et que j’avais construit mon itinéraire plus ou moins en fonction.
Car au final, pour moi, il n’y a rien de mieux pour découvrir un lieu que d’aller chez les locaux. Et si parfois, j’ai peut-être un peu moins visité les lieux touristiques aux alentours, j’ai surtout passé du temps avec mes amis, découvert leur quotidien, rencontré leur moitié/leurs enfants. Et cela fait assurément partie de mes meilleurs moments de voyage jusqu’ici.
Que ce soient des amis de longue date, des personnes pas revues depuis 8, voire même 16 ans (et oui, Erasmus à Cardiff avec Claire remonte à quelques temps), des personnes jamais rencontrées avant mais dont j’avais beaucoup entendu parler (Nici et Ciaran), c’était vraiment génial de découvrir leur quotidien!
Donc MERCI Blanche, Marguerite, Asanka, Nath, Tristan, Arthur et Hugo, Nici et Ciaran, Hélène, John et Luka, Claire, François, Marius et Suzanne de m’avoir accueillis chez vous à Londres, Colombo, Pondichery, Sydney, Noosa, Bourail.
Et merci aussi à Lisa, Greg, Mélanie, Matt et Charlotte d’avoir partagé l’apéro, un diner, un après-midi ou une journée en voilier avec moi.
Je n’oublie pas non plus Fabien, Camille, Alice, papa, maman, Rémi qui m’ont rejointe durant mon périple.
Et le meilleur? C’est ce que cela continue, et je me réjouis donc de revoir les autres 🙂

“But you have friends everywhere?!” is a question I have heard a lot. I must admit that I have seen many friends since I started traveling (not counting those I met on the road). I actually took them into account when building my itinerary.
Because for me, the best way to discover a place is to go and live with the locals/people who live there. And I may have “missed” tourist places, but I was so happy to spend time with my friends in their daily life, and meet their other half/children. And for sure, these moments are part of the best memories since I started traveling.
Whether they are long time friends, people I had not seen in 8 or even 16 years (my Erasmus exchange year in Cardiff with Claire was ages ago), or people I had never met before but heard a lot about (Nici and Ciaran), it was great to see how how they live.
So, THANK YOU Blanche, Marguerite, Asanka, Nath, Tristan, Arthur and Hugo, Nici et Ciaran, Hélène, John and Luka, Claire, François, Marius and Suzanne for hosting me in London, Colombo, Pondichery, Sydney, Noosa and Bourail.
And thank you Lisa, Greg, Mélanie, Matt and Charlotte for sharing an apéro, a dinner, an afternoon or a sailing day with me.
And not to mention Fabien, Camille, Alice, my parents and Rémi who met me during my trip.
And the best part? It keeps going and I look forward to seeing all the others!

Réponse au courrier des lecteurs / Reader’s corner

Sur la Great Ocean Road avec un super groupe / The Great Ocean Road with a great team

Certains d’entre vous m’ont posé plusieurs fois les mêmes questions, donc voici mes réponses:

1- Comment je décide de ma prochaine destination
Si, avant mon départ, j’avais en tête les grandes lignes de mon itinéraire (voir cet article), rien n’était vraiment figé. Et c’est d’ailleurs cette liberté qui me plaisait dans mon aventure d’un an.
Pour le moment, je suis à peu près mon plan initial, tout en suivant mes envies. Quand je me plais quelque part et que j’ai envie de prendre le temps, je pose mon sac à dos plusieurs jours. Et j’ajuste aussi mon itinéraire en fonction des conseils que je glane à droite à gauche, auprès des autres voyageurs et aussi un peu sur les blogs.
Et je fais également en fonction des gens que je vais rencontrer à certains endroits (j’ai aussi planifié mon itinéraire pour faire en sorte de voir mes amis qui habitent dans d’autres pays) ou qui viennent me rejoindre (que ce soit planifié de longue date ou plutôt dernière minute.)
Et en général, c’est lorsque j’arrive dans un pays que j’ouvre alors mon guide et que je regarde un peu les endroits qui pourraient m’intéresser et je construis alors mon itinéraire. J’ai en effet beaucoup de mal à anticiper et à me projeter dans les prochains pays que je vais visiter.
Mais comme je ne veux pas me presser, je choisis de ne pas “tout” voir, et je préfère profiter de chaque instant.

