Ma journée à Pakchaek, dans un village Laotien / I spent one day in a village in Laos

Aujourd’hui, j’ai passé la journée dans un village laotien pour aller visiter une école et en profiter pour apporter quelques fournitures dont ils avaient besoin.
Comment j’ai trouvé cette école? Par le biais de Michel et son association “Laos, Éducation, Solidarité, Avenir” et Henri, 2 bretons rencontrés à mon arrivée au Laos. Ils m’ont expliqué qu’ils étaient au Laos car Michel (retraité et actuel maire de Locamariaquer) a créé en 2009 son association pour aider plusieurs écoles en leur apportant des fournitures, des tables et des chaises et une aide financière aussi pour construire de nouvelles classes.
Michel m’a donc présenté Vongsay, dont la femme est institutrice dans son village. Après avoir demandé ce dont l’école avait besoin (7 paires de ciseaux, 2 pots de colle blanche, 1 ballon de football, 2 filets et 4 balles de rattabang), je suis donc partie ce matin à 7h30, direction le village de Pakchaek.
La visite de l’école, les conditions et les interactions avec les élèves, je vous raconterai ça plus en détails (en espérant que ça répondra aux attentes de la classe de CP)
Mais après la visite, j’ai eu l’honneur de la cérémonie de Baci: il s’agit en fait d’un rituel pour célébrer les grandes occasions (mariage, nouvelle maison, crémaillère, pour remercier les gens…)
Les femmes préparent donc une composition florale ornée de bougies, on offre aussi un peu d’argent, de la nourriture. Après des paroles spirituelles, on met des bracelets (fils blancs) autour de chaque bras des personnes en les remerciant et leur souhaitant le meilleur. J’ai donc eu droit à ces honneurs dans la maison du directeur de l’école.
Nous (Touy, le chauffeur de tuktuk qui servait de traducteur et moi) étions ensuite invités à déjeuner. Les femmes préparaient le repas tandis que les hommes discutaient en buvant de la bière et en mangeant des insectes grillés. Etant invitée, je restais avec les hommes (j’ai demandé à Touy si je pouvais aider mais j’ai cru comprendre que ça ne se faisait pas). J’ai donc, moi aussi, bu de la bière (largement diluée dans les glaçons) et mangé des insectes grillés: c’est plutôt bon en fait!
Puis il y a eu des soupes au poulet, avec différents bouillons: très très bon, et du sticky rice, puis une sorte de salade de choux (très épicée donc Touy m’a déconseillé de gouter) et, ce que je pensais être une autre sorte de soupe mais qui était bien rouge: il s’agissait en fait de sang de canard avec des morceaux d’abats: j’ai eu du mal à avaler…
Au delà de cette aventure culinaire, j’ai été plus que ravie d’avoir la chance d’être si bien accueillie dans le village, de pouvoir voir les maisons et les conditions dans lesquels vivent les gens, et de participer à cette cérémonie. C’est certain, je ne suis pas prête d’oublier cette journée.
Les photos sont par ici (et d’autres vont bientôt suivre…)

Today, I spent the day in a small village: 158 houses, 728 inhabitants. I went to visit a primary school and I bought them some supplies.
How did I find the school? When I arrived in Laos last week, I met Michel and Henri, 2 French men who were in Laos to help schools. How? By bringing them supplies (books, pens, tables and chairs) and also funding a new classroom or helping (financially) to renovate part of the schools.
So, Michel introduced me to Vongsay, whose wife is a teacher in his village.
So, after buying a few supplies that they needed (scissors, glue, rattanballs and nets), I went today to the village, with Touy, my tutktuk driver for the day.
I will tell about the school visit in another article, but what I did not expect was:
They organized a baci for me. A baci is a spiritual celebration that Laotien people organize for weddings, or to bless a new house, to thank people, etc.
So, women prepared flowers, and after spiritual word and offering money and food to Gods, we tied strings around each others’s wrists to wish good luck.
And after that, we (the tuktuk driver -who would also translate and explain rituals- and me) were invited to stay for lunch. Women were cooking on one side, while men were sipping beer and eating insects on the other side. I stayed with men as I was a guest, so I also sipped beer and ate insects: it was actually quite good.
Then, for lunch, we had chicken soups with different broths and sticky rice: it was good, then cabbage (I was advised not to eat it as it was very spicy) and then, what I thought was a stew, but with red gravy. It turned out it was duck blood with livers and things like that: a tough one to swallow…
Beyond this culinary adventure and cultural ritual discovery, I was really grateful for their warm welcome. I was also very happy to see how people live in the village, the interior of their homes, etc. For sure, this is a day I will not forget.
You can see a few pictures here (more will come soon)

Etonnant Sri Lanka/ Surprising Sri Lanka (Part 1)

Ca fait 12 jours que je suis arrivée au Sri Lanka, et voici ce qui m’a surprise jusqu’à maintenant:
– Le décalage horaire de 3h30 avec la France. Et oui, j’ai découvert que les décalages ne sont pas toujours d’heures en heures, il y a même des fuseaux décalés de 1/4h
– Les gens qui penchent la tête de travers pour répondre, mais impossible de savoir si ça veut dire oui ou non… (Comme en Inde il me semble)
– De très nombreuses personnes portnt des vêtements militaires: il s’agit en fait de l’ancien personnel de l’armée reconverti en gardes / sécurité privée et qui recyclent donc leurs uniformes.
– Les gens sont de façon générale bien habillés: les hommes portent très souvent des chemises claire bien repassées avec leur sarong (sortes de grandes jupes longues qui se plient) et les femmes des saris ou habits “occidentaux”, toujours très colorés.
– La différence de prix entre certaines choses! Mon trajet de train entre Ella et Nuwara Elyia (2h50, 70km) en 3ème classe m’a coûté 60 roupies (0.35 euros) tandis qu’une bière coûte 450 roupies (2.75 euros) ou un trajet de 5′ en tuktuk (sans négocier donc en se faisant avoir) peut coûter 300 roupies (1.80 euros).
– Les hommes sont très tactiles, et même entre eux: pas rare du tout de voir 2 potes se tenir la main.
– Lors de la Perehara (parade bouddhiste) de Tangalla, quelques femmes avaient des costumes d’homme, mais de nombreux hommes portaient des costumes de femme, et ils semblaient très à l’aise. Le rapport à la virilité semble donc différent au Sri Lanka de ce que je connais.
A suivre…
Et en attendant, voici les photos du Sri Lanka

