Laos: parler anglais le plus possible / Laos: Can we speak English?

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J’ai oublié leurs prénoms mais ils étaient adorables

En arrivant à Luang Prabang, Laos, j’ai découvert une association “Big Brother Mouse” qui a été créée dans le but d’éditer des livres ludiques -autres que scolaires- en laotien et de donner le goût de la lecture aux laotiens: cela n’existait pas avant. Cette association dispose également d’un endroit où les locaux qui souhaitent pratiquer pl’anglais peuvent venir converser tous les jours, de 9 à 11h, et de 17 à 19h. Je suis donc allée au Big Brother Mouse où j’ai fait la connaissance de plusieurs locaux avec lesquels j’ai discuté.
Et un soir, en me posant sur un banc pour admirer la vue sur Luang Prabang et imaginer la vie des gens qui passaient devant moi, 6 jeunes laotiens, de 16 à 18 ans, m’ont abordé car ils souhaitaient améliorer leur anglais.
J’étais super étonnée de constater que, bien que de nature réservée, ces jeunes Laotiens n’hésitaient pas à prendre les devants et venir discuter. Ils m’ont expliqué qu’ils ont cours tous les jours de 7h30 à 11h30, puis de 13h à 16h, et ensuite, de 16h30 à 17h30, ils prennent un cours intensif d’anglais, et ensuite, ils viennent discuter avec des touristes pour pratiquer ce qu’ils ont appris, notant sur un cahier les nouveaux mots. Ils sont vraiment motivés, et ils parlent bien anglais, ce qui permet d’échanger plus facilement. Pas sûre du tout qu’en France, on soit autant motivé pour apprendre l’anglais (pour ma part, je ne l’étais pas, même si j’adorais l’anglais). Mais les jeunes avec qui j’ai discuté ont compris que la maitrise de l’anglais leur ouvrirait de nombreuses portes.
Du coup, on a discuté durant au moins 1h. C’était vraiment sympa de pouvoir en savoir plus sur leur quotidien. Ils me posaient des questions qui me paraissaient très basiques ou incongrues (est-ce qu’on mange du serpent en France, est-ce qu’il y a des singes…), mais de leur côté, ils devaient penser la même chose de mes questions 🙂
Toutefois, j’ai été interpellée par le faut que tous cas garçons ont entre 5 et 12 frères et sœurs mais aucune de leur soeur n’a poursuivi ses études après le primaire: soit leurs soeurs aident leurs parents dans les champs, soit elles sont mariées et s’occupe des enfants. J’ai tout de même vu des filles dans les cours de collège ou lycée, mais je suppose donc qu’elles viennent d’un milieu privilégié…

When I arrived in Luang Prabang, Laos, I discovered “Big Brother Mouse“, an organization that publishes funny books for children written in Lao, to encourage them to read. And they also have a place where locals and tourists can come between 9 and 11 am, and also between 5 and 7pm to chat in English. I went there, met great people and learned a lot about life in Laos.
And one night, while I was sitting on a bench, imagining the life of the people passing by, 6 young Laotian people from 16 to 18 y.o. came to me and asked if we could speak English so they could practice.
I was really surprised to see how motivated they were. They explained to me that they go to school from Monday to Friday from 7.30 to 11.30am, then from 1 to 4pm. And then, from 4.30 to 5.30pm, they have an intensive English class, and after that, they come to this spot to practice their English with the tourists for 1 hour per day at least. I am not sure at all that students in France are as motivated as them (at least I was not even though I really liked English). And they are very serious about it, trying to use new words they learned during the day or writing down unknown ones. They clearly see the English language as a great door opener for their future.
We chatted for more than an hour and I was thrilled to know more about their life and so were they about mine (still very surprised that I was not married and did not have children: unthinkable for a woman at my age…) They sometimes asked obvious / out of place questions to me, like “do you eat snakes in France? Do you have monkeys…”. But I guess my questions to them sounded very obvious too.
One thing though: all of the students I spoke with had between 5 to 12 siblings (depending if they were living in the city or the countryside) but none of them had any sister going to school after primary school: their sisters were either helping their parents in the fields, or were married and were taking care of the children. I did see some girls in secondary or high school playgrounds, but I guess they were lucky…

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