2- Comment je rencontre d’autres gens
Et bien, c’est assez simple. Je m’assois et commence à discuter.
Parfois, j’ai envie d’être seule et ne cherche pas forcément à aller vers les gens. D’autres fois au contraire, j’ai envie d’être sociable, et dans ce cas, rien de plus simple dans les auberges de jeunesse*
Au début de mon voyage au Sri Lanka, je me pensais trop vieille et trop princesse pour dormir en auberge de jeunesse en dortoir. Sauf que je me suis vite aperçue que cela restait le meilleur endroit pour rencontrer d’autres personnes qui voyagent de la même façon que moi.
Et finalement, en général, cela ne me dérange pas de dormir en dortoir (merci les boules quies).
Pour le moment, j’ai dormi dans 103 lits différents dont 37 en dortoirs, et tout va bien. J’ai rencontré des gens très éclectiques, allant de personnes de 15 ans (groupe de Toulousains en vacances en Australie) à 65+ ans (un Turc rencontré au Laos: je n’ai pas osé lui demander son âge exact).
Je m’aperçois tout de même qu’il est plus simple de rencontrer des gens lorsque je me retrouve dans une culture très éloignée de la mienne. Par exemple, en Australie, c’est moins simple pour moi, mais il s’agit peut-être aussi d’une question d’âge et d’intérêts communs, ou bien du fait que quand on se fond dans la masse, on passe + inaperçu, anonyme et on fait moins l’effort d’aller vers les autres?
J’ai aussi rencontré de très nombreuses personnes lors d’activités, visites ou encore dans un bar, dans le bus ou dans la rue.
Et quand je ne rencontre personne et me sens vraiment seule, il y a toujours skype ou whatsapp, pour discuter avec les amis/famille en France ou ailleurs.
* Tout dépend quand même des auberges dans lesquelles je me retrouve et de l’ambiance qui y règne. Certaines n’ont pas spécialement de pièce commune où l’on peut socialiser facilement.
Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas!

Some of you asked me several times the same questions, so here are my answers:

1- How do I build my itinerary to know where I will go next?
If, before starting my trip, I had a rough idea of my itinerary (see this article), nothing was really fixed. And this is what I liked: being free to adjust my plans.
And actually, so far, I’ve stuck to my original plan. But I mostly do as what I want. When I arrive in a place I like, I stay there for a couple of days.
And I also adjust my itinerary according to the advice of people I meet on my way, or also sometimes blog posts that I read.
I also plan according to friends I go and visit in the different countries I go to (that was one of the purposes of my original route) or friends who tag along for a couple of days or weeks.
And usually, I start reading my travel guide book once I have arrived in the country. It is indeed difficult for me to anticipate my travels before I arrive in the country.
And as I don’t want to rush, I choose to live the moment instead of trying to see everything the Lonely Planet recommends.

2- How do I meet people?
It is quite simple: I speak to my neighbor.
Sometimes, I just want to be by myself and am not making any effort. Other times, I want to discuss with other people, and for me, hostels are the best*.
When I started my trip in Sri Lanka, I felt too old and too sissy to sleep in a hostel’s dorm. But I soon realized this was the best place to meet people who share the same way of traveling.
And in the end, I don’t mind sleeping in a dorm (needless to say I need earplugs).
And so far, I have slept in 103 different beds, including 37 in dorms, and I’m doing great. I have met people from 15 yo (teenagers from Toulouse) to 65+ yo (a Turkish man I met in Laos. 65+ is my guess, I did not dare asking for his age).
But I have realized that for me, it was easier to meet people in Asia, when the culture was very different from what I am used to. Fir instance, in Australia, I have had more difficulties meeting new people. But this may be a question of age and different interests. Or maybe it is because when you don’t look different from the others, you get more unnoticed and anonymous so you don’t try to socialize as much?
I have also met many other people during activities, tours, in a bar, in the street or in a bus. And when I feel lonely, I know there is always skype/Whatsapp to discuss with family and friends.
* Not all the hostels are the same. Some have common rooms where it is easier to mingle.

If you have other questions, do not hesitate to ask!