I arrived in Sri Lanka 12 days ago, and so far, here is what I found surprising:
– The time difference with NYC (EST) is 9h30. I learned indeed that it can be also 15′ (whereas I thought it was every hour)
– People have a way to bend the head, which is confusing: I never know whether it means yes or no (similar in India I think)
– Lots of people wear a military uniform: these people used to work in the army, they then turned into private security/guards and so they are reusing their outfit
– Sri Lankan people are well dressed: men usually wear light colored well ironed shirts with their sarongs while women wear colorful ones, either wearing saris or “Western” clothes
– The price difference between things! Things can be really cheap (60 rupees ($0.40) for a 2h50m train ride in gorgeous landscapes while a 5′ tuktuk ride (without negociation I must admit) costs 300 rupees ($2.05) or a beer 450 rupees ($3.10)
– Men can be very tactile with people, including their friends. I saw several male friends holding hands
– During the Perehara (Buddhist parade) in Tangalla, I saw a few women wearing male costumes, and I saw a lot more men dressed as women. So, it looks like manhood is perceived differently in Sri Lanka than what I am used to.
To be continued…
And in the meantime, you can see my pictures from Sri Lanka

Invitation à une célébration inattendue au Sri Lanka/ An unexpected invitation to a celebration

Une partie de la famille / Part of Darshena’s family

Ce matin, à Ella, en me baladant le long de la ligne de chemin de fer, je rencontre Darshena, qui parle anglais et m’explique qu’il est guide. Il rentre chez lui pour une fête et m’invite donc à y assister: je le suis jusqu’à son village. En arrivant, je me rends compte que sa famille est très très grande! Les gens me regardent avec curiosité en me souriant. Seul Darshena parle anglais. Note pour plus tard: faire l’effort d’apprendre quelques mots de plus qu’estoothee (merci). J’entre donc dans une pièce très décorée avec une immense table recouverte de gateaux/fruits de toutes sortes, autour de moi, de plus en plus de gens -enfants, adultes, personnes âgées-: je dirais qu’il y a environ 40-50 personnes dans la pièce qui ont les yeux braqués sur moi et m’incitent à gouter à chaque plat en me regardant manger et me prendre en photo.
Je finis par comprende au bout d’un moment que cette fête est donnée en l’honneur de la nièce de Darshena. Pour son anniversaire? Non, mais pour célébrer son entrée dans la vie adulte et le fait qu’elle soit devenue femme. C’est marrant car en France, lorsqu’une fille a ses règles, elle en est plutôt gênée et aurait tendance à le cacher. Alors qu’au Sri Lanka, il y a tout un rituel qui s’organise autour de ce moment.
Tout d’abord, la jeune fille doit rester cloitrée dans sa chambre tout le temps de ses 1ères règles, n’a le droit de ne croiser aucun homme, est juste autorisée à aller aux toilettes mais ne peut pas se laver et prend les repas dans sa chambre. A la fin de ses règles, les femmes (de sa famille je suppose) la lavent, elle met ensuite ses plus beaux habits et les célébrations avec toute la famille peuvent alors commencer: ça dure alors 2 jours.
J’ai été très honorée de pouvoir assister à cette fête (Marguerite m’en avait parlé et il en est fait mention dans le livre que j’ai lu), même si je me suis trouvée bête car je n’avais pas de cadeau à offrir à la jeune fille (comme le veut la tradition). J’ai donc pris son adresse et lui enverrai un présent (je vais surtout me renseigner d’abord pour savoir ce qu’il convient d’offrir à cette occasion).

This morning, while I was walking along the railway track, I met Darshena, a guide who speaks English and who was heading home for a party where he invited me. I followed him and was very surprised to see how big his family was (maybe 40/50 people). I went to a room very nicely decorated where lots of food and fruits were displayed on a huge table. Everyone was staring at me and taking pictures while I was tasting the dishes. It reminded me that I should make an effort to learn a few more words than estoothee (thank you): this would me feel less dumb with people who do not speak English.
I soon understood that it was a party for Darshena’s niece who was very well dressed, but it took me a while to understand the purpose of the party. It was not for her birthday. It was actually to celebrate the fact that she is now a woman (funny how, in France, teenage girls tend to be ashamed when they get their periods whereas here, in Sri Lanka, it is a great occasion to celebrate). 
But first, the girl has to stay in a room during her first periods: she is not allowed to see men nor to wash (she can only pee). Then, when her periods are over, the women -from her family I assume- wash her and she then puts on her nicest clothes. And then, the party starts for 2 days.

I felt very honored to be invited to such a party (Marguerite had told me about it and a book I read also mentioned the rituals about the 1st periods), but I felt bad because I did not have any present for the young woman. Therefore, I took her address and will send her a gift (I need to figure out what I am supposed to offer)