Bilan après l’Asie – en lettres / After 5+ months in Asia, part 1

Dans l’avion entre Bangkok et Sydney, j’ai eu le temps de réfléchir à ces 5,5 mois écoulés depuis mon départ… Au-delà des très nombreuses découvertes que j’ai pu faire sur l’Asie (je partais de loin), j’ai aussi appris sur moi-même et je crois avoir changé. Maintenant:
– je mange des bananes
– j’apprécie les petits plaisirs à leur juste valeur: un bon plat de temps en temps, une douche avec de la pression, un lit qui n’est pas une planche de bois
– je suis moins chochotte, et j’ai rabaissé mon niveau de confort
– j’ai drastiquement stoppé ma consommation et ne m’en porte pas plus mal
– je prends le temps de faire et d’apprécier les choses: je ne suis plus autant pressée qu’avant
– je me sens libre et ne ressens plus aucune pression ni contrainte
– je m’intéresse plus aux gens, aux choses autour de moi et me sens moins cloîtrée dans mon propre univers
– j’ai compris que mon bonheur ne dépend pas des autres mais de moi-même
– chaque jour je savoure ce bonheur et cette liberté

During the Bangkok/Sydney flight, I had time to think about these past 5.5 months spent in Asia. Beyond everything I have learned and discovered about Asian culture, I have also learned a lot about myself and I think I have changed, since now:
– I eat bananas
– I enjoy all the more the small pleasures: a hot shower, a mattress softer than a piece of wood
– I am not so much a sissy anymore and I have adjusted to a new comfort level
– I stopped buying things all the time and I feel very good about it
– I take the time to do and enjoy things: I am not as speed as I used to
– I feel free without any obligation
– I am more interested in people and things around me: I have opened my mind/horizon
– I understood that my happiness does not depend on others, and that being in a couple is not necessarily what will make me happy
– Everyday I realize how lucky I am to be happy and free

La Birmanie, un pays ‘en guerre’ / Visiting a country at war feels really weird

Paisible paysage autour de Hsipaw / Peaceful landscape around Hsipaw

Depuis que je suis arrivée en Birmanie, j’ai un vrai coup de coeur pour ce pays. Ce qui me plait le plus? Au delà des paysages magnifiques, de la culture très riche, de la nourriture nettement meilleure que la description qu’on m’en avait faite (j’adore la shan noodle soup), ce sont surtout les gens qui me font apprécier le pays: adorables et sincères, ils se plient facilement en 4 pour trouver la solution pour m’aider.

Et j’ai donc beaucoup de mal à imaginer que le pays dans lequel je me trouve actuellement est en guerre et qu’un génocide est en train de se produire dans l’Ouest du pays.
Ces gens si adorables appartiennent à différentes ethnies qui s’affrontent entre elles ou sont persécutées par l’armée (enfin ça, c’est ma version ultra simplifiée).
Lors de notre trek de 2 jours aux alentours de Hsipaw (Nord du pays, une des zones proches de conflits), nous avons dormi chez l’habitant, dans un village gardé par l’armée shan.
En entrant dans le village, notre guide était tout sourire et essayait de paraitre le plus naturel possible, plaisantant avec les soldats, et leur a offert discrètement des gâteaux (drôle de pot de vin). Les questions n’étaient pas les bienvenues à ce moment là.
Le lendemain, Swammy, notre guide, a essayé de nous expliquer le conflit, ou plutôt les 3 conflits qui ont lieu en ce moment dans le pays mais je n’ai pas compris tous les détails.
Et sur le web, trop peu d’articles évoquent ces conflits, même si le New York Times* a publié un article un (ou il y a encore cet article sur le génocide) des Rohingyas, du côté Ouest du pays, à la frontière avec le Bangladesh.
Donc je compte sur le livre -“Une Odyssée Birmane”- de Pascal Khoo Thwe que je lis actuellement pour comprendre un peu mieux le pays, sa culture, ses traditions, sa réalité et ses enjeux (même si le livre évoque la dictature de 1988 à 1995 et que depuis, il s’est passé beaucoup de choses).
Du coup, mon sentiment est partagé: tous les endroits que je visite sont magnifiques et les gens sont adorables, je me sens à ma place dans ce pays en tant que touriste. Mais à quelques dizaines de kilomètres de là où je me trouve, c’est la guerre et les populations civiles sont touchées… Etrange sentiment donc. Mais ça doit être la même chose dans de nombreux autres pays (Chine, Inde…)

Mes photos de Birmanie

* Merci Damien de m’avoir suggéré de créer une alerte google pour chaque pays que je visite, au moins je ne suis pas totalement coupée de la réalité

Since I arrived in Myanmar, I have fallen in love with the country. What do I like the most? Beyond the amazing landscapes and culture, the food -much better than what I was told-, I really really like the people. They are so genuine and ready to help anytime you need.
Therefore, it is hard for me to imagine that Myanmar is at war at the moment, and that a genocide is taking place on the Western part of the country (close to Bangladesh).
Those people who are so nice are fighting between ethnies or are persecuted by the Burmese army (well, this is my over-simplified explanation…)
During our 2-day trek around Hsipaw (North-Eastern part, close to one of the conflicts), we slept in a homestay, and the village was guarded by the shan army.
As we entered the village, our guide was playing the cool guy with the army and offered them some cake (unusual bribery…).
The following day, Swammy, our guide, tried to explain to us the conflict, or to be more precise the 3 different conflicts going on at the moment in the country.
But I did not understand all the details, and very few information is available online, even though the NY Times published an article yesterday about the situation (and there is also this article about the Rohingya genocide).
So I hope my current reading of “a Burmese Odissey”, by Pascal Khoo Thwe, will help me understand better the country, its culture and what is at stake (even though the book is mostly about the dictature of 1988-1995, and a lot has happened in the country since then).
Therefore, I have mixed feelings. On the one hand, I am enjoying every aspect of this country and I don’t feel out of place being a tourist in Myanmar. And on the other hand, I feel really uncomfortable knowing that, a few dozen kilometers from me, people are suffering from war. Mixed feelings… But it is probably the same in many other countries (China, India…)

My Myanmar pictures

Birmanie: 1ères impressions / Myanmar: my first impressions 

Cela fait 10 jours que je suis arrivée en Birmanie, qui est le 8ème pays que je visite en Asie (si je compte Singapour). Et j’avoue qu’en y allant, je me demandais à quoi m’attendre, puisque le pays s’est ouvert au tourisme il y a quelques années seulement.
Mon sentiment, c’est que la Birmanie, c’est un mélange entre l’Asie du Sud-Est et entre le Sri Lanka/l’Inde. J’ai en effet retrouvé certaines similitudes avec le Sri Lanka, et un peu l’Inde:
– En Birmanie, de très nombreuses personnes mâchent -et crachent aussi partout- du bétel. Ils ont donc tous le sourire rouge et le sol est souillé de crachas rouges. Il faut d’ailleurs faire attention où on marche…
– Tous les hommes et femmes portent le longyi (autre nom du sarong ou sari, leur sorte de drap/jupe longue) et les tissus sont très colorés
– Le train : il va doucement, secoue dans tous les sens, les marchands ambulants se succèdent pour vendre leurs boissons et nourritures, et on traverse des paysages magnifiques
– Le trafic dans les grandes villes peut être assez infernal et désorganisé. La règle: le plus gros a la priorité. Et dans la pratique, les intersections n’ont pas de signalétique, donc on klaxonne et on fonctionne de façon courtoise, en laissant passer quelques voitures/scooters avant de se lancer.
– Pour interpeller les gens (serveurs…), on siffle/fait un bruit de bisou (comme pour appeler un chat)
– Il y a beaucoup de gens dans la rue, assis sur de petites chaises en plastique, qui boivent du thé, jouent aux dominos, grattent les tickets de lotterie
– De nombreux hommes se colorent aussi la barbe/les cheveux en roux (avec du henné). Philou, tu passerais inaperçu 🙂
– Les hommes sont assez tactiles entre eux et se tiennent facilement la main.
Et pour le moment, j’aime beaucoup ce pays où les gens sont vraiment très gentils et semblent très sincères, sans arrière pensée pour essayer d’arnaquer les touristes. Les paysages sont incroyables et la Birmanie est en train de détrôner le Laos dans mon classement des pays préférés.

Mes photos de Birmanie (connexion très limitée donc légendes à venir)

I arrived in Myanmar 10 days ago: this is the 8th country (if I include Singapour as a country) I have visited since I started traveling in August. I was wondering what Myanmar would be like since the country opened to tourism only a few years ago.
To me, Myanmar is a mix between South East Asian culture and Sri Lankan / Indian culture. Here is what I found was similar to Sri Lanka/India:
– Bethel: a LOT of people chew betel and therefore have red teeth, and spit everywhere on the streets
– Men and women wear the longyi (the sarong = skirt) and women clothes are very colorful
– The train: it goes slowly, is not stable at all, vendors hop on and off to sell drinks and food, and the landscapes are amazing!
– The traffic can be crazy. The biggest vehicle goes first. And in reality, when you cross a road, as there is no sign, you honk, and you wait for a few vehicles to go first and then you take your turn and go.
– To raise attention from people (waiters…), Myanmar people do the same noise as when you call a cat (noise of giving a kiss)
– There are always many people in the street, sitting on tiny plastic chairs, drinking tea, playing dominos, and buying lottery tickets
– Many men dye their hair and beard with henne, so there are lots of ginger people
– Men frequently hold hands between friends
And so far, I have really enjoyed Myanmar, where people are nice and genuine, and they do not try to cheat the tourists. Landscapes are also amazing and Myanmar may become my favorite destination (and Laos #2).


My pictures of Myanmar (work in progress as wifi connections are very slow here)

Des fêtes de fin d’année peu ordinaires / An unusual holiday season for me

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Festive balloons at the night market

Cette année, pour la première fois, j’ai passé les fêtes de Noël loin de ma famille et du froid… C’était un peu bizarre mais tellement génial…

Noël avant l’heure

Le 6 décembre, mes parents sont arrivés à Bangkok, et c’était Noël: on se retrouvait, et en plus, j’ai eu droit à un ravitaillement bien appréciable: 2/3 trucs dont j’avais besoin, mais aussi du courrier, des chocolats de Noël et des petits cadeaux des cousins: merci encore! Et on a ensuite passé 2 super semaines ensemble

Ambiance pré-Noël

Le 19 décembre, mes parents sont rentrés en France: ça me faisait bizarre de me retrouver seule. Le temps de faire mon visa pour la Birmanie, j’ai passé quelques jours à Bangkok, et du coup, l’ambiance d’avant Noël était un mélange de:
– décorations de Noël dans les centres commerciaux dernier cri de Bangkok
– des films classiques de Noël (Love Actually…) qui passaient en boucle dans l’auberge de jeunesse ou j’étais
– et de températures entre 25 et 30 degrés

Le 25 décembre les pieds dans le sable

J’ai passé Noël avec mon amie Alice à Ko Samet, une ile située 2h30 au sud est de Bangkok.
Les palmiers étaient recouverts de petites lumières, les hôtels avaient installé des sapins +/- beaux et grands dans les lobbies, un restaurant diffusait des chants de Noël +/- bien remixés.
On a passé le 24 au soir les pieds dans le sable, et le 25 décembre aussi. J’ai enfin testé le paddle (pas vraiment un succès pour moi) mais c’était très sympa et super chouette de passer ce moment avec Alice.

Une fin 2016 au top!

Le 27 décembre, je suis arrivée en Birmanie. A Yangon, j’ai retrouvé Sandra, que j’avais rencontrée au Laos.
Le 31 décembre, on était à Bagan: on a passé la journée à découvrir des temples extraordinaires grâce à notre guide génial et j’ai mangé le meilleur guacamole de ma vie. Le réveillon du 31 n’avait rien d’extraordinaire, mais qu’importe: passer le 31 décembre en Birmanie, c’était vraiment unique pour moi.

2017: un début d’année magique
1er janvier, 5.30am: le réveil sonne pour aller voir le -encore un autre- lever du soleil: dur de se motiver car il fait assez froid… Mais aucun regret car ce lever était magique: voir le soleil révéler peu à peu les pagodes et stupas autour de nous et observer les montgolfières au-dessus de ces temples, c’était vraiment magique…
Et bientôt, je vous raconterai tous ces autres moments magiques que j’ai vécus / je vis depuis que je suis arrivée en Birmanie.

Ma résolution 2017

Je ne suis pas certaine que ça entre dans la catégorie “résolution” mais j’ai bien l’intention de continuer à profiter pleinement de chaque jour, comme je le fais maintenant depuis quelques mois.
Bonne Année 2017, et je vous souhaite d’être aussi heureux/heureuse que moi 🙂

For the first time of my life, I spent Christmas away from the cold and from my family. It felt a bit weird but I really had an amazing time.

An early Christmas
On December 6, my parents arrived in Bangkok, and it felt like Christmas: they brought me mail/postcards I had received, chocolate and Xmas gifts from my cousins, and above all, we spent 2 amazing weeks together.

A (non) Christmas atmosphere
On December 19, my parents flew back to France: it felt weird to be alone again… Since I had to apply for my Myanmar visa, I spent a few days in Bangkok, where the atmosphere was a mix of:
– Christmas decorations in the brand new malls
– Xmas movies (Home Alone, Love Actually…) at the hostel
– and very hot temperatures (85/90F)

Christmas day on the beach
I spent Christmas with my friend Alice, my former New York roommate who now lives in Jong Kong and we went to Ko Samet, an island located 2h30 South East of Bangkok.
The palm trees were covered with Christmas lights, hotels had decorated Christmas trees in their lobby, a restaurant was playing Christmas songs.
We spent Christmas eve and day by the beach. Christmas day saw me paddle for the first time (Perrine, you would not have been very proud of me…). I was happy to spend these special days with Alice as we had a great time together.

A great way to end of 2016
On December 27, I flew to Myanmar. In Yangon, I met again Sandra, whom I had traveled with in Laos.
On December 31, we were in Bagan: we spent the day discovering amazing temples thanks to our great guide, and for lunch, I had the best guacamole ever! New Year’s Eve was nothing special, but I did not mind: spending New Year in Myanmar was really unique to me

A magic moment to start 2017: first sunrise of the year
January 1, 5.30am: the alarm clock rings: it is cold and tough to get up to go watch the -another one…- sunrise. But 0 regret about the early wake up. As the sun was rising, we could see pagodas and stupas appear and we admiring the hot air ballons over the temples. It was definitely a unique way to start 2017.
And soon, I will share with you all these magical moments I’ve lived since I arrived in Myanmar

My 2017 resolution
Not sure if this can be considered as a resolution but I intend is to keep enjoying every single day as I have done it for a couple of months now
And for 2017, I wish you to be as happy as I feel 🙂

Sur la route depuis 100 jours / I started traveling 100 days ago

Aujourd’hui, cela fait 100 jours que j’ai commencé à voyager: cela me parait énorme 100 jours, mais je ne les ai pas vu passer…
J’ai rencontré tellement de gens depuis le début de mon voyage, découvert tant de choses… Et j’ai aussi beaucoup appris sur moi-même:
– j’ai trouvé mon rythme et j’ai arrêté d’essayer de vouloir cocher toutes les recommandations de mon Lonely Planet (comme je pouvais le faire avant quand j’avais un temps limité pour visiter un pays).
– je ne cherche pas à tout visiter à tout prix mais découvre ce que je veux quand je le veux. Et je passe peut-être à côté de quelques “incontournables”, mais tanpis, je n’ai pas le sentiment de rater quoi que ce soit.
– j’ai appris à être patiente, à ne pas m’énerver quand les choses avancent trop lentement à mon goût. Après tout, j’ai tout mon temps donc pourquoi vouloir me presser.
– je me suis adaptée à mon nouveau confort, bien différent de quand je voyageais pour 2 ou 3 semaines, et à 10,000 lieux du confort des supers hôtels dans lesquels j’allais pour le boulot.
– j’apprécie à leur juste valeur les moments de “luxe”: un lit super confortable et pas dur comme une planche de bois, une bonne pizza ou une part de gâteau au chocolat, la pression d’une bonne douche…
– chaque jour je mesure ma chance de pouvoir faire ce que je veux, librement et sans contrainte à l’horizon:-)
– je prends le temps de vivre au jour le jour, sans chercher à prévoir et essayer de remplir mes journées à tout prix, comme je pouvais le faire avant.
Et pour le moment, j’ai eu beaucoup de hauts (98) et seulement 2 bas, donc je pense que cette formule me réussit plutôt bien.
Bon allez, sur ce, je pars prendre le bateau pour m’évader quelques jours sur une ile qui s’annonce paradisiaque au Sud du Cambodge, à Koh Rong. Donc à bientôt!

Today marks the 100th day when I started traveling. 100 sounds like a huge number to me, but at the same time, I feel like it went so fast!
I’ve met so many people and discovered since I started traveling… And I’ve also learned a lot about myself, including:
– I’ve found my rhythm and my goal is no longer to check all the “to-do things” recommended by the Lonely Planet (that’s how I used to travel before)
– I am no longer trying to visit everything, but instead, I discover things the way I want. I may miss things on the way, but that’s ok since I am doing what I want
– I’ve learned how to be more patient: I stopped getting upset when things are going slow: I am no longer in a rush
– I’ve adjusted to my new comfort: traveling for 1 year is very different from traveling for 2 or 3 weeks and it feel like ages away from the comfort of the luxury hotels I got used to when traveling for work
– I enjoy all the more the “luxury” moments, like sleeping in a soft bed, eating a truly good pizza or a chocolate cake, enjoying a shower with lots of pressure…
– everyday I truly enjoy how fortunate I am to be able to do what I want when I want without any constraint
– I appreciate living one day after one other, not trying to fill up my agenda as I used to.
And so far, I’ve had lots of ups (98) and only 2 down days. So, I guess traveling solo suits me 🙂
On this note, I am off to Koh Rong Island, South of Cambodia: it is supposed to be one of these paradise islands: so, I’ll confirm this in a few days.